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L’imâm dirige la prière des gens en deux Raka’ah en faisant un premier « Takbîr al-Ihrâm », ensuite il fait six « Takbîrât », puis il récite la « Fâtiha » et la sourate « Qaf » dans la première Raka’ah, et dans la deuxième Raka’ah, il se lève en faisant le « Takbîr ». Après s’être levé, il prononce cinq « Takbîrât », et il récite sourate « al-Fâtiha » et ensuite la sourate « al-Qamar ». C’est ainsi que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) récitait dans les prières des deux fêtes. Mais si l’imâm le veut, il peut réciter la sourate « al-A’la » dans la première Raka’ah, et la sourate « al-Ghâchiyah » dans la deuxième.

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La paix intérieure est un besoin universel. Il n’existe personne, sur cette terre, qui n’aspire pas à la paix intérieure. Il ne s’agit pas d’un phénomène moderne ; cette paix, chacun y a aspiré à travers les âges, indépendamment de sa couleur, ses croyances, sa religion, sa race, sa nationalité, son âge, son sexe, ses richesses ou l’avancement technologique de son peuple.

Les gens ont emprunté divers chemins pour tenter de trouver la paix intérieure : certains ont cru la trouver dans l’argent, dans les drogues, dans la musique ou la méditation, tandis que d’autres l’ont cherchée dans leur tendre moitié, dans leur carrière professionnelle ou à travers leurs enfants, etc.

Pourtant, chez la majorité des gens, cette quête est perpétuelle. De nos jours, on nous a amené à croire que l’avancement technologique et la modernisation peuvent nous apporter un confort physique à travers lequel la paix intérieure est possible.

Cependant, si nous considérons la nation la plus industrialisée et la plus avancée du monde, du point de vue technologique (les États-Unis), ce raisonnement ne tient pas la route. Les statistiques démontrent qu’aux États-Unis, près de 20 millions d’adultes souffrent chaque année de dépression. Et qu’est-ce que la dépression, si ce n’est une absence totale de paix intérieure ?

De plus, en l’an 2000, dans ce pays, le nombre de personnes mortes par suicide était deux fois plus élevé que le nombre de personnes mortes du sida. Mais les médias étant ce qu’ils sont, nous entendons plus parler des décès dus au sida que des gens qui se suicident. Par ailleurs, plus de personnes meurent par suicide que par homicide, aux États-Unis, qui ont pourtant un taux d’homicides déjà très élevé.

Donc, l’avancement technologique et la modernisation n’ont apporté ni la sérénité ni la paix intérieure. Au contraire, en dépit du confort que nous a apporté la modernisation, nous sommes encore plus éloignés de cette paix que ne l’étaient nos ancêtres.

Pour la plupart d’entre nous, la paix intérieure demeure une chose quasi insaisissable, difficilement atteignable.

Nous sommes nombreux à confondre les plaisirs de cette vie avec la paix intérieure ; nous tirons un plaisir de nombreuses choses, que ce soit de l’argent, des relations sexuelles ou de diverses activités quotidiennes. Mais ces plaisirs ne durent pas : ils viennent et ils partent. Oui, nous éprouvons certains plaisirs, de temps à autres, mais nous ne devons pas les confondre avec la paix intérieure. La véritable paix intérieure peut être définie comme un sentiment de stabilité et de contentement qui nous aide à passer au travers des difficultés et des épreuves qui se présentent à nous au cours de notre vie.

Nous devons comprendre que la paix absolue est une chose qui n’existera jamais en ce monde, car si nous nous fions à la définition du dictionnaire, la paix est l’absence de guerre ou de conflits civils ; n’a-t-il jamais existé une période de l’histoire dépourvue de tout conflit ? Il y a toujours une guerre ou un conflit civil en cours, en ce monde. Si nous considérons la paix à un niveau national, alors nous pouvons la définir comme l’absence de désordre public et comme un sentiment général de sécurité ; mais nommez-moi un seul endroit, en ce monde, où l’on trouve cela. Si nous considérons la paix à un niveau social (famille, travail), alors la paix est l’absence de désaccords et de disputes ; mais un tel environnement existe-t-il ? Il existe bien certains endroits, en ce monde, que l’on peut considérer comme calmes, paisibles et tranquilles, certaines îles, par exemple, mais il s’agit d’une paix qui peut, à tout instant, être troublée par une tempête ou un ouragan qui viendra tout détruire.

Dieu dit, dans le Coran :

« Nous avons certes créé l’homme pour une vie de lutte. » (Coran 90:4)

C’est là la nature même de nos vies, qui sont faites de labeur et de luttes, de hauts et de bas, de moments difficiles et d’autres moins difficiles.

