An-Naml ( Les Fourmis) est une Sourate mécqouise qui comporte 93 versets. Selon l’ordre de la compilation du Coran, elle a été révélée après As- Shua’raa.
Cette sourate tire son nom de l’expression ”Wadi-Naml” ( la vallée des fourmis) cité dans le 18 ème verset.
Cette Sourate traite au premier des vrais croyants qui acceptent les vérités présentées par le Coran et qui suivent par la pratique les enseignements du Coran : ”Tâ – Sîn. Ce sont là les versets du Coran, ceux d’un Livre à la clarté limpide, qui constitue une bonne direction et une heureuse nouvelle pour les croyants, qui observent la salât, s’acquittent de la zakât et ont foi en la vie future. ”.
Ensuite Dieu indique que les gens qui ne reconnaissent pas l’Au-Delà, qui sont attachés à leur vie dans ce bas monde et qui se : ”Quant à ceux qui ne croient pas à l’au-delà, Nous embellissons à leurs yeux leurs oeuvres et Nous les laissons divaguer dans leur erreur. Ce sont ceux-là qui subiront les plus grands tourments dans l’autre monde, ce sont ceux-là les plus grands perdants.”. En exemple de ces types de personnes, Dieu cite Pharaon, les chefs de Thamûd, et les païens du peuple de Lot qui se sont retournés contre les messagers de Dieu qui les invitaient à suivre le bon chemin avant de subir le châtiment d’Allah.
Le deuxième exemple de personnes est celui du prophète Salomon ( Soulayman)-paix sur lui- que Dieu avait paru de plusieurs richesses et d’un très grand royaume et qui lui était obéissant et rendait grâce des bienfaits dont Dieu lui a comblé : ”Et quand Salomon hérita de David, il dit : « O hommes ! Nous avons été initiés au langage des oiseaux, sans compter tous les autres bienfaits dont nous avons été gratifiés. C’est là, en vérité, une insigne faveur !» . Les armées de Salomon composées de djinns, d’hommes et d’oiseaux furent rassemblées et placées en rangs devant lui. Et lorsqu’elles arrivèrent à la vallée des fourmis, l’une de celles-ci s’écria : « O fourmis ! Regagnez vos demeures de peur que Salomon et ses armées ne vous écrasent sans s’en apercevoir.» . Ces paroles firent sourire Salomon qui dit : « Seigneur ! Permets-moi de rendre grâce des bienfaits dont Tu nous as comblés, mon père, ma mère et moi-même. Fais que toutes mes actions Te soient agréables et admets-moi, par un effet de Ta grâce, parmi Tes saints serviteurs.» .
LA Sourate rappela aussi l’histoire de la Reine de Shaba’ ( Sheba) ( la Reine Bilquis) qui régnait sur le royaume le plus riche d’Arabie et qui vivait dans un milieu polythéiste. Cependant, quand elle reçevais la lettre de Salomon lui invitant et son peuple à se soumettre à Dieu, elle se convertisse : ‘C’est ce qu’elle adorait auparavant en dehors de Dieu qui l’avait empêchée de croire, car elle appartenait à un peuple de négateurs. «Entre dans ce palais », lui dit-on. Mais lorsqu’elle le vit, elle le prit pour une grande pièce d’eau et découvrit ses jambes pour ne pas se mouiller. Salomon lui dit alors : « C’est un palais dallé de cristal.» – « Seigneur, dit-elle, je me suis fait du tort à moi-même, et avec Salomon, je me soumets à Dieu, le Maître de l’Univers.» . Le Coran invite les gens à servir Allah et uniquement lui.
source : fr.assabile.com
Tags: An-Naml, exegese, Les Fourmis, sourate, tafsir
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L’éducation des enfants est quelque chose de complexe qui demande patience et savoir faire.
Certains enfants demandent que l’on agisse avec eux avec douceur, et si l’on fait le contraire, ils
s’obstineront. D’autres enfants demandent qu’on soit plus sévère avec eux, mais il ne faut pas que
cette sévérité dépasse les limites de ce qui est tolérable. Si on dépasse ces limites, cela conduira
l’enfant à s’obstiner et ne pas écouter les ordres de ses parents.
Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde une bonne éducation (de nos enfants), et c’est une
grande responsabilité qui pèse sur les épaules des parents, Allah dit : « Ö vous les croyants,
protégez-vous, ainsi que vos familles d’un feu dont le combustible sera les hommes et les
pierres. ». ‘Abdullah ibn ‘Umar rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit :
« Chacun de vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau. L’imam est un
berger et il est responsable de son troupeau. L’homme est un berger dans sa famille et il est
responsable de son troupeau. La femme est une bergère dans la maison de son époux et elle est
responsable de son troupeau. Le serviteur est un berger qui a charge des biens de son maître et il
est responsable de son troupeau. Ainsi, chacun d’entre vous est un berger et chacun est
responsable de son troupeau. » (Bukhari et Muslim). Les parents doivent nécessairement
s’entraider dans l’éducation de leurs enfants. Et si l’un néglige sa responsabilité, il y aura un
manque d’un côté, sauf si Allah veut (qu’il en soit autrement).
Il faut apprendre aux enfants en fonction de leur niveau et compréhension, par exemple :
En bas âge :
1_ On répète à l’enfant le nom « Allah », en montrant du doigt le ciel.
2_ Si on lui donne quelque chose à manger, comme du pain ou autre chose, on lui donne dans la
main droite.
3_ Si l’aliment est chaud, il ne faut pas souffler dessus, car le prophète (salallahu ’alayhi wasalam)
a interdit de souffler dans le plat. Et si l’enfant voit quelqu’un le faire, il l’imitera tout de suite.
De même pour toute chose, en conformité avec la parole du prophète : « Tout enfant né sur la
fitra (la saine nature), et ce sont ses parents qui en font un juif, un chrétien ou un adorateur du
feu », aussi dans le hadith rapporté par l’imam Muslim d’après ‘Iyad ibn ‘Umar, le prophète
(salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Allah a dit : J’ai créé mes serviteurs sur la voie droite
(hunafa), puis les démons les ont détournés ».
4_ A partir d’un an et demi, s’il veut manger ou boire, on lui rappelle de dire bismillah, ensuite
cela devient normal pour lui et il dira de lui-même : bismillah.
5_ Lorsqu’on voit qu’il peut comprendre les piliers de l’islam, de la foi (iman) et de la bienfaisance
(ihsan), on les lui apprend. Je ne précise pas d’âge car la parole et la mémoire varie d’un enfant à
l’autre.
Les piliers de l’islam sont : d’après Ibn ‘Abbas, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit :
« L`islam est bâti sur cinq piliers: Le témoignage qu`il n`est d`autre divinité digne d’être adorée
qu`Allah et que Muhammad est Son messager, l`accomplissement de la prière rituelle,
l`acquittement de la zakât (impôt rituel), le pèlerinage à la Maison d`Allah, le jeûne du mois de
Ramadan » (Bukhari et Muslim).
Les piliers de la foi sont : d’après Abu Hurayra, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « La
foi consiste en ce que tu crois en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au
Jugement Dernier et que tu crois au destin qu’il te soit favorable ou non . » (Al-Bukhari et
Muslim).
Le pilier de la bienfaisance est : « Que tu adores Allah comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois
pas, Lui te voit » (Al-Bukhari et Muslim).
6_ Il faut également lui apprendre les règles des ablutions.
