1. Aspect spirituel
Le Coran énonce clairement que les hommes et les femmes sont de même nature spirituelle et humaine. Les deux ont reçu le “souffle divin” qui leur a donné de la dignité et a fait d’eux les gérants de Dieu sur la terre. La femme n’est pas blâmée pour la “chute de l’homme”. La grossesse et l’accouchement sont donnés comme des raisons supplémentaires pour aimer et apprécier les femmes et non comme punition pour “avoir mangé de l’arbre interdit”. L’homme et la femme ont des devoirs et des responsabilités comparables et les deux font face aux conséquences pour leurs décisions et de leurs actions morales. Nulle part le Coran ne mentionne que les “hommes sont supérieurs aux femmes”, à moins que le texte du Coran n’ait été pauvrement traduit en français. Le Coran indique clairement que la seule base de supériorité est la piété et la droiture, non le genre, la race, la couleur ou la richesse.
2. Aspect économique
La loi islamique sauvegarde les droits des femmes avant et après le mariage. En fait, la femme reçoit une plus grande sécurité financière que l’homme. Elle a droit au plein montant de son cadeau de mariage. Elle a le droit de garder toutes les propriétés présentes ou futures et un revenu pour sa propre sécurité. Pendant ce temps, elle a droit à toute l’aide financière avant, pendant et après le mariage, sans égard à sa richesse personnelle. Les droits additionnels incluent l’aide pendant la “période d’attente” en cas de divorce et l’aide pour l’enfant. Cette aide garantie à toutes les étapes de sa vie, constitue des avantages financiers sur les hommes, équilibrés partiellement par la moindre part d’héritage qui lui revient. La femme dispose seule de l’usufruit de son travail éventuel,tandis que l’homme a le devoir d’entretenir et subvenir aux multiples besoins de sa famille.
3. Aspect social
1. En tant que fille: Le Coran blâme l’attitude de certains parents qui tendent à favoriser leurs fils. Il prescrit le devoir d’aider et de montrer de la gentillesse et de la justice envers les filles. L’éducation des filles n’est pas seulement un droit mais un devoir pour tous les musulmans, hommes et femmes. Une fille a le droit d’accepter ou de rejeter des propositions de mariage. Le mariage forcé sans le consentement mutuel est invalide selon les enseignements du Prophète Mohammad (Paix et Bénédiction sur lui).
2. En tant qu’épouse: L’opinion de l’Islam sur le mariage est exprimée dans le verset suivant du Coran: “Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent” (Sourate 30, verset 21) La norme du mariage dans l’Islam est la monogamie. Cependant, comme plusieurs peuples et religions incluant les prophètes de la Bible, l’Islam a permis la polygamie, déjà existante (polygynie), mais il la régule et la restreint. Elle n’est ni exigée ni encouragée.
L’esprit de la loi est de prendre des mesures concernant les événements imprévus des personnes et de la collectivité (par exemple, les déséquilibres créés par les guerres) et de fournir une solution morale, pratique et humaine aux veuves et aux orphelins. Ceci peut expliquer pourquoi le verset qui règle la polygamie a été révélé après la guerre d’Ohod, dans laquelle des douzaines de musulmans furent tués, laissant derrière eux des veuves et des orphelins dans le besoin. Tous les intéressés impliqués dans un mariage polygame ont des options. Une femme ne peut être forcée à devenir une seconde épouse. La première femme qui n’accepte pas une situation de polygamie a le droit de demander le divorce. La responsabilité du mari sur l’entretien, la protection et la direction de la famille, en général, dans l’esprit de la consultation et de la gentillesse, est la signification du terme coranique “Qawwamoune”(Sourate 4 v.34). Ce terme est souvent mal traduit par “qui a de l’autorité sur les femmes”. De la même façon Dieu a doté les hommes et les femmes de qualités physiologiques et autres, différentes et complémentaires mais également importantes. Ceci mène à certains rôles et devoirs différents mais complémentaires à l’intérieur de la cellule familiale. C’est ce à quoi le Coran réfère par le terme “(fad’)darâdja” (Sourate 2 v.228), souvent mal traduit comme “parce que Dieu l’a fait supérieur à l’autre”. Cette différenciation se retrouve strictement dans les rôles, non dans le statut ou l’honneur.
Dans le cas d’une dispute familiale, le Coran exhorte le mari à traiter sa femme gentiment et à ne pas négliger ses côtés positifs. Si le problème est relié au comportement de la femme, son mari peut la rappeler à la raison. Dans la plupart des cas, cette mesure suffit.