Nos vies sont ponctuées d’épreuves de toutes sortes, tel que Dieu l’affirme, dans le Coran :

« Et Nous vous éprouverons certainement par un peu de peur, de faim, de pertes de biens, de gens et de récoltes. Mais annonce la bonne nouvelle à ceux qui sont patients. » (Coran 2:155)

Pour passer au travers ces épreuves, au travers cette vie de labeur et de lutte, la patience est essentielle. Et cette patience ne peut se manifester que si nous possédons une véritable paix intérieure.

En dépit des épreuves, du labeur et des luttes quotidiennes, il nous est possible d’atteindre cette paix intérieure qui nous amènera à vivre en paix avec notre entourage, avec notre environnement et avec le monde dans lequel nous vivons.

Bien sûr, dans notre quête de paix intérieure, des obstacles se dresseront sur notre route. Nous devons donc identifier ces obstacles qui, dans nos vies, nous empêchent d’atteindre cette paix et développer une stratégie pour les éloigner de nous. Ces obstacles ne disparaîtront pas de nos vies simplement en le souhaitant très fort ; nous devons développer une stratégie par étapes pour nous en débarrasser. Comment ?

La première étape consiste à identifier ces obstacles. Nous devons être conscients de leur présence, car si nous n’arrivons pas à les identifier, nous ne pourrons, évidemment, les éloigner ni les faire disparaître.

La deuxième étape consiste à les reconnaître et à accepter leur présence. Par exemple, la colère est l’un des plus grands obstacles à la paix intérieure. Si une personne nourrit de la colère au fond d’elle-même et qu’elle finit par exploser, comment peut-elle posséder une paix intérieure dans ces circonstances ? C’est impossible. La personne doit donc être capable de reconnaître que cette colère, en elle, est un obstacle à la paix intérieure.

Cependant, si une personne affirme que « oui, je sais que c’est un obstacle ; mais moi, je ne me mets pas en colère », cette personne a un problème car elle n’a pas été en mesure de reconnaître cet obstacle et refuse d’admettre la réalité. Elle ne peut donc se débarrasser de cet obstacle.

Ces obstacles qui font partie de nos vies, nous pouvons les classer en diverses catégories : problèmes personnels, familiaux et financiers, pressions au travail et incertitudes spirituelles.

SAVOIR ACCEPTER LE DESTIN

Nous avons tant de problèmes et d’obstacles à affronter, dans nos vies, qu’ils sont comme des maladies. Si nous essayons de nous en occuper en les prenant un à la fois, nous n’en viendrons jamais à bout. Nous devons donc les identifier, les classer en diverses catégories et nous occuper de toute une catégorie à la fois plutôt que de tenter de nous occuper de chacun individuellement.

Nous devons être capables de distinguer les obstacles sur lesquels nous avons un contrôle de ceux qui échappent à notre contrôle. Bien que nous percevions ceux qui échappent à notre contrôle comme des obstacles, en réalité, ils ne le sont pas. Ces « obstacles » sont des choses que Dieu nous a destinées et que nous interprétons peut-être de façon erronée. Par exemple, une personne qui naît avec la peau noire dans un monde qui favorise largement les Blancs, ou qui naît pauvre dans un monde qui favorise les riches, ou encore qui a une petite taille, qui naît infirme ou qui naît avec tout problème physique qui peut être considéré comme un handicap.

Ce sont là des choses qui échappent totalement à notre contrôle. Nous n’avons pas choisi la famille dans laquelle nous sommes nés, nous n’avons pas choisi notre corps, nous n’avons pas participé à ces décisions. Même si nous considérons ces choses comme des obstacles, nous devons nous armer de patience et comprendre qu’au fond, elles ne sont pas vraiment des obstacles. Dieu dit dans le Coran :

« Mais il se peut que vous détestiez une chose alors qu’elle est bonne pour vous, et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle est mauvaise pour vous. Dieu sait, tandis que vous ne savez pas. » (Coran 2:216)

Il est possible, donc, que les obstacles qui échappent à notre contrôle nous déplaisent et que nous souhaitions les faire disparaître de notre vie. D’ailleurs, certaines personnes dépensent de folles sommes d’argent pour tenter d’y parvenir. Michael Jackson en est un bon exemple. Il est né avec la peau noire dans un monde qui favorise les Blancs ; pour tenter d’échapper à son sort, il a dépensé de grosses sommes d’argent en chirurgies esthétiques de toutes sortes avec pour seul résultat un désastre total.