7_ S’il mange dans un plat, il faut lui dire de manger ce qu’il y a devant lui, d’après ‘Umar ibn Abi
Salama qui rapporte : Je mangeais et ma main se promenait partout dans le plat, le prophète
(salallahu ’alayhi wasalam) me dit alors : « Ö mon enfant ! Prononce le nom d’Allah, mange de la
main droite et mange ce qui est devant toi. »
8_ Il faut l’habituer à accomplir le bien, et lorsqu’il atteint l’âge de sept ans, il faut l’exercer à
accomplir la prière. Abu Dawud rapporte (…) que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit :
« Ordonnez à vos enfants d’accomplir la prière à l’âge de sept ans, frappez-les (s(ils ne
l’accomplissent pas) à l’âge de dix ans et séparez-les dans les lits » (…)
9_ Séparer les enfants dans les lits à l’âge de dix ans, d’après le hadith précédent.
10_ L’entraîner à jeûner, si cela ne l’affaiblit pas, afin qu’il soit accoutumé au jeune en étant plus
grand. Al-Bukhari a intitulé un chapitre de son Sahih : « le jeûne des enfants » (…) d’après Rubay’
bint mu’awidh : le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a envoyé un message aux villes des Ansars
le jour de ‘Ashura où il dit : « Celui qui s’est levé sans avoir jeûné qu’il continue ainsi et celui qui
jeûne qu’il termine son jeûne ». Rubay’ dit : Ensuite, nous jeûnions ce jour, et nous faisions jeûner
nos enfants et si l’un d’eux pleurait à cause de la faim, nous lui donnions un jouet en laine afin
qu’il patiente jusqu’à la rupture.
11_ Il faut apprendre à l’enfant la croyance authentique, en lui disant comme disait le prophète
(salallahu ’alayhi wasalam) à Ibn ‘Abbas : «Ö mon enfant ! Je vais t`enseigner quelques préceptes.
Observe les commandements d’Allah, Il te protègera. Observe les commandements d’Allah, tu Le
trouveras devant toi. Si tu demandes quelque chose, demande-la à Allah. Si tu cherches de l’aide,
cherche-la auprès d`Allah Sache que si la communauté s’unissait pour te faire du bien, ils ne te
feraient que le bien qu’Allah t’a écrit, et s’ils se réunissaient pour te causer du tort, ils ne te
feraient que le tort qu’Allah t’a écrit. Les plumes sont levées et l`encre des feuillets a séché».
12_ Il faut conseiller l’enfant à la manière de Luqman, Allah dit : « Et lorsque Luqman exhorta son
fils en lui disant : “Ö mon enfant, ne donne pas d’associé à Allah, car le polythéisme est certes
une injustice énorme”. Nous avons commandé à l’homme [la bienfaisance envers] ses parents; sa
mère l’a porté [subissant pour lui] peine sur peine, son sevrage a lieu à deux ans.” Sois
reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents et vers Moi est la destination finale. Et si
tous deux te forcent à M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas;
mais vis avec eux ici-bas de façon convenable. Et suis le sentier de celui qui revient (se repent)
vers Moi. Vers Moi est votre retour, et Je vous informerai alors de ce que vous faisiez”. “Ö mon
enfant, fût-ce le poids d’un grain de moutarde, au fond d’un rocher, dans les cieux ou sur terre,
Allah le fera venir. Allah est infiniment Doux et Parfaitement Connaisseur. Ô mon enfant,
accomplis la prière, ordonne le bien, interdis le mal et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle
est la résolution à prendre dans toute entreprise ! Et ne détourne pas ton visage des hommes, et
ne foule pas la terre avec arrogance, car Allah n’aime pas le présomptueux plein de gloriole. Sois
modeste dans ta démarche, et baisse ta voix, car la voix la plus détestable est bien la voix des
ânes”. » (Luqman 13-19)
13_ il faut lui apprendre à demander la permission lorsqu’il veut entrer, Allah dit : « Ô vous les
croyants ! Que les esclaves que vous possédez et les enfants qui n’ont pas encore atteint la
puberté vous demandent permission avant d’entrer, à trois moments : avant la prière de l’aube, à
midi quand vous enlevez vos vêtements, ainsi qu’après la prière de la nuit; trois occasions de vous
dévêtir. En dehors de ces moments, nul reproche ni à vous ni à eux d’aller et venir, les uns chez
les autres. C’est ainsi que Allah vous expose clairement Ses versets, et Allah est Omniscient et
Sage. ».
14_ Il faut lui apprendre les choses interdites afin qu’il s’en écarte, Abu hurayra rapporte que Al Hassan avait pris une datte donnée en aumône et la mis dans la bouche, et le prophète (salallahu
’alayhi wasalam) lui dit : « Crache ! Crache ! Et écarte-toi en, ne sais-tu pas que nous ne
mangeons pas de l’aumône ».
15_ Il faut lui expliquer le sens des versets ou des hadiths qu’on lui récite.
16_ Il faut lier son coeur à Allah, alors qu certains enfants, on va lier leur coeur à cette vie ou aux
diplômes. Leurs coeurs sont remplis de ténèbres et il se peut que ces ténèbres ne l’emportent.
17_ Il faut prendre soin de lui apprendre le Coran, il faut lui apprendre tous les jours, ne serait-ce
qu’un verset. Ceux qui s’adonnent au Coran sont les meilleurs de gens, comme il est rapporté par
Al-Bukhari d’après ‘Uthman ibn ‘Affan, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Le
meilleur d’entre vous est celui qui apprend le Qur’an et l’apprend aux autres ». Et le prophète
(salallahu ’alayhi wasalam) a recommandé de donner de l’importance au Qur’an. Al-Bukhari
rapporte que Talha a demandé à ‘Abdallah ibn abi Awfa : « Le prophète a-t-il recommandé quelque
chose ? Il dit : non. Je dis : Comment donc est parvenu aux gens sa recommandation : on leur a
ordonné mais pas recommandé ? Il dit : il leur a recommandé le Livre d’Allah. ». Al-Hafidh ibn
Hajar dit : Le sens de sa parole « il leur a recommandé le Livre d’Allah » signifie l’apprendre par
coeur, le suivre, mettre en pratique ses ordres, s’éloigner de ses interdits, le réciter et l’apprendre
constamment.
Et le Qur’an intercèdera pour celui qui l’apprend, comme il est rapporté par l’imam Muslim
d’après Abu Umama Al-Bahili, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Lisez le Qur’an, car
il intercédera le Jour de la Résurrection pour ceux qui le lisaient ». Il rapporte aussi d’après An-
Nawas ibn Sam’an Al-Kilabi, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « On fera venir le
Qur’an et ceux qui le mettaient en pratique. Sourate Al-Baqara et Al-‘Imran seront devant et
intercèderont pour celui qui les aura appris ».
Il y a beaucoup de hadiths sur les vertus du Qur’an et de ceux qui l’apprennent :
‘Aisha rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Celui qui lit le Qur’an avec
aisance est parmi les scribes nobles et pieux (les anges) et celui qui le lit avec difficulté a deux
récompenses » (Al-Bukhari et Muslim)
Abu Musa Al-‘Ash’ari rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Le croyant qui
lit le Qur’an est comme le citron, son odeur et son goût sont bons ; le croyant qui ne lit pas le
Qur’an est comme la datte : elle n’a pas d’odeur et son goût est bon ; l’hypocrite qui lit le Qur’an
est comme le basilic : son odeur est bonne et son goût est amer ; et l’hypocrite qui ne lit pas le
Qur’an est comme la coloquinte (sorte de concombre) : elle n’a pas d’odeur et son goût est
amer. » (Al-Bukhari et Muslim)
‘Abdullah ibn ‘Umar rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Par ce Livre,
Allah élève des peuples et en abaisse d’autres » (Muslim).