Dans les cas où le problème continue, le mari peut exprimer son mécontentement d’une autre façon pacifique, soit en dormant dans un lit séparé du sien. Cependant, il y a des cas où la femme persiste à maltraiter de façon délibérée son mari et néglige ses obligations conjugales. Au lieu du divorce, le mari peut avoir recours à une autre mesure qui peut
sauver son mariage, du moins dans certains cas. Cette mesure est décrite plus précisément comme étant une petite tape sur le corps, mais jamais sur le visage, ce qui est plus une mesure symbolique que punitive. La loi islamique a bien précisé qu’avoir recours à cette mesure extrême et exceptionnelle considérée comme le moindre de deux maux (l’autre étant le divorce), est sujet à des restrictions explicites. Elle ne doit pas être sévère au point de causer des blessures ou même de laisser une marque sur le corps. Les lois américaines ou européennes contemporaines ne considèrent pas une tape légère qui ne laisse aucune marque sur le corps comme un abus physique.
C’est la même définition qu’ont donnée les juristes musulmans il y a plus de 1400 ans. Dans plusieurs paroles, le Prophète a découragé son utilisation, aussi légère soit-elle. “Ne frappez jamais les servantes de Dieu (les femmes)” a dit le Prophète, qui a démontré cette noblesse dans sa propre vie conjugale.
Il s’ensuit que lorsque cette question est ramenée dans son contexte, elle n’a rien à voir au fait de sanctionner “l’abus” ou “la violence conjugale” qui est, malheureusement, répandu dans un pays tel que les États-Unis où toutes les 10 secondes une femme est battue et chaque jour quatre femmes sont tuées par leurs conjoints, ce qui fait de la violence conjugale la cause du tiers environ des meurtres commis sur les femmes aux Etats-Unis (1993).
Dans tous les cas, les musulmans qui passent outre les enseignements de leur foi et commettent des excès doivent être condamnés; comme tous les autres transgresseurs, sans distinction de religions. L’affirmation erronée que les excès commis par certains musulmans peuvent être mentionnés dans un des versets parmi les 114 sourates du Coran n’est pas plus vraie que d’affirmer que la violence qui sévit contre les femmes aux États-Unis peut être retrouvée dans la Bible.
En répétant l’exhortation coranique sur le bon traitement envers les femmes, le Prophète Mohammad (Paix et Bénédiction sur lui) a clairement énoncé que “les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs (dans leur conduite) envers leur famille et je suis le meilleur d’entre vous (dans ma conduite) envers ma famille”. C’est l’exemple à suivre pour le croyant sincère qui veut dépasser les paroles, et le simple habit extérieur de piété, pour puiser directement ses vertus dans le Coran et la Sounnah (habitudes du prophète). Les formes de dissolution du mariage incluent forcément un accord mutuel entre le mari et la femme, si l’on se réfère à la sourate “Talâk” (divorce) du Coran (S.65:1-7 ou S.2:226/30, qui spécifient les différentes étapes d’un divorce); de même dans les hadiths.
Le divorce est à l’initiative du mari, en général, mais peut-être l’initiative de la femme dans certains cas, voire, la décision d’un conseil sur l’initiative de la femme. Il est notable que malgré cette facilité apparente, les taux de divorces dans les sociétés musulmanes sont très inférieurs à ceux du monde occidental, car il faut situer cette “facilité” dans la perspective de la cohérence de l’ensemble du message coranique.
La garde des enfants après le divorce, selon la loi islamique, est le droit de la mère jusqu’à ce que l’enfant soit âgé d’environ sept ans, moment où l’enfant peut choisir le parent avec lequel il veut vivre. Toutefois, le principe directeur qui prévaut réside dans le bien-être de l’enfant et le droit des deux parents à avoir accès à leurs enfants.
3. En tant que mère: Le Coran prescrit la gentillesse envers les parents, particulièrement les mères. Les musulmans apprennent que “le Paradis se trouve aux pieds des mères”.
4. En tant que sœur dans la foi: Le Prophète a recommandé la gentillesse, l’attention et le respect des femmes en général car elles sont les sœurs des hommes.
5. Au sujet de la modestie et des interactions sociales: Il y a aujourd’hui un large fossé entre l’idéal (loi islamique) et la réalité (pratiques culturelles). L’extrémisme, dans un sens ou dans un autre, est étranger à l’esprit de la loi islamique et peut refléter de simples pratiques culturelles.
