Monthly Archives: June 2010

Voyage de la femme

La femme en Islam est une perle préservée et un joyau caché, elle ne doit pas être approchée par n’importe qui. L’Islam applique donc à son égard le principe de la précaution et de la prévention (prévenir vaut mieux que guérir). C’est pour cela que l’Islam interdit à la femme de voyager toute seule sans un proche comme le mari, le père, le frère ou un proche avec qui le mariage n’est pas permis, car le Prophète (qu’Allah soit satisfait de lui) a dit :

« La femme ne doit voyager qu’avec un proche parent (mahram) et aucun homme ne doit entrer chez elle qu’en présence d’un proche parent ». Alors un homme s’écria : Ô Messager d’Allah ! Je voudrais sortir en expédition dans telle ou telle armée alors que ma femme est sortie pour le pèlerinage. –Vas avec elle, lui dit-il. (Al Boukhari (2/658), hadith n° 1763.)

Il se peut que quelqu’un nous objecte : cette interdiction est une limitation de la liberté de la femme et une violation de son droit ! Il est vrai que c’est cela qui tombe sous le sens de prime abord, mais si nous connaissons la sagesse et la raison de cette interdiction, notre appréhension se dissipera et nous saurons que l’Islam par cet acte ne veut rien d’autre que la protection et la sauvegarde de la dignité de la femme…et non son mépris et la limitation de sa liberté. Le voyage très souvent s’accompagne de beaucoup de peines et de difficultés et la femme est de par sa nature, physiquement faible, à cause de tous les événements qu’elle subit comme les menstrues, la grossesse, l’allaitement et aussi psychologiquement faible par ce qu’elle obéit facilement à ses sentiments, est pétulante dans ses agissements et facilement influencée par les artifices aguichants qui l’entourent, et cela n’est pas un défaut, car le Messager d’Allah (qu’Allah soit satisfait de lui) les a nommées verres, faisant allusion à leur délicatesse, leur douceur et la clarté de leur sensibilité. Au cours d’un de ses voyages, comme un garçon nommé Andjacha activait la marche des chameaux par ses chants, le Prophète (qu’Allah soit satisfait de lui) lui dit :

« Doucement, ô Andjacha tu as un chargement de poteries ». (Al Boukhari (5/2294), hadith n° 5857.)

La femme a besoin, au cours du voyage, de celui qui la protège contre les malfaiteurs qui guettent ses biens et son honneur parce que très souvent elle ne peut à cause de sa faiblesse physique, se défendre. Elle a aussi besoin de celui qui assure ses exigences, satisfait ses besoins, s’occupe de ses affaires et lui procure le confort total. En Islam, c’est au mahram de la femme qu’incombe toutes ces tâches afin qu’elle n’ait pas besoin d’un homme étranger.

En réalité le mahram de la femme est considéré comme un serviteur qui lui rend service sans contrepartie et un protecteur contre les malfaiteurs qui lui voudraient du mal.

En quoi cela est-il donc un mépris pour la femme ? C’est plutôt un honneur et une élévation pour la femme que de trouver quelqu’un qui lui est attentionné, lave l’affront qu’on lui fait, la sauvegarde et la protège contre la niaiserie des irresponsables, se met à son service et lui assure tous ses besoins.

Source : womeninislam.ws/fr/le-voyage-femme-proche-parent.aspx

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Muta’h

Le mariage Muta’h est illégal d’après le consensus des compagnons, le consensus des savants musulmans, et des quatre écoles de jurisprudence.