‘Abdullah ibn ‘Amru ibn Al-‘As rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « On
dira à celui qui lisait le Qur’an : récite mélodieusement comme tu récitais sur terre, ton degré (au
paradis) sera fonction du dernier verset que tu réciteras » (Ahmad, Abu Dawud, at-Tirmidhi)
‘Abdullah ibn ‘Umar rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « La jalousie est
interdite sauf en deux cas : un homme à qui Allah a donné le Qur’an et qui le met en pratique nuit
et jour et un homme à qui Allah a donné de l’argent et qui le dépense (sur le sentier d’Allah) nuit
et jour ». (Al-Bukhari et Muslim).
Et celui qui apprend doit réviser sous peine d’oublier rapidement ce qu’il a appris, l’imam Al-
Bukhari rapporte d’après Abu Musa que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Révisez le
Qur’an, car par Celui qui détient mon âme dans Sa main, il est plus prompt à se sauver que la
chamelle qui n’est pas attachée ».
18_ Il ne faut pas laisser les enfants fréquenter les enfants des gens grossiers, car ce faisant il
prendra leurs mauvaises habitudes, et cela détruira ce qu’il a appris. Le poète dit : « l’enfant
apprend ce qu’on lui donne et il n’oublie pas, car son coeur est comme un joyaux pur. Grave dans son coeur ce que tu veux, il s’en souviendra. ». L’esprit de l’enfant est vide, prêt à tout accepter,
comme on dit : « graver pendant la jeunesse est comme graver dans la pierre ».
19_ Il ne faut pas laisser l’enfant sortir le soir, car les diables se répandent à ce moment et
peuvent lui causer du tort. L’imam Al-Bukhari rapporte, d’après Jabir ibn ‘Abdillah que le prophète
(salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Lorsque le soleil se couche, faites rentrer vos enfants, car les
diables sortent à ce moment. Puis, lorsqu’une heure est passée, laissez-les et fermez les portes en
mentionnant le nom d’Allah, car les diables ne peuvent ouvrir une porte fermée »
20_ Il faut parfois laisser l’enfant jouer seul, car si on l’empêche constamment de jouer, il sera
moins disponible intellectuellement et il s’ennuiera.
Si les parents veulent élever leurs enfants, qu’ils leur donnent une éducation islamique, qu’ils leur
apprennent le Qur’an et la sunna. Parmi les choses qui élèvent les parents dans l’au-delà, s’ils sont
musulmans, est l’invocation de l’enfant pieux pour eux, comme il est rapporté par l’imam Muslim
d’après Abu Hurayra, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Lorsque le fils d’Adam
meurt, des oeuvres s’arrêtent, sauf pour trois d’entre-elles : une aumône continue, une science
dont les gens profitent, un enfant pieux qui invoque pour lui ».
Abu Hurayra rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « On élèvera le rang du
serviteur pieux au paradis et il dira : ö Seigneur, comment pourrais-je avoir cela ? On lui dira :
grâce à la demande de pardon de ton enfant pour toi. » (Sahih Al-Musnad).
Si les parents et les enfants sont pieux, mais que ces derniers n’atteignent pas le niveau de leurs
parents, Allah les élèvera au niveau de leurs parents, Allah dit : « Ceux qui auront cru et que leurs
descendants auront suivis dans la foi, Nous ferons que leurs descendants les rejoignent. Et Nous ne
diminuerons en rien le mérité de leurs oeuvres, chacun (n’ayant pour lui) que ce qu’il aura
acquis » (At-Tur 21)
L’enfant peut être un bienfait pour ses parents, en leur obéissant, en étant bon avec eux, et c’est
ce que les pieux demandent à leur Seigneur, comme Allah dit : « Et ceux qui disent : “Seigneur,
fais de nos épouses et nos enfants la réjouissance de nos yeux et fais de nous des guides pour les
pieux” »
21_ Il faut chercher à ce que l’enfant fréquente des gens pieux, c’est pour cela que cette mère
pieuse qu’est Umm Sulaym a amené son fils Anas au prophète (salallahu ’alayhi wasalam) en lui
disant : ö messager d’Allah, Anas est à ton service, invoque Allah pour lui. Il dit alors : « Ö
Seigneur ! Augmente et béni sa richesse et ses enfants »
Umm Hudhayfa demanda à son fils Hudhayfa Ibn Al-Yaman : Quand dois-tu le voir ? Elle voulait dire
le prophète (salallahu ’alayhi wasalam). Je lui dis : je ne l’ai pas vu depuis, tant et tant. Elle n’a
cessé de me le reprocher, et je lui a dit : laisse-moi, j’irai prier avec le prophète (salallahu ’alayhi
wasalam) la prière du maghrib et je lui demanderai qu’il demande pardon pour toi et moi. Je suis
allé voir le prophète (salallahu ’alayhi wasalam), j’ai prié avec lui le maghrib, il s’est en allé et je
l’ai suivi. Il entendit ma voix et dit : Qui est là ? Hudhayfa. Je dis : oui, c’est moi. Il dit : « Que
désires-tu, qu’Allah te pardonne ainsi qu’à ta mère ? Il dit : Cet ange n’était jamais descendu sur
terre avant cette nuit, il a demandé la permission à Allah de me saluer et m’a annoncé que Fatima
est la princesse des femmes du paradis » (At-Tirmidhi)
Les parents doivent faire beaucoup d’efforts dans l’éducation de leurs et enfants, et la guidée
reste entre les mains d’Allah. L’homme ne peut se guider lui-même, comment le pourrait-il pour
quelqu’un d’autre. A l’exemple de Nuh, un des prophètes d’Allah qui n’a pu guider son fils, il
l’incitait pourtant à être avec eux et pas vec les mécréannts, comme Allah dit : « Et Nuh appela
son fils, qui était resté en un lieu écarté (non loin de l’arche) : “ô mon enfant, monte avec nous
et ne reste pas avec les mécréants”. Il répondit : “Je vais me réfugier sur un mont qui me
protégera de l’eau”. Et Noé lui dit : “Il n’y a aujourd’hui aucun protecteur contre l’ordre d’Allah.
(Tous périront) sauf celui à qui Il fait miséricorde”. Et les vagues s’interposèrent entre eux, et le
fils fut du nombre des noyés » (Hud 42-43)
De même qu’Ibrahim qui exhortait son père à laisser le polythéisme, comme il est rapporté dans de nombreuses sourates, pourtant il n’a pas suivi les conseils de son fils, et dit au contraire : « Si tu
ne cesses pas, je te lapiderai, et éloigne-toi de moi pour un long moment” ». (Maryam 46)
Ainsi que notre prophète, Muhammad qui incitait son oncle Abu Talib à se soumettre, malgré tout il
refusa et mourut sur le polythéisme. Et les exemples sont nombreux, y compris parmi les salafs :
Shu’ba ibn Al-Hajaj disait : « J’ai eu un fils et je l’ai nommé Sa’d, mais il n’a pas réussit (mâ
sa’ada). Je lui disais : va voir Hisham Ad-Dustawa’i. Et il me répondait : je préfère m’amuser avec
les pigeons » (Mizan al-‘itidal 2/122)
Isma’il ibn Ibrahim ibn Muqasim était un homme pieux, et parmi ses enfants était Ibrahim, c’était
un pur jahmi, il disait que le Qur’an était créé.