Les musulmans croient en une ligne directrice d’essence divine pour la modestie et la vertu se traduisant dans l’habillement et le comportement des hommes et des femmes. Le retrait de la femme dans certaines cultures est étranger à la pratique du Prophète. Des interprétations excessivement strictes faites par des savants dans certaines cultures minoritaires conservatrices (par exemple, les restrictions quant à l’interdiction pour les femmes de conduire) sont le reflet de l’influence de ces cultures conservatrices et non une compréhension généralement acceptée de la grande majorité des savants musulmans à travers le monde.
L’Islam n’interdit pas la mixité sous deux conditions principales:
a) observation d’un devoir de réserve et de pudeur mutuel;
b) ils ne doivent pas être seuls (tête à tête).
L’Islam n’interdit pas la liberté, mais le libertinage, et ce, à l’homme et à la femme. Si la femme a le devoir de pudeur devant l’homme, ainsi de même, l’homme a la même obligation face à la femme. Point de discrimination.
4. Aspect légal et politique
Les hommes et les femmes sont égaux devant la loi et les tribunaux. Les changements dans le nombre de témoins, hommes et femmes, dans les tribunaux ne figurent dans le Coran que dans le contexte des contrats financiers. Le but est d’établir l’exactitude du témoignage, dans un cadre donné et auquel les femmes peuvent ne pas avoir été exposées ou être expérimentées en matières commerciales. Le juge peut cependant décider d’assurer la justice sans égard au sexe des témoins.
CONCLUSION
L’Islam a été la première culture à admettre la totale indépendance financière de la femme, à lui accorder des droits codifiés, que même certaines parties de l’Europe d’aujourd’hui leur refuse (le vote par ex.). Les musulmanes constituent en gros la moitié de la Oummah. Dieu, dans sa Sagesse, n’a pas attendu que d’autres dessinent pour elles les plans de leur libération.
En Islam, chacun est responsable de ses actes et devra en répondre devant Dieu. Les musulmans font acte d’Islam non par foi aveugle, mais par acceptation de la cohérence de l’ensemble des principes de Dieu dans le Coran, et l’exemple du prophète, car il faut restituer le problème dans ce cadre et nul autre.
“Le plus parfait des croyants est celui qui a la meilleure conduite. Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont les meilleurs avec leurs femmes“ Hadith (Tirmizi)
Ainsi parla le prophète de Dieu, Mohammad (Paix et Bénédiction Sur Lui).
Fraternité des musulmans réunionnais
Tags: femme
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Al madd al Far’i
مد الفرعي
Ce madd a besoin d’une raison extérieure, deux cas :
1/ madd dont la cause est le hamza
2/ madd dont la cause est le sukun
1/ madd dont la cause est le hamza
a) Madd Wajib Mouttassil
Ce madd se repère facilement :
madd + hamza dans un seul mot.
Exemple :
ملآئكة
جآءهم
La prolongation peut varier de 3 à 6, mais pour la faciliter on la tient 4 ou 5 temps.
Le mot wadjib signifie que l’on est obligé d’allongé le son ou madd wadjib plus que le madd tabi’é (المد الطبيعي)
Quant au terme mouttassil, en quelque sorte “collé”, il signifie que le madd et le hamza sont dans un seul et même mot.
b) Madd Ja’iz Mounfassil
Ce madd se repère facilement :
madd + hamza dans deux mots, le madd étant la dernière lettre du premier mot.
Exemple :
حتّىٓ ٳِذا
La prolongation peut varier de 2 à 6, mais pour la faciliter on la tient 4 ou 5 temps.
Contrairement au cas précédant le madd ici est Jahiz ce qui signifie que l’on peut diminuer ou allonger de 2 à 6.
De même, ici le madd est mounfassil donc séparé du hamza, chacun se trouvant dans un mot.
c/ Silat Koubra
Ce cas ressemble au cas du silat soughra que nous avons vu dans les exceptions du madd tabi’é, c’est à dire que nous avons un damir mouttaharik, précédé d’une lettre moutaharika, et suivie d’une lettre mouttahrika sauf que cette lettre est le hamza et qu’elle doit se trouver au début d’un autre mot.
Exemple :
مالَهُ ٲَخَْلَدَ
La prolongation peut varier de 2 à 6, mais pour la faciliter on la tient 4 ou 5 temps.