La paix intérieure ne peut être atteinte que si nous arrivons à accepter et à endurer avec patience ces obstacles qui échappent à notre contrôle et à reconnaître qu’ils font partie du destin que Dieu a décidé pour nous.

Il faut comprendre que ce qui nous arrive malgré nous, Dieu y a mis quelque chose de bien, que nous arrivions ou non à en saisir l’aspect positif. Nous devons donc l’accepter.

Je me souviens d’un article, dans un journal, qu’accompagnait la photo d’un Égyptien qui souriait. Il arborait un très large sourire ; ses bras étaient écartés et ses pouces tournés vers le haut ; son père l’embrassait sur une joue, tandis que sa sœur l’embrassait sur l’autre.

Sous la photo, il y avait une légende. Cet homme avait failli embarquer sur un vol de Gulf Air, la veille, qui assurait la liaison entre Le Caire et Bahreïn. Il s’était précipité à l’aéroport pour ne pas rater son vol, mais n’avait pu monter à bord, car selon les autorités, il manquait un cachet sur son passeport (au Caire, on exige souvent de nombreux cachets sur un même document). Comme il était enseignant à Bahreïn et que ce vol était le dernier de la journée à assurer la liaison entre les deux villes, il craignait, s’il le ratait, ne pouvoir justifier son absence et perdre son emploi. Alors il insista beaucoup pour qu’on le laisse monter à bord, allant même jusqu’à faire une véritable scène, mais en vain ; on ne le laissa pas monter et l’avion partit sans lui. Il retourna chez lui (au Caire) désespéré, convaincu qu’il serait renvoyé dès le lendemain. Sa famille le consola du mieux qu’elle put et lui dit de ne pas s’en faire. Le lendemain, il apprit, aux nouvelles, que l’avion à bord duquel il avait tant voulu monter s’était écrasé et qu’il n’y avait aucun survivant. Et voilà pourquoi, sur cette photo, il était dans une telle extase : la veille, le fait de ne pas arriver à monter à bord avait été pour lui une véritable tragédie et il avait eu le sentiment que sa carrière était finie. Et maintenant, il comprenait qu’il l’avait échappé belle.

Ce sont là des signes clairs, et l’on retrouve des signes similaires dans l’histoire de Moïse et Al-Khadir (que nous retrouvons dans la sourate Al-Kahf (la Caverne)). Lorsqu’Al-Khadir fit un trou dans le bateau de ces gens qui avaient été assez gentils pour les prendre à leur bord, Moïse et lui, afin de les aider à traverser la rivière, Moïse demanda à Al-Khadir pourquoi il avait fait cela ?

Lorsque les propriétaires du bateau virent le trou qui avait été fait, ils se demandèrent qui l’avait fait et se dirent que c’était un acte particulièrement méchant. Peu de temps après, le roi vint au bord de la rivière et réquisitionna tous les bateaux qui s’y trouvaient, sauf celui qui était troué. Alors les propriétaires du bateau louèrent Dieu d’avoir fait en sorte que leur bateau soit troué, ce qui l’empêcha d’être pris par le roi.

Il existe également d’autres choses que nous percevons comme des obstacles dans nos vies. Ce sont ces choses que nous n’arrivons pas à expliquer, lorsqu’elles se produisent. Pour certains, la frustration ressentie face à cette incompréhension peut même les amener jusqu’au rejet de la foi. Quand on écoute parler l’athée, qui a rejeté Dieu, on réalise vite qu’il ne possède aucune paix intérieure. Pourquoi est-il devenu athée ? Il n’est pas normal de ne pas croire en Dieu et il est tout naturel d’y croire, car c’est Lui qui nous a créés, avec une inclination naturelle à croire en Lui.

Dieu dit dans le Coran :

« Dirige tout ton être, exclusivement vers la religion, selon la nature innée dont Dieu a pourvu les hommes à leur création. Ce que Dieu a créé ne saurait être modifié. Telle est la religion droite, mais la plupart des hommes ne savent pas. » (Coran 30:30)

Le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

« Chaque enfant naît avec une saine nature (i.e. il naît soumis à Dieu avec une inclination naturelle à croire en Lui)… » (Sahih Al-Boukhari, Sahih Mouslim)

Telle est la nature véritable de l’être humain ; mais la personne qui devient athée sans que personne ne lui ait parlé d’athéisme dans son enfance ou sa jeunesse le devient souvent suite à un traumatisme ou une tragédie qu’elle n’est pas parvenue à expliquer.