Ce type de mariage était permis dans les premiers temps de l’islam, mais il a été très rapidement abrogé et depuis il est resté définitivement interdit et illégal. Malik, Al Bukhari et Muslim rapportent qu’Ali a dit :

« Le prophète d’Allah (sas) a interdit le mariage Muta’h le jour de Khaibar et a interdit de se nourrir de l’âne domestique. »

Muslim, Abu Dawud et Ibn Majah rapportent de Sabrata Al Juhani qu’il était avec le prophète d’Allah (sas) dans une de ses campagnes et il a dit :

« O gens je vous avais permis d’avoir des relations avec des femmes, mais Allah l’a interdit jusqu’au jour du jugement. Aussi celui qui a encore avec lui l’une d’entre elles doit les laisser partir et il ne doit rien reprendre d’elles ce qu’il leur a donné. »

Dans un autre rapport de Sahih Muslim, Sabrata Al Juhani dit quand il a interdit le mariage Muta’h le prophète a dit : « Sachez que c’est interdit à partir de ce jour jusqu’au jour de la résurrection et celui qui a donné quoi que ce soit ne doit pas le reprendre. »

Ces nobles hadiths indiquent l’interdiction du mariage Muta’h. Il s’agit donc des paroles du prophète (sas) et non de ses actes, car le prophète (sas) n’a jamais fait le Muta’h avec aucune femme, il l’a seulement permis à certains compagnons parce qu’ils venaient de sortir récemment de l’ère de l’ignorance. Il le leur a interdit à Khaybar et lors de la conquête de la Mecque.

Ibn Abi Amrata dit :

« C’était seulement une concession dans les premiers jours de l’islam pour ceux qui y était obligés, comme la charogne, le sang et la chair du cochon. Ensuite Allah a parfait la religion et Il l’a interdit. »

En ce qui concerne la parole d’Ibn Abbas statuant que cela est permis, il est établit qu’il a retiré ses propos quand il a su son interdiction comme cela a été rapporté par Tirmidhi :

« Le Muta’h était pratiqué dans les premiers temps de l’islam. Un homme avait l’habitude d’aller dans une ville où il n’était pas connu et se marier avec une femme qui surveillait ses dépenses et prenait soin de ses affaires. Jusqu’à ce que le verset suivant soit révélé :

«et n’ont pas de rapports qu’avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent»

Ainsi toutes les relations intimes sauf les deux citées dans le verset devinrent illicites.”

Ceux qui clament que le Muta’h est permis citent ce verset :

“Puis, de même que vous jouissez d’elles, donnez-leur leur mahr, comme une chose due. Il n’y a aucun péché contre vous à ce que vous concluez un accord quelconque entre vous après la fixation du mahr.”

Ici, il ne s’agit pas du Muta’h, mais des bénéfices et bienfaits des relations obtenues avec les femmes à travers un mariage en bonne et due forme approuvé par la Shariah.

Ibn Umar a dit :

« Le prophète d’Allah nous a permis le mariage Mut’ah trois fois puis nous l’a interdit. Je jure par Allah que je ne laisserai pas une personne mariée pratiquer le Mut’ah sans que je la lapide. »

Il est nécessaire de savoir que ce que le prophète (sas) a rendu illicite est comme ce qu’Allah a rendu illicite parce qu’Allah a rendu son prophète (sas) compétent de décréter le licite et l’illicite, parce que c’est le messager d’Allah (sas) comme Allah le dit :

« Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l’évangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui ; ceux-là seront les gagnants. »

De même Dieu dit :

« Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés. »

Ceux qui prétendent qu’il suffit de regarder dans le coran et renient la Sunnah ont des idées pécheresses et incorrectes et bien qu’elles puissent paraître bonnes au premier abord elles n’apportent en réalité que l’égarement et le châtiment. Nous devons nous tenir au coran et à la Sunnah du prophète (sas) pour rester sains et saufs face aux ruses et trahisons des gens de l’égarement.

source : assunnah nabawih al mutaharat, Ali Sabuni

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Madhab Shafiite et Hadiths

J’ai entendu dire en de nombreuses occasions que l’école de jurisprudence shaféite est un Madhab du hadith et que celui qui voudra surpasser l’école de jurisprudence en termes de preuves devra se lever de bon matin.