Je vous remets l’exemple que j’avais proposé la dernière fois afin de repérer le sila soughra dont le cas est en rouge et le sila koubra dont le cas est en vert. Pour vous repérer noter que dans le cas du silat koubrat le damir est suivit d’un petit signe ya sur lequel il y a un madd
Exemple : troisième ligne avant le chiffre vous lisez
wa ma youdillou bihi illal fassiqin(e)

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Lorsqu’on étudie le chapitre des ablutions du madhab shaféite, on trouve que si l’homme touche sa femme ou une femme étrangère sans séparation, les deux (lui et elle) perdent leur ablution. Si les deux se touchent par-dessus les habits alors cela ne casse pas leur Woudou’’.
Certains s’étonnent de ce jugement, citent le madhab hanafite qu’ils trouvent plus logique à leurs yeux, ce dernier affirme le contraire, autrement dit que les ablutions ne sont pas rompus dans ce cas.
Pour le madhab malékite, le woudhou ne s’annule que s’il est accompagné de désir ou s’il a pour but la prise de plaisir. Ce qui parait assez logique.
Le but ici n’est pas de savoir qui a le meilleur avis, mais juste de signaler que certains musulmans prennent ce jugement de l’imam Abu hanifa comme une permission donnée à l’homme et à la femme étrangère de se serrer la main, alors que le madhab Hanafite a jugé que toucher la femme étrangère comme haram comme la plupart des madhahib. Cela fait parti des subtilités de la jurisprudence islamique.
Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Que l’on plante une aiguille en fer dans la tête de l’un de vous est meilleur pour lui que de toucher la main d’une femme qui ne lui est pas licite (qu’il ne peut pas épouser) (rapporté par at-Tarmidhi et vérifié par al-Albani dans Sahih al-Djami, 5045.)
Tags: salutations, serrer la main
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Définition :
Al Jihad vient de «jahada», c’est-à-dire celui qui fait un effort pour arriver à ses fins. Et dans la jurisprudence islamique, c’est faire l’effort dans le but de restaurer la société islamique, pour que règne la parole de Dieu. Et aussi pour que la Loi de Dieu règne partout dans le monde.
Les types de Jihad :
Suivant la définition donnée, le Jihad peut avoir différents types dont :
1 le Jihad de l’enseignement de la religion, rejeter et réfuter les préjugés qui empêchent les gens de devenir musulmans et expliquer les réalités de l’islam.
2 le Jihad financier, en payant de quoi subvenir aux besoins des musulmans pour instaurer la société islamique.
3 la guerre défensive, est utilisée pour défendre les musulmans contre ceux qui veulent détruire leur religion.
4 la guerre offensive, déclarée par les musulmans pour instaurer des lois de l’islam dans les autres sociétés et contre laquelle les chefs de ces sociétés se défendent pour empêcher les gens de connaître la parole de Dieu.
5 la guerre totale, lorsque les ennemis de l’islam envahissent leur pays et s’attaquent à leur religion, leurs terres, leur liberté de pratique.
La définition globale serait donc : faire le nécessaire pour instaurer la loi de Dieu et Sa parole sur terre.