Par exemple, un athée peut raconter qu’il avait une tante qu’il aimait beaucoup, qui était une très bonne personne aimée de tous. Puis, un jour, alors qu’elle traversait la rue, une voiture sortie de nulle part la frappa et elle en mourut. Pourquoi cet accident lui est-il arrivé à elle plutôt qu’à n’importe qui d’autre ? Pourquoi ? La personne ne trouve aucune explication. Ou encore, un athée peut raconter avoir perdu un enfant en bas âge et demander pourquoi c’est arrivé à son enfant et pas à celui d’un autre. Pourquoi mon enfant est-il mort ? Encore une fois, il ne trouve aucune explication. Et c’est suite à ce genre de tragédies que la personne vient à penser que Dieu ne peut exister, car Il ne permettrait pas que de telles choses se produisent…

LA PATIENCE ET LES OBJECTIFS DE LA VIE

Revenons sur l’histoire de Moïse. Après avoir traversé la rivière, ils croisèrent un jeune garçon, qu’Al-Khadir tua de façon volontaire. Moïse demanda à Al-Khadir pourquoi il avait fait une telle chose. Cet enfant était innocent et Al-Khadir l’avait tué ! Al-Khadir expliqua à Moïse que les parents de cet enfant étaient des gens pieux et que si l’enfant venait à grandir (et Dieu le savait), il aurait fini par être si terrible et serait devenu une telle calamité, pour ses parents, que ceux-ci en auraient perdu la foi. Alors Dieu ordonna la mort de cet enfant.

Bien sûr, les parents eurent du chagrin en trouvant leur enfant mort. Cependant, Dieu le remplaça par un autre enfant qui fut, celui-là, vertueux et bon envers eux. Dans leur cœur, la peine d’avoir perdu leur premier enfant demeura ; mais au Jour du Jugement, lorsqu’ils se tiendront devant Dieu et qu’Il leur révélera la raison de la mort de leur premier enfant, ils comprendront alors et Le loueront.

Telle est la nature de nos vies. Certaines choses arrivent, qui nous apparaissent comme négatives, et nous les voyons comme des obstacles à notre paix intérieure parce que nous ne les comprenons pas ou ne saisissons pas la raison pour laquelle elles nous sont arrivées à nous. Mais nous devons apprendre à les accepter et à ne pas les ressasser sans arrêt. En effet, ces choses viennent de Dieu et nous devons croire qu’au bout du compte, il y a du bon en elles, que nous soyons en mesure de le voir ou non. Puis, sans trop nous attarder à elles, nous devons nous tourner vers ces choses sur lesquelles nous avons un contrôle et que nous pouvons changer. Nous devons d’abord les identifier, puis passer à l’étape suivante, qui consiste à faire disparaître ces obstacles en utilisant diverses solutions. Pour faire disparaître ces obstacles, nous devons surtout nous concentrer sur les modifications que nous pouvons apporter en nous-mêmes, car Dieu dit dans le Coran :

« En vérité, tant que les gens ne changent pas ce qui se trouve dans leur cœur, Dieu ne modifie en rien leur condition. » (Coran 13:11)

Voilà un domaine sur lequel nous avons un contrôle. Nous pouvons aussi développer notre patience, même si nous avons tendance à croire, en général, que certaines personnes naissent avec une disposition à la patience et d’autres pas.

« Un homme vint voir le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) et lui demanda ce qu’il devait faire pour pouvoir entrer au Paradis. Le Prophète lui répondit : « Ne te mets pas en colère. » (Sahih al-Boukhari)

Cet homme était connu pour se mettre facilement en colère, alors le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) lui fit comprendre qu’il devait faire des efforts pour modifier son comportement colérique. Donc, modifier son comportement et améliorer son caractère sont des choses possibles.

Dans un autre hadith, le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

« Quiconque désire vraiment devenir patient, Dieu lui donnera de la patience. » (Sahih al-Boukhari)

Cela signifie que même si certains individus semblent nés plus patients que d’autres, il ne nous est pas impossible de développer notre patience.

Il est intéressant de noter qu’en psychologie et en psychiatrie occidentales, on nous disait, il n’y a encore pas si longtemps, de ne pas réprimer notre colère mais de l’exprimer, car si nous retenions tout à l’intérieur, nous risquions d’exploser, alors il était préférable de déballer ce que nous avions sur le cœur.

Plus tard, ils ont découvert que lorsque les gens laissent libre cours à leur colère, de petits vaisseaux sanguins éclatent dans leur cerveau, à cause de la pression. Ils ont ainsi compris que la colère pouvait être dangereuse, et même fatale, dans certains cas. Alors maintenant, ils ont changé d’avis et recommandent de ne pas tout exprimer et d’éviter les emportements violents.

Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) nous a encouragés à faire preuve de patience ; il est donc recommandé de faire preuve de patience en toutes circonstances. Et même si nous bouillons à l’intérieur, il vaut toujours mieux se montrer patients devant les autres, non pas par hypocrisie, mais pour nous y exercer et la développer, petit à petit. Si nous affichons une patience de façon constante, cette image extérieure que nous projetons finira par se refléter intérieurement et nous finirons par devenir patients pour de bon. C’est non seulement possible, mais le hadith cité plus haut le confirme.

Il est bon de considérer comment les choses matérielles, dans nos vies, jouent un rôle majeur dans le développement de notre patience.

Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) nous a conseillés sur la façon d’aborder cette réalité en ces termes :

« Ne regardez pas [i.e. ne vous comparez pas à] ceux au-dessus de vous, qui sont plus riches que vous ; regardez plutôt ceux qui sont au-dessous de vous, ceux qui sont plus pauvres que vous. »

Peu importe dans quelle situation on se trouve, il y aura toujours plus malheureux que nous. C’est donc de cette façon que nous devons aborder notre situation matérielle en cette vie. De nos jours, nous accordons de plus en plus d’importance aux choses matérielles, jusqu’à être obsédés par elles. Amasser le plus de biens possibles, en cette vie, semble être le but que s’est donné chacun d’entre nous et vers lequel nous canalisons toutes nos énergies. Mais le fait d’assurer notre subsistance ne devrait pas prendre le dessus sur notre paix intérieure ni l’affecter de façon négative.

Nous devons cesser de toujours considérer ceux qui sont plus riches que nous, sinon nous ne serons jamais satisfaits de ce que nous avons. Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

« Si vous donnez au fils d’Adam une vallée remplie d’or, il en voudra une deuxième ! » (sahih Mouslim)

On dit souvent que l’herbe semble plus verte chez son voisin ; et plus une personne possède de biens, plus elle en veut. Nous ne serons jamais satisfaits de notre situation matérielle si nous considérons l’acquisition des biens comme un but en soi. En considérant ceux qui possèdent moins que nous, nous serons plus reconnaissants envers Dieu pour les bienfaits dont Il nous comble.

Il y a un autre hadith du prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) qui nous aide à mettre en perspective notre situation matérielle. Le Prophète a établi ce principe, pour les croyants, il y a de cela 1400 ans :

« Quiconque fait de ce monde son seul objectif, Dieu compliquera ses affaires, lui fera voir la pauvreté et il n’obtiendra rien de ce monde, à l’exception de ce que Dieu a déjà écrit pour lui. » (Ibn Maajah, Ibn Hibbaan)

Donc si une personne fait de ce monde son seul objectif, elle perdra vite la tête et ne saura plus dans quelle direction se tourner. Dieu lui fera voir la pauvreté, car peu importe le montant d’argent qu’elle possédera, elle aura toujours l’impression d’être pauvre. Chaque fois que quelqu’un se montrera gentil avec elle ou lui sourira, elle s’imaginera qu’il ne le fait que parce qu’il convoite son argent. Elle ne fera confiance à personne et ne sera jamais heureuse.

Lors d’un krach boursier, vous entendez presque toujours parler de gens qui se suicident après avoir tout perdu. Un homme qui avait, par exemple, 8 millions d’euros et qui en perd 5 se retrouve avec 3 millions, s’imagine que sa vie est finie. Il sent qu’il a perdu sa raison de vivre, car il s’imagine plus pauvre que jamais.

LA PAIX INTERIEURE PASSE PAR LA SOUMISSION A DIEU

Nous devons garder à l’esprit que nul n’obtiendra de ce monde plus que ce que Dieu a déjà écrit pour lui. Même si elle déploie des trésors d’énergie et d’imagination, qu’elle reste éveillée jusqu’aux petites heures du matin et qu’elle devient un véritable bourreau de travail, une personne n’obtiendra que ce que Dieu a destiné pour elle. Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

« Quiconque fait de l’au-delà son objectif ultime, Dieu lui facilite ses affaires, lui accorde la richesse du cœur [i.e. la foi] et les choses de ce monde viendront à lui en toute soumission. » (Ibn Maajah, Ibn Hibbaan)

Une telle personne acquiert une véritable richesse dans son cœur. La richesse, ce n’est pas de posséder des biens en abondance ; c’est de posséder un grand cœur. Et qu’est-ce qu’un grand cœur ? C’est un cœur qui sait se satisfaire de ce qui lui a été destiné, et c’est de cela que découle la paix intérieure. Ce contentement n’est possible que par la soumission à Dieu ; c’est ce qui s’appelle l’islam (“soumission” en arabe).

