Monthly Archives: April 2010

Connaître l’islam

Comment présenter l’islam en un jour ou presque à des musulmans non initiés ou à des convertis? Mission Impossible penseront certains, c’est pourtant le but majeur atteint dans ce livre.

L’auteur, Ali tantawi, revient sur certaines terminologies pour les clarifier, puis il explique les règles de la croyance d’une manière logique. Il expose ensuite la croyance en Dieu, l’Unicité de Dieu, les manifestations de la Foi, la croyance au Jour dernier, à la Prédetermination, à l’Invisible, aux Anges et aux Djinns, aux Prophètes et aux Livres.

Un bel ouvrage tout en simplicité et en clarté, à la fois philosophique et moderne, très réussi, à offrir et à conseiller, notamment à tous ceux et celles qui font leurs premiers pas dans la religion musulmane.

Cheikh ‘Alî Tantâwî est né à Damas (Syrie) en 1327 (Hg), soit 1909 de l’ère chrétienne. Son nom de famille vient de la ville Egyptienne Tanta que sa famille quitta pour la Syrie. Il grandit dans une famille savante et pieuse. Sa formation fut double : l’enseignement traditionnel auprès de son père et celui de la faculté de droit de l’université de Damas.
Il enseigna aux instituts et universités de Damas, de Baghdad, de Beyrouth, de Riyad et de la Mecque. Il fut Président du Tribunal de Grande Instance de Damas et Conseiller à la Cour de Cassation.
Il rédigea le Code Civil, le Code de AL IFTA (Jurisprudence) et fonda le Conseil Supérieur de la Jurisprudence.
Il rédigea les programmes de l’enseignement religieux et de la langue arabe des écoles du Ministère des Fondations en Syrie.
Il participa à la création d’associations islamiques en Syrie, dont la plus ancienne fut “Association pour la Guidance Islamique” fondée en l’an 1350 Hg.
Il s’est occupé très tôt de l’Appel à l’Islam en éditant “Lettres pour la Réforme” ou “Lettres de Saif AI Islam” en l’an 1349 Hg. Sa participation aux causes nationales est méritoire. Ce fut le Président du Haut Comité des Etudiants en Syrie de 1929 à 1931.

Il lutta entre autres contre le colonialisme français. Sa contribution est à souligner dans la défense des causes islamiques en Syrie, Egypte, Pakistan, Indonésie, Algérie…
Il participa au Congrès d’Al Quds en 1953 pour soutenir la cause palestinienne.
Le journalisme l’occupa en éditant la revue de la “Renaissance” en 1930, première revue islamique en Syrie. Il est l’auteur de milliers d’articles parus dans les revues arabes et islamiques traitant de la religion, de la politique et du social. Son mérite fut qu’il était l’un des premiers à transformer certains journaux de l’arabité à l’Islam.
Ses livres avoisinent la cinquantaine.
Ses émissions à la radio et à la télévision l’ont rendu célèbre, dont particulièrement l’émission télévisée “Lumière et Guidance” qui dura plus de vingt cinq ans.
Il réforma plusieurs concepts et montra l’imposture de la séparation entre la Religion, l’Etat, et la politique, ou entre la Religion et la science.
Durant plus de soixante ans, par son action sans relâche pour appeler à l’Islam, notre honorable Professeur reste l’un des grands leaders du renouveau islamique de ce vingtième siècle.

“Voilà pour les gens une communication, afin qu’ils soient avertis et sachent seulement ceci : qu’il est Dieu Unique ; et afin que se  rappellent  les  doués d’intelligence”.

Qur’âne (V. 52/S. 14)

Please follow and like us:
0

Mouhammad comme si tu le voyais

Ce livre est magnifique, on ne peut pas tarir d’éloges ni à propos du sujet du livre, ni à propos de l’auteur, ni à propos du traducteur.

Aid Qarni est un docteur en religion, il connaît de nombreux Ahâdith par coeur environ 5000, il a donné de nombreux cours, des conférences et il a également publié de nombreux ouvrages sur différents domaines de la religion. C’est surtout un formidable narrateur sur la vie du prophète. C’est aussi un amateur de belles lettres, et de poèmes.

Voici quelques des passages des premières pages de l’introduction :

Louange à Dieu et que la prière et le salut soient sur le serviteur de Dieu et Son Messager, Mouhammad, sur sa famille et ses compagnons. Ensuite :

Je ne peux, certes, faire preuve de neutralité, dans mes écrits sur la personne la plus aimée de mon coeur, à savoir Mouhammad le Messager de Dieu. En effet, je n’écris pas sur un leader politique qui a présenté à son peuple sa thèse politique et a proposé à ses partisans ses idées afin d’établir un état dans une des contrées de la terre, non j’écris sur le Messager du Dieu de l’univers, envoyé comme miséricorde pour tous les hommes.

Non je peux faire preuve de neutralité en écrivant sur lui, car je n’écris pas sur un calife parmi les califes, qui a des soldats et des bannières ainsi que des concentrations de troupes, un calife qui a des tonnes et des tonnes d’or et d’argent ainsi que des cheveaux impétueux, des bestiaux et des plantations; non, j’écris sur la miséricorde qui guide sur le droit chemin et sur le bienfait généreux, à savoir Mouhammad.

(…)

J’écris sur le plus précieux des hommes; le plus honorable parmi les gens, le meilleur des êtres et la plus pure des créatures dans l’univers. Ma référence en ce sens est le registre d’amour gardé dans mon coeur et ma source en cela est le registre d’admiration gravé dans ma mémoire. C’est comme si j’écrivais avec les nerfs de mon corps et avec les artères de mon coeur; et c’est comme si mon encre était formée de mon sang et de mes larmes.”

Please follow and like us:
0