Les atouts du Jihad
Plusieurs versets dans le saint Coran incitent au Jihad et même l’ordonne. Ils font voir sa valeur dans l’islam ainsi que la valeur des moudjahidines et des martyrs. La sunna du prophète Mohammed, sur lui la paix et les bénédictions de Dieu, a enrichi ce sujet et l’a expliqué :
Les versets :
« Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n’aime pas les transgresseurs ! »
Sourate Baqarah, verset 190
« Ô vous qui croyez ! Combattez ceux des mécréants qui sont près de vous; et qu’ils trouvent de la dureté en vous. Et sachez qu’Allah est avec les pieux. »
Sourate Tawba, verset 123
« Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah : ils tuent, et ils se font tuer. C’est une promesse authentique qu’Il a prise sur Lui-même dans la Thora, l’évangile et le Coran. Et qui est plus fidèle qu’Allah à son engagement ? Réjouissez-vous donc de l’échange que vous avez fait : Et c’est là le très grand succès. »
Sourate Tawba, verset 111
« Ô les croyants ! Prenez vos précautions et partez en expédition par détachements ou en masse. »Sourate Nissa, verset 71
« Légers ou lourds, lancez-vous au combat, et luttez avec vos biens et vos personnes dans le sentier d’Allah. Cela est meilleur pour vous, si vous saviez »
Sourate Tawba, verset 41
« Le combat vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas. »
Sourate Baqarah, verset 216
« Ô vous qui croyez ! Qu’avez-vous ? Lorsque l’on vous a dit : “élancez-vous dans le sentier d’Allah”; vous vous êtes appesantis sur la terre. La vie présente vous agrée-t-elle plus que l’au-delà ? – Or, la jouissance de la vie présente ne sera que peu de chose, comparée à l’au-delà ! »
« Si vous ne vous lancez pas au combat, Il vous châtiera d’un châtiment douloureux et vous remplacera par un autre peuple. Vous ne Lui nuirez en rien. Et Allah est Omnipotent »
Sourate Tawba, verset 38, 39
« Et ne dites pas de ceux qui sont tués dans le sentier d’Allah qu’ils sont morts. Au contraire ils sont vivants, mais vous en êtes inconscients. »
Sourate Baqarah, verset 154
Les Hadiths :
Abou Dawud, (2533), dans le chapitre « s’attaquer aux chefs des mécréants » a rapporté d’Abou Hurayra que le prophète, sur lui la paix et les bénédictions de Dieu, a dit :
« Le Jihad est un devoir que vous devez (accomplir) avec n’importe quel chef qu’ils soient bons ou mauvais »
Abou Dawud, dans le chapitre « ce qui est détestable de ne pas accomplir le Jihad », le prophète, sur lui la paix et les bénédictions de Dieu, a dit :
« Battez-vous contre les associateurs avec vos biens, vos âmes et vos langues. »
Bukhari, (2861,2 1862) a rapporté dans le chapitre « ne souhaitez pas la rencontre de l’ennemi »:
« Ô gens, ne souhaitez pas rencontrer votre ennemi et demandez à Dieu la santé, mais si vous rencontrez vos ennemis, sachez que le paradis est dans l’ombre des sabres. »
Bukhari, (2639), Anas ben Malik a dit :
« J’ai entendu le prophète, sur lui la paix et les bénédictions de Dieu, dire : « Aucun serviteur qui a fait du bien, puis est mort et est entré au paradis ne demandera à retourner sur terre comme si il possédait toute la terre sauf le martyr par ce qu’il connait la récompense du martyr, il serait heureux de revenir sur terre et de mourir une deuxième fois. »
La différence entre la guerre et le Jihad :
La différence est claire, la guerre fait partie du Jihad, mais pas tout jihad est une guerre en général. Le Jihad a un sens général dont la guerre fait partie.
Précision entre le Jihad et d’autres types de combats :
Il y a plusieurs types de combats (et le Jihad pour Dieu)
1. Qital assahil: se défendre contre une attaque qui n’est pas contre l’islam et dont le but n’est pas de défendre la parole de Dieu, mais de défendre les intérêts des musulmans. L’islam est venu pour défendre les intérêts des musulmans.
2. Le combat contre les anarchistes : pour défendre la société contre l’anarchie qui vise à détruire la société islamique et l’unité. L’anarchie n’est pas une armée qui vient détruire la religion.
Par contre, si le combat est incité pour prendre les terres et tuer les musulmans, cela rejoint et devient du Jihad parce que les assaillis sont musulmans et parce qu’entre défendre la terre et la religion les deux types se rejoignent.
Quand est-ce que le Jihad est demandé ?
Le prophète sas a résidé à la Mecque 13 ans pendant lesquels il a appelé à Dieu dans la paix et où il n’usait pas la guerre. Après l’émigration, Dieu a permis le Jihad défensif pour repousser les attaques des mécréants :
« Autorisation est donnée à ceux qui sont attaqués (de se défendre) – parce que vraiment ils sont lésés; et Allah est certes Capable de les secourir -
« Ceux qui ont été expulsés de leurs demeures, – contre toute justice, simplement parce qu’ils disaient : “Allah est notre Seigneur”. – Si Allah ne repoussait pas les gens les uns par les autres, les ermitages seraient démolis, ainsi que les églises, les synagogues et les mosquées où le nom d’Allah est beaucoup invoqué. Allah soutient, certes, ceux qui soutiennent (Sa Religion). Allah est assurément Fort et Puissant, « (sourate Al Hajj, versets 39,40) et
« Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n’aime pas les transgresseurs ! » (Baqarah, 190).
Puis Dieu a permis à son prophète le Jihad offensif si nécessaire sauf pendant les mois sacrés.