La paix intérieure, c’est accepter l’islam dans notre cœur et vivre notre vie sur la base de ses principes. Lorsque Dieu enrichit le cœur d’une personne, les choses de ce monde viennent à elle en toute soumission et en toute humilité. Une telle personne n’aura pas à courir après ces choses, pas plus qu’elle n’en aura envie.

Telle est la promesse du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) à ceux qui savent mettre leurs priorités aux bonnes places et qui font de l’au-delà leur priorité première. Si c’est le Paradis que nous voulons, alors ce désir doit se manifester dans notre vie quotidienne, constituer notre objectif principal, qui passe avant tous les autres.

Comment déterminer si l’au-delà est vraiment notre objectif principal ? Et bien si, lorsque nous discutons avec les gens, nos seuls sujets de conversation sont les derniers modèles de voitures, l’immobilier, les voyages, les vacances et l’argent, bref, si la majeure partie de notre conversation porte sur les choses d’ici-bas ou, pire encore, si elle est constituée de racontars et de médisance, cela signifie que l’au-delà est loin d’être notre première priorité.  Car si c’était le cas, cela se refléterait dans nos conversations. Ce dont nous parlons le plus souvent est un bon point de référence pour nous juger nous-mêmes. Nous devons donc nous arrêter et nous poser clairement la question : « Quels sont les sujets dont je parle le plus souvent ? »

Si nous découvrons que notre priorité semble être la vie d’ici-bas, alors nous devons faire un examen de conscience et remettre les vraies priorités devant toutes les autres, c’est-à-dire l’au-delà et le Paradis avant la vie d’ici-bas et les biens matériels. C’est de cette façon que nous atteindrons la véritable paix intérieure. Dans le Coran, Dieu nous rappelle un moyen simple d’atteindre la paix intérieure :

« N’est-ce point par l’évocation de Dieu que se tranquillisent les cœurs ? » (Coran 13:28)

C’est donc par l’évocation de Dieu que le cœur trouve la tranquillité. Voilà ce qu’est la paix intérieure. L’évocation de Dieu passe par toutes les actions que nous faisons, en tant que musulmans. L’islam, c’est vivre sa vie en ayant constamment Dieu à l’esprit. Dieu dit également :

« Adore-Moi donc et accomplis la prière pour M’avoir présent à l’esprit. » (Coran 20:14)

Tout ce que nous faisons, en islam, nous rappelle Dieu à chaque instant. Dieu dit :

« Dis : « En vérité, mes prières, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Dieu, Seigneur des mondes. » (Coran 6:162)

Telle est donc la façon d’atteindre la paix intérieure et d’avoir Dieu constamment à l’esprit, quoi que nous fassions.

Ce fait de se rappeler constamment de Dieu (dhikr) ne consiste pas, comme certains semblent le croire, à s’asseoir dans un coin d’une pièce sombre et répéter « Allah, Allah, Allah… », des heures durant. Ce n’est pas de cette façon que l’on développe une conscience de Dieu. Si vous vous appelez Mohammed et qu’une personne vient vous voir et ne cesse de répéter « Mohammed, Mohammed, Mohammed… », vous vous demanderez ce qui ne va pas avec elle. Vous vous demanderez si elle veut quelque chose ou si elle a besoin de quelque chose. Sinon, pourquoi répéter ainsi votre nom sans rien dire d’autre ?

Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) n’a jamais invoqué Dieu de cette manière et aucun hadith ne rapporte une telle action de sa part. Certains croient que nous devons invoquer Dieu en dansant et en tournant sur nous-mêmes ou en nous balançant de gauche à droite ou d’avant en arrière. Mais encore une fois, le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) n’a jamais invoqué Dieu de cette manière et pourtant, c’est son exemple que nous devons suivre en matière d’adoration.

Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) se rappelait Dieu dans toutes les actions de sa vie quotidienne. Il avait une constante conscience de Dieu et agissait à chaque instant en fonction de Lui, dans ses prières, dans son adoration, dans son quotidien et jusque dans ses pensées.

Bref, la paix intérieure passe par le fait de reconnaître les problèmes, dans nos vies, qui constituent des obstacles à cette paix, comprendre que cette paix ne viendra que si nous apprenons à composer avec certains de ces obstacles et si nous arrivons à faire disparaître ceux sur lesquels nous avons un certain contrôle.

Si nous faisons des efforts pour changer nos habitudes, notre comportement et notre perspective sur ce qui nous entoure, Dieu apportera des changements positifs à notre vie et nous donnera les moyens de composer avec le monde qui nous entoure. Et même si le monde qui nous entoure est agité, Dieu nous donnera les moyens de vivre en paix avec lui.