La guidée est donc entre les mains d’Allah, mais il faut mettre en oeuvre les causes (de la guidée),
et si Allah veut du bien (à cet enfant), il le fera suivre les conseils (de ses parents), et s’Il veut
autre chose pour lui, il restera sur sa voie, comme dit le poète : « Si la nature est mauvaise, ni le
bon comportement, ni l’éducateur ne seront d’aucune utilité ».
Certains enfants sont des épreuves pour leurs parents, c’est pour cela qu’Allah dit : « Ô vous les
croyants ! Vous avez en (certains de) vos épouses et vos enfants un ennemi [une tentation].
Prenez-y garde. » (At-Taghabun 14). Dans ce verset « en » (min) signifie : certains.
« Ô vous les croyants ! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du rappel d’Allah. Et ceux
qui le font sont les perdants » (Al-Munafiqun : 9)
L’enfant est une épreuve pour ses parents s’il est la cause de leur éloignement de la religion,
parmi les exemples de cela :
1_Si le père est musulman et que son enfant tombe malade et qu’il essaie par tous les moyens de
le soigner au point d’aller chez les voyants, les devins, ce qui est une mécréance, car ils
prétendent connaître l’Invisible, que seul Allah connaît : « Et Allah ne vous a pas fait connaître
l’invisible » (Al-‘Imran 179), « Les clés de l’Invisible sont auprès de Lui, personne ne les connaît en
dehors de Lui… » (Al-An’am 59). Et il y a beaucoup d’autres preuves. Ainsi, par la cause de son
enfant, ce père commettra un acte de polythéisme.
2_ D’autres négligent leurs obligations (religieuses) pour pourvoir aux besoins de leurs enfants et
les distraire.
3_ D’autres installent la télévision chez eux pour distraire leurs enfants, alors que la télévision est
haram, pour tout le mal qu’elle comprend : les images, les instruments de musique, le fait de
regarder les hommes et les femmes, son adhésion aux principes des ennemis de l’islam, et d’autres
maux encore.
C’est en cela que l’enfant peut être un ennemi pour ses parents, et il ne leur sera d’aucune utilité
le Jour de la résurrection, au contraire, il se sauvera d’eux, comme Allah dit : « le jour où
l’homme fuira son frère, sa mère, son père, son épouse et ses enfants, car chacun d’eux, ce jourlà,
sera préoccupé pour lui-même » (‘Abasa : 34-37).
Et quiconque est éprouvé par un enfant désobéissant, qu’il invoque son Seigneur, comme Allah dit :
« Et votre Seigneur dit : invoquez-Moi, Je vous répondrai… » (Al-Ghafir 60). La douceur des
parents est restreinte par les limites de la Législation, il n’est donc pas permis d’accomplir un acte
illicite pour son enfant.
Shaykha Umm ‘Abdillah Al-Wadi’iya
Source : Nasihati li nisa p.54-64 Traduit par les salafis de l’Est
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Il était une fois un jeune garçon appelé Tariq qui avait très, très mauvais caractère. Quand sa maman l’appelait pour se lever le matin pour aller à l’école, il se mettait à crier : ” Je suis debout, laisse-moi tranquille ! ” – même s’il venait tout juste d’ouvrir les yeux.
S’il avait envie de spaghetti alors que sa maman avait fait des coquillettes, il se mettait en colère contre elle parce qu’elle ne lui avait pas demandé son avis avant de faire le dîner.
Si jamais sa petite sœur touchait à ses jouets, il lui criait après. Il DÉTESTAIT que quelqu’un touche à SES affaires, surtout si c’était sa petite sœur.
Si son ami ratait le ballon dans un match de football et que leur équipe perdait, il se mettait à crier de très vilains mots. Alors, son ami décida de ne plus être ami avec lui. Bon, tant pis, c’était la faute de son ami de toute façon, et qui a besoin d’amis ?
Un jour, son père revint d’un long voyage pendant que Tariq était en train de fabriquer un bateau en modèle réduit sur la table.
Son père entra en s’écriant : ” As-salamou `alaykoum, je suis de retour ! ”
La maman de Tariq et sa petite sœur se précipitèrent joyeusement pour l’accueillir.
À ce moment, un coup de vent souffla par la porte ouverte et fit tomber le mât que Tariq venait de coller à son bateau. Tariq, furieux, se mit à crier : ” Fermez cette porte ! Vous avez démoli mon bateau ! ”
Le père, la mère et la petite sœur de Tariq le regardèrent, stupéfaits.
Personne ne parla à Tariq pendant un moment. Le père de Tariq but une tasse de café tout en bavardant avec sa femme et sa fille, qui avaient un tas de choses à lui raconter.
Ensuite, lorsque la maman de Tariq alla préparer le dîner, le père de Tariq l’appela et le fit aller avec lui dans le hangar derrière la maison.
Il lui dit : ” Tariq, tu vois ces clous ? Tu vois ce marteau ? Eh bien, je veux que tu prennes un clou et que tu ailles le planter dans la barrière, pour te punir de t’être mis en colère tout à l’heure quand le courant d’air a démoli ton bateau. Et à partir de maintenant, je veux que tu plantes un clou à chaque fois que tu te mettras en colère. ”
Tariq ne comprenait pas pourquoi il devait planter un clou, mais il fit ce que son père lui avait ordonné. C’était difficile de bien taper sur le clou, et une fois il se tapa sur le doigt au lieu de taper sur le clou. Il se mit en colère contre le marteau et le jeta par terre. Alors, son père lui fit planter un autre clou pour s’être encore mis en colère.
Le lendemain matin, Tariq faillit être en retard pour l’école parce qu’il avait dû planter cinq clous pour avoir crié après sa mère, son père et sa sœur pour cinq raisons différentes avant le petit déjeuner. À la fin de la journée, il avait planté 37 clous, et il commençait à en avoir assez de planter des clous. Mais quand même, il arrivait déjà mieux à les planter sans se taper sur les doigts.
Jour après jour, Tariq continua à planter des clous. Pourquoi son père y tenait-il tellement ? Quand il regardait la barrière avec tous les clous dedans, Tariq se sentait gêné de voir toutes ces preuves de ses mauvaises actions.
Certains enfants à l’école connaissaient l’histoire de la barrière, car il leur en avait parlé sans le faire exprès. Ils l’appelaient ” la barrière de la colère “. Ils demandaient souvent à Tariq de la leur montrer, mais il ne voulait pas.
Mais petit à petit, il s’aperçut qu’en pensant à la barrière, il arrivait plus facilement à tenir sa langue. Peu à peu, il commença à crier moins souvent. Et quand il criait, il arrivait à s’arrêter plus vite.
Puis, un soir, il était en train de construire un château avec son jeu de construction et sa petite sœur, qui s’était approchée pour regarder, fit tomber son gâteau sur le château et tout s’écroula. Tariq se leva d’un bond, prit son souffle pour se mettre à crier, puis au lieu de dire quelque chose de méchant, il s’exclama tout d’un coup : ” Bon, je vais chercher un clou ! ”
Son père vint près de lui pendant que Tariq plantait le nouveau clou dans la barrière. Puis ils se mirent à discuter des progrès que Tariq avait faits : il plantait de moins en moins de clous maintenant. Il recommençait même à se faire des amis. C’était bien agréable d’avoir des amis ! Mais cela prenait du temps parce qu’ils se rappelaient comment il se fâchait avant, et ils ne lui faisaient pas encore tout à fait confiance.
” Je suis content de ne plus devoir planter autant de clous, Papa. Ça ne fait pas beau, tous ces clous dans la barrière “, dit Tariq.