On constate une ressemblance entre l’interdiction progressive des boissons alcoolisées et l’obligation du jihad.
Tags: Adoration, combat, jihad, lutte
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Haïti souffre de manière inconcevable suite au séisme dévastateur qui a fait plus de 150′000 morts et entraîné le déplacement d’un à trois millions de personnes. Individus, groupes et gouvernements du monde entier sont intervenus pour faire ce qui est en leur pouvoir. Unis par leur tradition religieuse de l’aumône, les musulmans sont apparus comme des partenaires efficaces en matière d’aide et de travail humanitaire.
L’effort international pour venir en aide à Haïti de la part d’individus, d’organisations caritatives islamiques et de gouvernements de pays à majorité musulmane témoigne d’une générosité proactive et d’une empathie consacrées par le prophète Mahomet et les préceptes du Coran. En réalité, l’aumône constitue l’une des cinq obligations imposées aux musulmans; les organisations musulmanes ont travaillé côte à côte avec d’autres groupes fondés sur la foi pour satisfaire à cette obligation.
Islamic Relief, l’un des organismes caritatifs pour les secours en cas de catastrophe les plus respectés et les plus prestigieux au monde, a eu recours à la technologie, aux nouveaux médias et au réseaux sociaux pour mobiliser les gens. A côté de ”Seekers Digest”, un blog très prisé de la communauté musulmane dirigé à partir du Canada, Islamic relief a organisé le ”Muslim Online Haiti Fundraiser” et réuni plus de 100′000 dollars en deux heures. L’organisation s’est aussi servi de son actuel partenariat avec l’église mormone pour expédier des trousses d’hygiène et des abris temporaires en Haïti, en plus d’une promesse de don d’un montant total de 2,5 millions de dollars.
Islamic Relief a également envoyé une équipe de secours d’urgence pour venir en aide directement aux victimes du séisme en Haïti. Ces volontaires musulmans ont mis à jour un blog journalier en apportant des comptes rendus simples et authentiques de la tragédie.
Afin d’aider Islamic Relief, les artistes musulmans américains et les activistes communautaires se sont réunis pour mettre sur pied un concert à New York, organisé par le Inner-City Muslim Action Network (IMAN), et ont profité de l’occasion pour recueillir des fonds en faveur d’Haïti. A Chicago, IMAN s’est associé avec une synagogue et une église pour collecter de l’argent.
Les gouvernements et organisations non-gouvernementales (ONG) de pays qui sont plus souvent connus comme étant bénéficiaires d’une aide se sont également manifestées. Deux ONG pakistanaises, la Fondation Al-Khidmat et la Fondation Edhi, mobilisent leurs efforts pour venir en aide aux Haïtiens malgré l’instabilité politique et économique de leur propre pays. Ces deux organisations ont d’importantes connaissances techniques en la matière en raison du terrible séisme de 2005 qui avait fait près de 80′000 morts dans le nord du Pakistan. La Fondation Edhi a déjà promis de verser 500′000 dollars en faveur d’Haïti.
”L’islam nous encourage à aider ceux qui ont des difficultés… L’humanité passe en premier”, a indiqué le président de la Fondation Al-Khidmat, Niamatullah Khan, en évoquant la catastrophe d’Haïti.
Au Moyen-Orient, Dubai Cares, un organisme à but non lucratif qui se consacre à garantir l’éducation aux jeunes enfants, apporte une aide immédiate à 200′000 enfants d’Haïti par l’intermédiaire de ses partenaires internationaux qui sont déjà sur le terrain. Et les gouvernements de Bahreïn, du Koweït, du Maroc et de Turquie ont chacun promis une aide d’un million de dollars, en plus de l’envoi d’avions cargo chargés de matériel médical, de denrées alimentaires, de tentes et de couvertures.
L’Iran, pour sa part, a fait don de 30 tonnes d’aide humanitaire, notamment des denrées alimentaires, des tentes et des médicaments par l’intermédiaire de sa Société du Croissant-Rouge. Et les Palestiniens, à travers la Croix-Rouge, ont initié un geste avec l’envoi de dons.