L’imam Bukhari était shaféite bien que certains savants prétendent le contraire. Les imams Muslim et Nas’ai étaient aussi chaféites (signalons que le Sahih de Muslim et les Sunan d’al Nasa’i sont considérés comme les deuxième et troisième recueils de hadiths en terme d’authenticité après le Sahih de Bukhari) tout comme l’Imam Bayhaqi, Ibn Hibban, et al-Hakim étaient shaféites. L’imam Ahmad b. Hanbal n’était pas shaféite, mais un étudiant de l’imam Shaféi, mais il avait tellement d’estime pour son professeur qu’il ne donnait pas de fatawa quand l’imam Shaféi était en Iraq. Al Daraqutni, le maitre incontesté des défauts cachés des hadiths (‘ilal), une aptitude qui demande beaucoup de connaissances des hadiths, suivait aussi l’école de jurisprudence shaféite. Al hakim at Tirmidhi (à ne pas confondre avec Abu Isa Al Tirmidhi, le compilateur des Sunan at-Tirmidhi), un autre géant du hadith (qui était aussi un soufi de haut rang, souvent comparé au Shaykh al Akbar dans son style) suivait l’école shaféite tout comme Ibn Khuzayma.

Probablement le personnage plus influent dans l’étude de la terminologie du hadith (mustalah al hadith) était al Hafiz Ibn Salah. La plus part des livres du mustalah al hadith étaient basés sur son fameux muqaddima, depuis le 6 siècle. Lui, comme la plus part des autres célèbres savants du hadith des siècles qui suivirent comme Hafiz al Iraqi (l’auteur du notoire alfiyya in mustalah), al Hafiz al Dhahabi , l’imam al Nawawi, al Munawi, Nur al din al Haythami (l’auteur de Majma al Zawa’id) et pour finir Amir al-Mu’minin fi’l-hadith Ibn Hajar al-‘Asqalani, étaient Shafi’ites.

Toute personne étant un peu familière avec les livres de hadiths appréciera ce que cela peut signifier que tous ces érudits ait été Shafi’tes. Ce n’est pas un euphémisme qu’en 1000 ans d’érudition Shafi’ite, chaque petit hadith du Prophète (qu’Allah le bénisse et lui donne la paix) a été bien analysé par ces Imams. Ils tous ont cru que l’école Shaféite correspondait le mieux aux quantités de hadiths.

Quand j’ouvre, par exemple, Hashiyat Al Bajuri sur Abi Shuja’, une œuvre en deux volumes écrits il y a environ 200 ans, je sais que les lois de jurisprudence que Bajuri a transmis (pratiquement sans donner aucunes preuves) ont été vérifiées et revérifiées par des centaines de muhaddithin de premier rang et des fuqaha pendant les mille ans qui l’ont précédé. Celui qui dit que Bajuri était un homme et moi j’en suis un, ne sait pas de quoi il parle. Il ne s’agit pas de moi par rapport à Bajuri. Il s’agit de moi m’opposant à tous les noms auxquels se renvoient les deux premiers paragraphes et beaucoup d’autres.

Aucun frère, ni cheikh (suivant l’école de jurisprudence shaféite) répondant à des questions ne prétend à l’ijtihad. Ils transmettent seulement les jugements. Tout ce qu’ils ont fait a été d’étudier ce que l’école de jurisprudence shaféite a préconisé sur les questions qui ont été soulevées, puis ils ont communiqué le jugement au groupe. Parfois il se peut qu’ils mentionnent un hadith ou un verset pour nous donner un indice afin de nous permettre de savoir comment ces jugements ont été dérivés, mais l’important est surtout de nous transmettre ce que les imams shaféites ont dit, en gardant à l’esprit que leur position correspond complètement aux instructions du coran et de la sunna.

Quand cela est possible les réponses de jurisprudence sont données avec toutes les références aux sources qui ont abouti à tel jugement (textes juridique et pages).

wassalamu ‘alaykum

Ecrit par Hamza.

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