Alors, son père proposa que Tariq puisse enlever un clou chaque fois qu’il passerait toute une journée sans se mettre en colère. Jour après jour, Tariq attendait avec impatience d’enlever un clou de la barrière avant la prière de `Icha. C’était souvent difficile de les arracher, et il devait faire un gros effort. Mais cela faisait du bien d’enlever les traces de ses mauvaises actions.
Enfin, le jour arriva où il enleva le dernier clou. Il appela toute la famille pour assister à ce grand événement. Il se sentait très fier.
Sa maman, très heureuse, l’embrassa et lui promit de préparer son dessert préféré.
Cependant, son père dit : ” Tu as bien agi, mon fils. Mais regarde tous ces petits trous dans la barrière. La barrière ne sera plus jamais comme avant. Lorsque tu dis de méchantes choses quand tu es en colère, elles laissent des cicatrices, exactement comme cela. Tu peux enfoncer un couteau dans quelqu’un, puis le retirer : tu auras beau lui demander pardon, la blessure restera. Eh bien, une blessure en paroles fait autant de mal qu’une blessure physique. ”
Toute la famille regarda solennellement la barrière. C’était un témoignage de la bataille de Tariq contre lui-même. Puis son père le serra dans ses bras et lui dit : ” Que Dieu t’aide à devenir un homme fort, mon fils. ”
Le prophète (saws) a dit : “L’homme fort n’est pas celui qui terrasse son adversaire, mais l’homme fort est celui qui maîtrise sa colère.”
(Rapporté par Al-Boukhârî).
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L’étranger n’est pas celui qui a quitté sa maison et sa famille, mais c’est celui qui travaille pendant que les gens autour de lui jouent, celui qui se réveille alors que les gens autour de lui dorment, celui qui prend la route du bien alors que les gens restent dans l’ombre. Un jour, un ami m’a dit qu’il me trouvait étrange parmi tous ces gens, je lui ai répondu que c’était les gens qui étaient étranges, moi je suis mon monde est ceci et mon chemin. C’est ça un étranger, il est étrange chez les plus joueurs des gens, mais chez ALLAH soubhanou, il a une grande place.
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Depuis que je suis Musulmane
Je sens que je gagne
Cette confiance en moi longtemps refoulée
J’en étais désespéré
Puis MON coeur s’est ouvert
En prenant ce grand bol d’air
Ma vie a pris un sens
Alors que je vivais dans l’absence …
Les choses sont devenues d’une logique incontournable
Tout mon être s’est sentit enfin stable
C’est évident comme 1+1 = 2
Pour moi il n’y a q’un seul DIEU
IL nous a créé, ainsi que tout ce qui nous entoure
Comment ne pas lui montrer tout notre amour ?
IL est notre créateur
Notre bienfaiteur
Inch’Allah que ma vie dure encore quelques années
Pour pouvoir faire le bien et être acceptée
Dans LE plus beau lieu qui existe : Le Paradis
A vous mes frères et mes soeurs, mes ami(e)s, nos familles
Je vous souhaite inch’Allah d’acquérir cette magnifique résidence
Inch’Allah nous aurons tous notre chance !
Tags: poème
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Première anecdote
Un jour notre illustre Imam Abou Hanifa sortir avec le grand juge de Koufa (irak), Ibn Abi Leyla, et marchèrent en direction de la ville.
Un moment les deux hommes passèrent près d’un groupe de chanteuse, qui s’adonnaient aux jeux de Satan en chantant avec des hommes, lorsqu’Abou Hanifa arriva à leur hauteur, ils arrêtèrent de chanter…et notre Imam de dire: “Bravo!”
Le lendemain, le Qadi (grand juge) Ibn Abi Leyla, l’appela pour qu’il témoigne auprès de lui d’une affaire, et lorsque Abou Hanifa arriva à lui, le Qadi, lui dit:” ton témoignage est nul…”
Abou Hanifa répond par: “Mais pourquoi donc?”
Le Qadi lui dit:” Et bien parce que tu as dis Bravo à des chanteuses, qui chantaient, et ceci prouve évidement, que tu es satisfait de cette action, cette acte de désobéissance envers Allah”
Abou Hanifa répondit à cette accusation: “Mais quand ai je dit “bravo”, pendant qu’elles chantaient ou lorsqu’elles se sont arrêtées de chanter?”
Le Qadi répondit:” Lorsqu’elles se sont arrêtées de chanter”
Et notre Imam s’exclama alors:” Allah est le Plus Grand! Je leur ai dit “bravo” car elles se sont arrêtées de chanter et non pour l’avoir fait”
Le grand Qadi se tut et approuva le témoignage d’Abou Hanifa
Deuxième anecdote :
Sufiane Ibn Ibrahim rapporte ce qui suit:
“Un jour, j’étais en compagnie d’Abou Hanifa pour rendre visite à un malade. Un homme, à la vue de Abou Hanifa, changea de chemin..Abou Hanifa l’appela et lui demanda pourquoi il avait agit ainsi. L’homme répondit:” Je te dois 10 Milles dirhams et le délai de remboursement est dépassé, et comme je n’ai pas la somme que je te dois, j’ai eu honte..”
Et Abou Hanifa de répondre:
“Gloire à Allah! Cela t’a amené à changer de chemin à ma vue, et bien, je te fais cadeau d’une somme équivalente à celle que tu me dois, et j’en suis témoin contre moi même, ne change plus de chemin à l’avenir”
Troisième anecdote:
L’Imam Abou Hanifa était réputé aussi pour sa grandeur d’âme, on rapporte à ce
sujet le récit suivant:
” Abou Hanifa avait comme voisin, un jeune homme touché par l’alcool, qui organisait chaque nuit une beuverie avec ses autres compagnons, dans le même état que lui. Ces derniers chantaient, dansaient, et s’enivraient durant la nuit sans se soucier du bon comportement à adopter avec son voisin.
Notre Imam Abou Hanifa était très gêné par le comportement de son voisin et des ses amis, à tel point que l’imam apprit par cœur les paroles de ce que chantaient son voisin et de ses amis, tellement la situation se prolongeait.
Un jour Abou Hanifa, n’entendit pas la voix de son voisin et de ses amis de bouteille, il en fut intrigué et lorsqu’il se renseigna et apprit que son voisin et les amis du voisin ont été arrêtés la veille en état d’ébriété, par les forces de l’ordre, et ils furent emprisonnés.
Et Abou Hanifa dit alors à ses compagnons:” Allons faire libérer notre voisin, car le droit du voisin est un devoir pour nous et Gabriel l’a recommandé au Messager d’Allah ”
Il alla suivi par certains de ses élèves, voir l’émir de la ville.
Lorsque l’émir l’aperçut, il se leva de son siège, et il fit plein d’égard à l’Imam, et il lui dit:” Qu’est ce qui t’amène o Sheikh?”
L’imam de dire:” Je suis venu pour mon voisin qui a été arrêté hier par les policiers, je suis venu te demander de le libérer et je me charge de racheter sa faute”
L’émir répondit:” Je lui rends la liberté ainsi qu’à ses compagnons” et Abou Hanifa le remercia vivement.
L’ordre fut donné au responsable de la prison de les libérer et il fut ainsi, ensuite ils ont été amenés, devant l’émir.
L’émir leur dit:” Je vous ai libérés, par considération pour mon maitre Abou Hanifa!
Remerciez le et invoquez Allah en sa faveur” Et c’est ce qu’ils firent.
Une fois dehors, Abou Hanifa prit son voisin par la main et lui dit:” T’avons nous
abandonner o jeune homme?”