En outre, le Liban a envoyé un avion chargé de 25 tonnes de tentes et de trois tonnes de fournitures médicales. Quant à l’Indonésie, le premier pays à majorité musulmane, elle a expédié 2,1 millions de dollars d’aide. ”En tant que pays qui a été dévasté par une catastrophe similaire, nous sommes absolument attristés par ce qui se passe en Haïti,” a déclaré le ministre indonésien des Affaires étrangères, Marty Natalegawa, lors d’une réunion au Vietnam de l’Association des nations de l’Asie du sud-est (ASEAN). ”Nous appelons la communauté de l’ASEAN, nous compris bien sûr, à faire notre possible pour aider les Haïtiens”.
Selon Habiba Hamid, membre du Centre pour l’étude de la gouvernance mondiale basé à la London School of Economics, cette forme d’aumône n’est pas une aberration mais la norme pour les communautés musulmanes. Elle affirme que ‘’sans [les pays musulmans], nous ne disposerions pas aujourd’hui du Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM), lequel s’avère primordial en Haïti en ce moment.” En 2008, lorsque le PAM avait lancé un appel de fonds d’urgence suite à la hausse des prix des denrées alimentaires et des carburants qui avait aggravé la faim et la pauvreté dans le monde, l’Arabie saoudite avait promis de verser 500 millions de dollars, amenant le PAM à reconnaître le roi Abdullah comme le ”champion dans la bataille contre la faim.”
Même si l’étape de la reconstruction en Haïti sera longue et minutieuse, les efforts des musulmans du monde entier montrent que parfois nos partenaires les plus fiables et les plus efficaces dans les entreprises humanitaires ne sont pas toujours ceux que nous attendons.
Les musulmans au secours d’Haïti par Wajahat Ali
Tags: aide humanitaire, Haïti
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The child in islam
NORMA TARAZI
Norma Tarazi est une américaine convertie à l’islam. Avec l’aide d’autres soeurs, elle a formé un groupe qui a rassemblé pendant plusieurs mois des informations et des idées sur l’éducation des enfants, ainsi que les hadiths prophétiques et les instructions coraniques concernant ce sujet.
Elle nous les présente dans ce livre en anglais d’une manière pragmatique, mais surtout avec sa tendresse de femme et son instinct de mère.
Dans une société ou règnent en maitre le mondialisme, le matérialisme et l’individualisme, cela est-il encore possible? C’est justement un point négatif au sujet de ce livre : un certain pessimisme de Norma Tarazi, ce qui est un peu dommage vu le but du livre.
Norma Tarazi conssacre également une partie de son livre à proposer des moyens pour régler certains problèmes éducatifs délicats, on peut les considérer comme des pistes intéressantes même s’ils ne sont pas suivis de références islamiques.
Note générale: 15,5/20
Pour en savoir plus :
The child in islam - NORMA TARAZI – American Trust Publications (1995) – 301 pages – Les références islamiques ont été revues et complétées grâce à l’aide de Zeba Siddiqui.
Tags: islam, livres, revue
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Le jardin des vertueux
IMAM NAWAWI
Ensemble de Ahadiths connu et reconnus, recueillis et classés en chapitres par l’imam Nawawi, rahimahoullah, tels que : l’intention et la sincérité, l’obligation d’ordonner à sa famille et à ses proches d’obéir à Dieu, accepter ce qu’on a…
L’Imâm An-Nawawî se nomme Muhyiddîn, Abou Zakariyyâ, Yahyâ Ibn Sharaf Ibn Marrî Ibn Hasan Ibn Husayn Ibn Hizâm Ibn Muhammad Ibn Joumou’a An-Nawawî. Il naquit en 631 A.H. dans le village de Nawâ – un village affilié à Damas en Syrie. Il composa un précieux commentaire de Sahîh Mouslim. Il commenta également une partie de Sahîh Al-Bukhârî ; il s’arrêta à Kitâb Al-’Ilm (Le Livre du Savoir, et intitula son commentaire At-Talkhîs. Il commença aussi un commentaire de Sunan Abî Dâwûd.
Il écrivit également deux valeureux ouvrages répandus parmi les musulmans et les étudiants en sciences islamiques: Le Livre des invocations [Kitâbou l-Adhkâr] (fini en Mouharram 667 H) et Les jardins des vertueux [Riyâd As-Sâlihîn] (fini en Ramadan 670 H) que nous vous conseillons ici.
On lui doit aussi Les quarante hadiths [Al-Arba'în An-Nawawiyya], qu’il acheva 668 A.H. et – son Receuil de hadiths Qudsis.