Quoi qu’il nous arrive, nous savons que cela relève du destin de Dieu, des épreuves qu’Il choisit de mettre sur notre chemin et qu’au bout du compte, c’est pour notre bien que ces choses arrivent, car il y a toujours du bon en elles. Dieu nous a créés et Il a créé ce monde comme moyen, pour nous, d’atteindre le Paradis. Les épreuves de cette vie sont donc là pour nous aider à grandir spirituellement. Si nous arrivons à accepter cela et à accueillir Dieu dans notre cœur, alors nous connaîtrons la véritable paix intérieure.

Bilal Philips -

Le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)

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Voici quelques conseils diététiques à observer pendant le mois sacré Au cours du mois de Ramadan, les habitudes alimentaires sont modifiées. Quels sont, les aliments à manger pour mieux préparer sa journée de jeûne ? Pendant ce mois sacré, notre alimentation devrait être aussi légère que possible. En raison des longues heures du jeûne, nous devrions consommer des aliments à digestion lente comme le blé, la semoule et le riz. Les aliments à digestion lente durent jusqu’à 8 heures, alors que ceux à digestion rapide durent seulement de 3 à 4 heures. Les aliments riches en fibres sont également préconisés. Il est préférable de manger des dattes, des fruits secs comme les amandes et les figues au lieu des gâteaux sucrés comme « chebakia » ou « sellou ». Les dattes sont une excellente source de sucres, de fibres, de potassium et de magnésium. Les amandes sont riches en protéine et fibre avec moins de matières grasses. On peut consommer de temps en temps chebakia, un jour sur trois par exemple. Mais, il ne faut pas en abuser. Les fruits et les légumes sont très importants. On peut préparer des « briouates » à base de légumes et les cuire au four de préférence. En somme, il faut varier l’alimentation et surveiller aussi bien la qualité que la quantité. Elle doit être équilibrée. Un jour, on mange du poisson, surtout grillé. Un autre jour, du poulet. Et ainsi de suite. Les produits laitiers sont également très bénéfiques. On peut aussi remplacer la harira par des soupes de légumes très légères ( des veloutés par exemple). Au ftour, il est préférable de commencer par un produit solide qu’un liquide. La répartition des repas est très importante. Les jeûneurs ne doivent pas rater le shour. . Les gen s oublient souvent de boire de l’eau le soir. Alors qu’il est essentiel de boire abondamment dès la rupture du jeûne et entre les repas pour hydrater son organisme et favoriser l’élimination des toxines. Quels sont les produits à éviter au cours de ce mois sacré du jeûne ? Les produits frits ne sont pas sains et devraient être limités en consommation. Du poisson grillé est plus bénéfique que du poisson frit. Ils peuvent être à l’origine d’une indigestion, de brûlures d’estomac et des problèmes de surpoids. Les aliments contenant trop de sucres comme « chebakia », « sellou » et les « briouates » en miel sont également à éviter. S’il est essentiel de bien manger le soir avant de se coucher, cela ne signifie pas pour autant en abuser. Il faut équilibrer les repas. Quels sont vos conseils aux diabétiques qui jeûnent ? Les patients souffrant du diabète de type 2 peuvent jeûner. Mais, il faut qu’ils fassent attention à leur alimentation notamment les plats riches en sucres. Toutefois, ils peuvent consommer de temps en temps des dattes, mais il ne faut pas en abuser. J’insiste sur l’hydratation du corps. Il faut boire lors de la rupture du jeûne, entre les repas et au shour.

http://www.yabiladi.com/forum/quelques-conseils-dietetiques-observer-pendant-79-2071547.html

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El Misaharati est un caractère traditionnel du mois de Ramadan. Le Misaharati à l’habitude de marcher dans les rues pour réveiller les jeuneurs avant l’aube en tapant sur une petit tambourin, il chantonne des chansonnettes du style :

ha ya nayem…Wahed el dayem….Ramadan Karim…Es ha ya nayem… Wahed el razaq… “ ce qui signifie : “Debout ô jeuneur et remercie Allah. Bienvenue à Ramadan, le mois du pardon.”  En général, il appelle les habitants par leur nom.

Le nom de la collation prise avant l’aube par le jeuneur se nomme Souhour, c’est pourquoi il est appelé Misaharati , celui qui rappelle aux gens de prendre le souhour.

Il y a moins de Misaharati cependant il reste un symbole culturel de Ramadan comme la lanterne et le Madfaa El iftar – un canon faisant un bruit pour marquer que le temps du iftar – rupture du jeûne – est arrivé.