Il lui répondit: “Non maitre! A partir d’aujourd’hui tu ne me verras plus te causer préjudice”
Abou Hanifa prit alors 10 dinars et les donna au jeune homme et lui dit:” Aide toi de cette argent pour compenser ce que tu as perdu lors de ton emprisonnement; n’oublies pas, si tu as besoin de quoi que se soit, n’hésites pas à faire appel à nous, et n’aies aucune pudeur à ce sujet”
Le jeune voisin embrassa la tête de l’Imam et rentra chez lui.
On le vit ensuite fréquenter avec assiduité les cours d’Abou Hanifa , jusqu’à ce qu’il devint un des plus grands jurisconsultes les plus en vue de Koufa”
Quatrième anecdote:
C’est un exemple qui renferme beaucoup de leçons, pour les petits et les plus grands d’entre nous..
On rapporte cette magnifique histoire qui suit:
” Un jour le Calife El Manssour appela l’Imam Malik et lui dit:” Que penses-tu de mon argent?”
L’imam Malik lui répondit:” C’est le meilleur argent”
Le calife appela ensuite l’Imam Abou Hanifa et lui dit:” Que penses-tu de mon argent?”
Abou Hanifa répond ensuite:” O Emir des croyants tu es plus apte que moi à savoir cela”
Le calife appela ensuite l’Imam Ibn Abi Dib et lui dit:” Que penses tu de mon
argent?”
Ibn Abi Dib répondit ensuite:” C’est le plus mauvais argent” Quelques temps après…
Le calife envoya une somme d’argent à l’Imam Malik et ordonna à ses gardes:’
S’il refuse, tranchez-lui le cou” Mais Malik accepta.
Il envoya ensuite une somme d’argent à Ibn Abi Dib , en ordonnant à ses gardes:”
Tranchez-lui le cou s’il accepte” Mais Ibn Abi Dib refusa.
Il envoya alors pour finir une somme d’argent à l’Imam Abou Hanifa et dit a ses gardes:” Dites à Abou Hanifa de mettre cet argent la ou il veut, s’il accepte l’argent emprisonnez le et s’il refuse, emprisonnez le quand même!”
Et Notre Illustre Imam Abou Hanifa de dire: “L’émir des croyants sait d’où il a eu cette argent et il sait le mieux ou le mettre”
Soubhan Allah!
Ces Grands hommes évitaient aussi les postes au pouvoir qu’on leur proposait, des postes très convoités par les gens du commun.. Ainsi quelques temps après, le calife convoqua l’Imam Malik et lui proposa d’assumer les fonctions de juge.. Mais Malik lui répondit:” Je ne suis pas apte pour ce poste o émir des croyants”
Il convoqua ensuite l’Imam Abou Hanifa et lui proposa la même chose, et Abou Hanifa de répondre:
” Je ne suis pas apte pour cela o émirs des croyants, car je suis un auxiliaire, et ce post n’est réservé qu’à un homme noble parmi son peuple”
Il convoqua alors ensuite l’Imam Ibn Abu Dib et lui proposa la même chose, l’imam répondit:
” Je ne suis pas apte pour ce poste, car je suis un Qorayshite, et certes celui qui est ton associé dans la parenté ne peut être ton associé dans ton pouvoir.”
Cinquième anecdote
Cinquième anecdote qui se trouve dans le charh de aquidatou at tahawiya (chapitre 3.1 du premier point de ce livre)
On rapporte qu’un groupe de théologiens spéculateurs (ahl al kalam) d’origine hindou se sont rendus chez Abu Hanifa pour débattre avec lui sur l’existence du Créateur. Il leur fixa rendez-vous un ou deux jours plus tard. Les membres du groupe se présentèrent au rendez-vous et s’adressèrent à lui: “Qu’as-tu à dire?”
L’imam Abu Hanifa répondit:
“Je pense à cette embarcation chargée de marchandises et de biens de toutes sortes. Elle arrive en traversant les flots, jusqu’à s’amarrer au port. Le chargement débarque, puis l’embarcation s’en va,sans avoir à bord de commandant, ni de porteurs”
Les dialecticiens dirent: “C’est à cela que tu penses?”
Il répondit: “Oui”
Ils dirent: “tu n’as donc plus ta raison. Comment peut-on croire qu’une embarcation puisse venir sans commandant de bord, décharger et s’en aller? Ceci est impensable et inconcevable”
Abu Hanifa dit: “Comment se fait-il que votre raison n’accepte point ceci, mais accepte par contre que ces cieux, ce soleil, cette lune, ces étoiles, ces montagnes, ces arbres, ces animaux et ces gens n’aient pas de créateur?”
Le groupe comprit qu’Abu Hanifa s’était adressé à eux selon leur esprit. Face à une telle évidence, ils ne surent que dire.
Tags: Abu Hanifa, imam, savant
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La femme en Islam est une perle préservée et un joyau caché, elle ne doit pas être approchée par n’importe qui. L’Islam applique donc à son égard le principe de la précaution et de la prévention (prévenir vaut mieux que guérir). C’est pour cela que l’Islam interdit à la femme de voyager toute seule sans un proche comme le mari, le père, le frère ou un proche avec qui le mariage n’est pas permis, car le Prophète (qu’Allah soit satisfait de lui) a dit :
« La femme ne doit voyager qu’avec un proche parent (mahram) et aucun homme ne doit entrer chez elle qu’en présence d’un proche parent ». Alors un homme s’écria : Ô Messager d’Allah ! Je voudrais sortir en expédition dans telle ou telle armée alors que ma femme est sortie pour le pèlerinage. –Vas avec elle, lui dit-il. (Al Boukhari (2/658), hadith n° 1763.)
Il se peut que quelqu’un nous objecte : cette interdiction est une limitation de la liberté de la femme et une violation de son droit ! Il est vrai que c’est cela qui tombe sous le sens de prime abord, mais si nous connaissons la sagesse et la raison de cette interdiction, notre appréhension se dissipera et nous saurons que l’Islam par cet acte ne veut rien d’autre que la protection et la sauvegarde de la dignité de la femme…et non son mépris et la limitation de sa liberté. Le voyage très souvent s’accompagne de beaucoup de peines et de difficultés et la femme est de par sa nature, physiquement faible, à cause de tous les événements qu’elle subit comme les menstrues, la grossesse, l’allaitement et aussi psychologiquement faible par ce qu’elle obéit facilement à ses sentiments, est pétulante dans ses agissements et facilement influencée par les artifices aguichants qui l’entourent, et cela n’est pas un défaut, car le Messager d’Allah (qu’Allah soit satisfait de lui) les a nommées verres, faisant allusion à leur délicatesse, leur douceur et la clarté de leur sensibilité. Au cours d’un de ses voyages, comme un garçon nommé Andjacha activait la marche des chameaux par ses chants, le Prophète (qu’Allah soit satisfait de lui) lui dit :
« Doucement, ô Andjacha tu as un chargement de poteries ». (Al Boukhari (5/2294), hadith n° 5857.)
La femme a besoin, au cours du voyage, de celui qui la protège contre les malfaiteurs qui guettent ses biens et son honneur parce que très souvent elle ne peut à cause de sa faiblesse physique, se défendre. Elle a aussi besoin de celui qui assure ses exigences, satisfait ses besoins, s’occupe de ses affaires et lui procure le confort total. En Islam, c’est au mahram de la femme qu’incombe toutes ces tâches afin qu’elle n’ait pas besoin d’un homme étranger.