Il aborda l’éthique des mémorisateurs du Noble Coran dans son ouvrage At-Tibyân fî Âdâb Hamalat Al-Qour_ân. L’Imâm As-Sakhâwî témoigna de l’importance de ce ouvrage en disant: “C’est un livre précieux. On ne peut s’en passer – surtout les récitateurs et les enseignants de la récitation coranique“.
Il composa aussi At-Tarkhîs fî Al-Ikrâm wa Al-Qiyâm. L’Imâm As-Sakhâwî dit: “C’est un ouvrage pour les gens de vertus et leurs semblables“.
Il écrivit dans l’ascètisme et le soufisme: Le Jardin des Gnostiques [Boustân Al-'Ârifîn].
On lui doit aussi, entre autres: Rawdat At-Tâlibîn, Al-Minhâj, Al-Manâsik fi Al-Fiqh, Al-Fatâwâ An-Nawawiyyah, Tabaqât Al-Fuqahâ, Tahdhîb Al-Asmâ wa al-Lughât, Tashîh At-Tanbîh, At-Tahqîq, Ru’ûs Al-Masâ’il wa Tuhfat Ashâb Al-Fadâ’il.
L’Imâm An-Nawawî ne se maria pas et n’eut par conséquent aucune descendance. Mais ses meilleurs héritiers sont certainement ses remarquables ouvrages. Un indispensable dans votre bibliothèque.
Pour en savoir plus :
Le jardin des vertueux,
IMAM NAWAWI,
Disponibles chez plusieurs maisons d’édition
Tags: livre, revue
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Islamic studies
ABU AMINA BILAL PHILIPS
Il ne s’agit pas d’un livre, mais d’une série de livres vraiment instructifs, avec une partie sur le dogme, une sur la jurisprudence, une sur les hadiths et le tafsir.
C’est simple, clair, éducatif, on ne peut que féliciter ceux qui ont eu cette initiative, dommage que le livre ne soit pas publié pour être distribué gratuitement. Quelques articles du site aslamna ont été préparés à partir du livre numéro un de cette série.
Si vous chercher à étudier les hadiths, nous vous conseillons cet auteur très qualifié sur le sujet. Par contre, on ne s’attardera pas trop sur ses leçons de dogme, qui parfois font peut être moins l’unanimité.
Abu Ameenah Bilal Philips est né en Jamaïque, mais a grandi au Canada, où il a accepté l’Islam en 1972. Il a reçu un diplôme d’Arabe, et un B.A. du College of Islamic Disciplines (Usool Ad-Deen) à l’université islamique de Médine en 1979. A l’Université de Riyadh, College of Education, il a obtenu un M.A. en théologie islamique en 1985, et à l’Université de Wales, il a obtenu un Ph.D. en théologie islamique en 1994.
Depuis 1994, il a fondé et dirigé the Islamic Information Center à Dubai, aux émirats arabes unis, (connu désormais sous le nom de Discover Islam) et le département de littérature étrangère de Dar Al Fatah Islamic Press à Sharjah, aux émirats arabes unis. Actuellement, il est conférencié d’études arabes et musulmanes à l’université Américaine de Dubai et à l’Ajman Université, aux émirats arabes unis.
Note générale: 17/20
Pour en savoir plus:
Islamic studies book 1,2,3
ABU AMINA BILAL PHILIPS
Tags: islam, livres, religion
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Posted by admin in Sagesse
الظالم لنفسه
قال الشافعي رحمه الله
أظلم الظالمين لنفسه
مَن تَوَاضَعَ لِمَن لا يُكرمَه
ورَغَبَ فِي مَودّة مَن لا يَنفعُه
وقبل مَدْح مَن لا يَعرِفه
——
L’injuste envers lui-même
L’imam Shafi’i a dit :
“Celui qui s’opprime le plus,
c’est celui qui s’abaisse devant celui qui ne le respecte pas
et cherche l’amitié de celui dont il ne profitera pas
et accepte les louanges de celui qui ne sait pas»
العلم ما نفع
قال الشافعي رحمه الله:
العِلْمُ مَا نَفَعَ لَيْسَ مَا حُفِظَ.
—–
Le savoir est ce qui (nous) profite
L’imam Shafi’i a dit :
“La connaissance est ce qui profite non ce qui est mémorisé”
قال الشافعي رحمه الله
لا يَعْرِفُ الرِّيَاءُ الا المُخلِصُونَ.
——-
L’imam Shafi’i a dit :
“Ne connaissent le Riya (ostentation) que les sincères.”
Tags: Sagesse, Shafi
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