En réalité le mahram de la femme est considéré comme un serviteur qui lui rend service sans contrepartie et un protecteur contre les malfaiteurs qui lui voudraient du mal.
En quoi cela est-il donc un mépris pour la femme ? C’est plutôt un honneur et une élévation pour la femme que de trouver quelqu’un qui lui est attentionné, lave l’affront qu’on lui fait, la sauvegarde et la protège contre la niaiserie des irresponsables, se met à son service et lui assure tous ses besoins.
Source : womeninislam.ws/fr/le-voyage-femme-proche-parent.aspx
Tags: femme, voyage
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Le mariage Muta’h est illégal d’après le consensus des compagnons, le consensus des savants musulmans, et des quatre écoles de jurisprudence.
Ce type de mariage était permis dans les premiers temps de l’islam, mais il a été très rapidement abrogé et depuis il est resté définitivement interdit et illégal. Malik, Al Bukhari et Muslim rapportent qu’Ali a dit :
« Le prophète d’Allah (sas) a interdit le mariage Muta’h le jour de Khaibar et a interdit de se nourrir de l’âne domestique. »
Muslim, Abu Dawud et Ibn Majah rapportent de Sabrata Al Juhani qu’il était avec le prophète d’Allah (sas) dans une de ses campagnes et il a dit :
« O gens je vous avais permis d’avoir des relations avec des femmes, mais Allah l’a interdit jusqu’au jour du jugement. Aussi celui qui a encore avec lui l’une d’entre elles doit les laisser partir et il ne doit rien reprendre d’elles ce qu’il leur a donné. »
Dans un autre rapport de Sahih Muslim, Sabrata Al Juhani dit quand il a interdit le mariage Muta’h le prophète a dit : « Sachez que c’est interdit à partir de ce jour jusqu’au jour de la résurrection et celui qui a donné quoi que ce soit ne doit pas le reprendre. »
Ces nobles hadiths indiquent l’interdiction du mariage Muta’h. Il s’agit donc des paroles du prophète (sas) et non de ses actes, car le prophète (sas) n’a jamais fait le Muta’h avec aucune femme, il l’a seulement permis à certains compagnons parce qu’ils venaient de sortir récemment de l’ère de l’ignorance. Il le leur a interdit à Khaybar et lors de la conquête de la Mecque.
Ibn Abi Amrata dit :
« C’était seulement une concession dans les premiers jours de l’islam pour ceux qui y était obligés, comme la charogne, le sang et la chair du cochon. Ensuite Allah a parfait la religion et Il l’a interdit. »
En ce qui concerne la parole d’Ibn Abbas statuant que cela est permis, il est établit qu’il a retiré ses propos quand il a su son interdiction comme cela a été rapporté par Tirmidhi :
« Le Muta’h était pratiqué dans les premiers temps de l’islam. Un homme avait l’habitude d’aller dans une ville où il n’était pas connu et se marier avec une femme qui surveillait ses dépenses et prenait soin de ses affaires. Jusqu’à ce que le verset suivant soit révélé :
«et n’ont pas de rapports qu’avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent»
Ainsi toutes les relations intimes sauf les deux citées dans le verset devinrent illicites.”
Ceux qui clament que le Muta’h est permis citent ce verset :
“Puis, de même que vous jouissez d’elles, donnez-leur leur mahr, comme une chose due. Il n’y a aucun péché contre vous à ce que vous concluez un accord quelconque entre vous après la fixation du mahr.”
Ici, il ne s’agit pas du Muta’h, mais des bénéfices et bienfaits des relations obtenues avec les femmes à travers un mariage en bonne et due forme approuvé par la Shariah.
Ibn Umar a dit :
« Le prophète d’Allah nous a permis le mariage Mut’ah trois fois puis nous l’a interdit. Je jure par Allah que je ne laisserai pas une personne mariée pratiquer le Mut’ah sans que je la lapide. »
Il est nécessaire de savoir que ce que le prophète (sas) a rendu illicite est comme ce qu’Allah a rendu illicite parce qu’Allah a rendu son prophète (sas) compétent de décréter le licite et l’illicite, parce que c’est le messager d’Allah (sas) comme Allah le dit :
« Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l’évangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui ; ceux-là seront les gagnants. »
De même Dieu dit :
« Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés. »
Ceux qui prétendent qu’il suffit de regarder dans le coran et renient la Sunnah ont des idées pécheresses et incorrectes et bien qu’elles puissent paraître bonnes au premier abord elles n’apportent en réalité que l’égarement et le châtiment. Nous devons nous tenir au coran et à la Sunnah du prophète (sas) pour rester sains et saufs face aux ruses et trahisons des gens de l’égarement.
source : assunnah nabawih al mutaharat, Ali Sabuni
Tags: mariage, Mutah, sunnah
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Selon les sources provenant des guides sur le Japon, l’Islam a été connu réellement en 1877. En effet, elle fut introduite dans un premier temps, comme une pensée religieuse occidentale. C’est d’ailleurs à ce moment précis que la vie du prophète Muhammad a été traduite en japonais. Cette traduction a permis à l’Islam d’être intégrée dans l’image intellectuelle japonaise, mais seulement comme l’histoire des cultures. Il est nécessaire de rappeler qu’avant le 19 ème siècle, les gouverneurs japonais avaient peur que les chrétiens conquièrent leur Terre, du fait des envois de missionnaires qui prêchaient la Chrétienté. Ainsi, le Japon s’est protégé de toute influence extérieure. Cette interdiction a débuté dès la fin du 16ème siècle jusqu’à la dernière moitié de la 19ème. Par conséquent, peu d’informations sur l’Islam ont atteint le Japon pendant ces siècles.
Puis en 1889, un événement bien particulier, atteste des relations entre le Japon et l’Islam. Un navire naval nommé Ertugrul quitte le port de Constantinople (actuellement appelée Istanbul) en juillet 1889, en direction du Japon. [La Turquie est située pour sa majeure partie (96 %) en Asie (Anatolie), où se trouve sa capitale Ankara, mais une partie du pays se trouve en Europe (4 %), la Thrace. La principale ville, Istanbul, est située entre la Thrace et l’Anatolie, les deux parties de la ville étant séparées par le détroit du Bosphore. C’est la seule ville au monde à cheval sur deux continents.] Pour revenir aux relations entre l’Islam et le Japon, le navire quitta donc le port de Constantinople pour une visite officielle au Japon, afin de commencer des relations diplomatiques entre les deux pays . Malheureusement, sur le trajet du retour, le bâteau coulera lors d’un ouragan. En définitive, il y eut 69 survivants sur 610 membres d’équipage.
Le premier japonais s’étant converti à l’Islam se prénommait Mitsutaro Takaoka. Ainsi en 1909 il prit un nouveau nom : Omar Yamaoka. Cependant, les études récentes ont indiqué qu’un autre japonais connu sous le nom de Torajiro Yamada, était probablement le premier musulman japonais.
Pour la petite histoire : “deux journalistes volontaires, Torajiro Yamada (1866-1957) et Osotora, sont venus à Istanbul en 1892 pour fournir les donations qui avaient été rassemblées partout au Japon, pour le soulagement des familles des victimes du désastre de l’Ertugrul. Le sultan Abdul Hamid II aurait demandé aux deux journalistes de rester à Istanbul pendant deux années, afin d’enseigner le japonais à quelques fonctionnaires de l’armée turque. Pendant cette période, ils se seraient convertis à l’Islam. Ainsi, ils sont donc célébrés en tant que premiers japonais devenus musulmans”.
Ce qui est certain, c’est que le développement de l’Islam et de la communauté musulmane japonaise a réellement débuté après la première guerre mondiale seulement. Les musulmans d’Asie centrale ont alors émigré au Japon : “Un certain nombre de japonais ont alors embrassé l’Islam quand ils ont vu la volonté de ces musulmans du Turkmenistan, d’Uzbekistan, du Tajikistan, du Kurgystan et du Kazakhstan, qui voulaient s’en sortir, et qui ont fait du Japon, une terre de refuge”. Avec la formation de ces petites communautés musulmanes plusieurs mosquées ont été construites, la plus importante d’entre elles étant la mosquée de Kobe construite en 1935 et la mosquée de Tokyo construite en 1938.
L’histoire décrit également que “depuis 1955, les missionnaires de Tabliq du Pakistan, ont commencé à visiter le Japon chaque année pour prêcher l’Islam partout dans le pays. À la fin de 1973, le premier choc pétrolier a éclaté, et a menacé la vie quotidienne des personnes. Ils se sont rendus compte que le pétrole était indispensable dans la vie quotidienne. Et surtout que ces produits provenaient des nations islamiques du Moyen-Orient, tel que l’Arabie Saoudite. Alors les gens ont soudainement montré un vif intérêt pour l’Islam”.
De nos jours, il n’existe aucune évaluation fiable de la population musulmane au Japon. En effet, le gouvernement ne fait aucun recensement sur les religions du pays. Certaines évaluations faites estiment à 100 000 le nombre de musulmans au Japon, et d’autres plus vers 200 000. Environ 90% seraient des résidants étrangers, et 10% seraient des japonais convertis. Toujours selon des évaluations, à l’heure actuelle, les indonésiens, le bangladeshis, les pakistanais, et les iraniens composeraient les plus grandes communautés des musulmans étrangers au Japon.
La communauté musulmane au Japon est elle-même extrêmement petite (comparée à la population totale), qui s’élève à plus de 120 millions de citoyens. Les étudiants, ainsi que les ouvriers immigrés constituent un grand segment de cette communauté. Ils sont concentrés dans de grandes villes urbaines telles que Hiroshima, Kyoto, Nagoya, Osaka et Tokyo.
De nombreuses structures sont présentes, et se développent de plus en plus au Japon pour la communauté musulmane (japonais musulmans compris) :
- il y a plusieurs mosquées au Japon. La plus importante est celle de Tokyo.
- l’association musulmane d’étudiants, et quelques sociétés locales organisent les camps et les rassemblements périodiques dans le but d’améliorer les enseignements islamiques, et de renforcer les relations de confrérie parmi les musulmans.
- le centre islamique de Tokyo créé en 1970, a édité plus de 40 livres et autres publications au sujet de l’islam en japonais. Ce centre projette également de construire la première école islamique au Japon. Selon le rapport de l’agence iranienne de presse coranique, le comité de gestion du centre islamique de Tokyo a acheté une parcelle dans laquelle sera construite la future école islamique.
Ainsi, l’histoire de l’Islam au Japon n’est pas prête de s’arrêter. En effet, il reste encore un certain nombre d’efforts à fournir par le gouvernement japonais, pour que la communauté musulmane s’épanouisse au maximum…
Tiphaine Bellambe pour buddhachannel.tv
Japanese links :
http://www.kobemosque.org/
http://www.osakamosque.org/
http://www.islamjapan.net/
http://www.islamcenter.or.jp/
Tags: islam, japon
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J’ai entendu dire en de nombreuses occasions que l’école de jurisprudence shaféite est un Madhab du hadith et que celui qui voudra surpasser l’école de jurisprudence en termes de preuves devra se lever de bon matin.
L’imam Bukhari était shaféite bien que certains savants prétendent le contraire. Les imams Muslim et Nas’ai étaient aussi chaféites (signalons que le Sahih de Muslim et les Sunan d’al Nasa’i sont considérés comme les deuxième et troisième recueils de hadiths en terme d’authenticité après le Sahih de Bukhari) tout comme l’Imam Bayhaqi, Ibn Hibban, et al-Hakim étaient shaféites. L’imam Ahmad b. Hanbal n’était pas shaféite, mais un étudiant de l’imam Shaféi, mais il avait tellement d’estime pour son professeur qu’il ne donnait pas de fatawa quand l’imam Shaféi était en Iraq. Al Daraqutni, le maitre incontesté des défauts cachés des hadiths (‘ilal), une aptitude qui demande beaucoup de connaissances des hadiths, suivait aussi l’école de jurisprudence shaféite. Al hakim at Tirmidhi (à ne pas confondre avec Abu Isa Al Tirmidhi, le compilateur des Sunan at-Tirmidhi), un autre géant du hadith (qui était aussi un soufi de haut rang, souvent comparé au Shaykh al Akbar dans son style) suivait l’école shaféite tout comme Ibn Khuzayma.
Probablement le personnage plus influent dans l’étude de la terminologie du hadith (mustalah al hadith) était al Hafiz Ibn Salah. La plus part des livres du mustalah al hadith étaient basés sur son fameux muqaddima, depuis le 6 siècle. Lui, comme la plus part des autres célèbres savants du hadith des siècles qui suivirent comme Hafiz al Iraqi (l’auteur du notoire alfiyya in mustalah), al Hafiz al Dhahabi , l’imam al Nawawi, al Munawi, Nur al din al Haythami (l’auteur de Majma al Zawa’id) et pour finir Amir al-Mu’minin fi’l-hadith Ibn Hajar al-‘Asqalani, étaient Shafi’ites.
Toute personne étant un peu familière avec les livres de hadiths appréciera ce que cela peut signifier que tous ces érudits ait été Shafi’tes. Ce n’est pas un euphémisme qu’en 1000 ans d’érudition Shafi’ite, chaque petit hadith du Prophète (qu’Allah le bénisse et lui donne la paix) a été bien analysé par ces Imams. Ils tous ont cru que l’école Shaféite correspondait le mieux aux quantités de hadiths.
Quand j’ouvre, par exemple, Hashiyat Al Bajuri sur Abi Shuja’, une œuvre en deux volumes écrits il y a environ 200 ans, je sais que les lois de jurisprudence que Bajuri a transmis (pratiquement sans donner aucunes preuves) ont été vérifiées et revérifiées par des centaines de muhaddithin de premier rang et des fuqaha pendant les mille ans qui l’ont précédé. Celui qui dit que Bajuri était un homme et moi j’en suis un, ne sait pas de quoi il parle. Il ne s’agit pas de moi par rapport à Bajuri. Il s’agit de moi m’opposant à tous les noms auxquels se renvoient les deux premiers paragraphes et beaucoup d’autres.
Aucun frère, ni cheikh (suivant l’école de jurisprudence shaféite) répondant à des questions ne prétend à l’ijtihad. Ils transmettent seulement les jugements. Tout ce qu’ils ont fait a été d’étudier ce que l’école de jurisprudence shaféite a préconisé sur les questions qui ont été soulevées, puis ils ont communiqué le jugement au groupe. Parfois il se peut qu’ils mentionnent un hadith ou un verset pour nous donner un indice afin de nous permettre de savoir comment ces jugements ont été dérivés, mais l’important est surtout de nous transmettre ce que les imams shaféites ont dit, en gardant à l’esprit que leur position correspond complètement aux instructions du coran et de la sunna.
Quand cela est possible les réponses de jurisprudence sont données avec toutes les références aux sources qui ont abouti à tel jugement (textes juridique et pages).
wassalamu ‘alaykum
Ecrit par Hamza.
Tags: hadith, madhab, shafei
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