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An-Naml ( Les Fourmis) est une Sourate mécqouise qui comporte 93 versets. Selon l’ordre de la compilation du Coran, elle a été révélée après As- Shua’raa.
Cette sourate tire son nom de l’expression ”Wadi-Naml” ( la vallée des fourmis) cité dans le 18 ème verset.

Cette Sourate traite au premier des vrais croyants qui acceptent les vérités présentées par le Coran et qui suivent par la pratique les enseignements du Coran : ”Tâ – Sîn. Ce sont là les versets du Coran, ceux d’un Livre à la clarté limpide, qui constitue une bonne direction et une heureuse nouvelle pour les croyants, qui observent la salât, s’acquittent de la zakât et ont foi en la vie future. ”.

Ensuite Dieu indique que les gens qui ne reconnaissent pas l’Au-Delà, qui sont attachés à leur vie dans ce bas monde et qui se : ”Quant à ceux qui ne croient pas à l’au-delà, Nous embellissons à leurs yeux leurs oeuvres et Nous les laissons divaguer dans leur erreur. Ce sont ceux-là qui subiront les plus grands tourments dans l’autre monde, ce sont ceux-là les plus grands perdants.”. En exemple de ces types de personnes, Dieu cite Pharaon, les chefs de Thamûd, et les païens du peuple de Lot qui se sont retournés contre les messagers de Dieu qui les invitaient à suivre le bon chemin avant de subir le châtiment d’Allah.

Le deuxième exemple de personnes est celui du prophète Salomon ( Soulayman)-paix sur lui- que Dieu avait paru de plusieurs richesses et d’un très grand royaume et qui lui était obéissant et rendait grâce des bienfaits dont Dieu lui a comblé : ”Et quand Salomon hérita de David, il dit : « O hommes ! Nous avons été initiés au langage des oiseaux, sans compter tous les autres bienfaits dont nous avons été gratifiés. C’est là, en vérité, une insigne faveur !» . Les armées de Salomon composées de djinns, d’hommes et d’oiseaux furent rassemblées et placées en rangs devant lui. Et lorsqu’elles arrivèrent à la vallée des fourmis, l’une de celles-ci s’écria : « O fourmis ! Regagnez vos demeures de peur que Salomon et ses armées ne vous écrasent sans s’en apercevoir.» . Ces paroles firent sourire Salomon qui dit : « Seigneur ! Permets-moi de rendre grâce des bienfaits dont Tu nous as comblés, mon père, ma mère et moi-même. Fais que toutes mes actions Te soient agréables et admets-moi, par un effet de Ta grâce, parmi Tes saints serviteurs.» .

LA Sourate rappela aussi l’histoire de la Reine de Shaba’ ( Sheba) ( la Reine Bilquis) qui régnait sur le royaume le plus riche d’Arabie et qui vivait dans un milieu polythéiste. Cependant, quand elle reçevais la lettre de Salomon lui invitant et son peuple à se soumettre à Dieu, elle se convertisse : ‘C’est ce qu’elle adorait auparavant en dehors de Dieu qui l’avait empêchée de croire, car elle appartenait à un peuple de négateurs. «Entre dans ce palais », lui dit-on. Mais lorsqu’elle le vit, elle le prit pour une grande pièce d’eau et découvrit ses jambes pour ne pas se mouiller. Salomon lui dit alors : « C’est un palais dallé de cristal.» – « Seigneur, dit-elle, je me suis fait du tort à moi-même, et avec Salomon, je me soumets à Dieu, le Maître de l’Univers.» . Le Coran invite les gens à servir Allah et uniquement lui.

source : fr.assabile.com

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L’éducation des enfants est quelque chose de complexe qui demande patience et savoir faire. Certains enfants demandent que l’on agisse avec eux avec douceur, et si l’on fait le contraire, ils s’obstineront.

D’autres enfants demandent qu’on soit plus sévère avec eux, mais il ne faut pas que cette sévérité dépasse les limites de ce qui est tolérable.

Si on dépasse ces limites, cela conduira l’enfant à s’obstiner et ne pas écouter les ordres de ses parents.

Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde une bonne éducation (de nos enfants), et c’est une grande responsabilité qui pèse sur les épaules des parents, Allah dit :

« Ö vous les croyants, protégez-vous, ainsi que vos familles d’un feu dont le combustible sera les hommes et les pierres. ».

‘Abdullah ibn ‘Umar rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Chacun de vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau.

L’imam est un berger et il est responsable de son troupeau. L’homme est un berger dans sa famille et il est responsable de son troupeau. La femme est une bergère dans la maison de son époux et elle est responsable de son troupeau. Le serviteur est un berger qui a charge des biens de son maître et il est responsable de son troupeau. Ainsi, chacun d’entre vous est un berger et chacun est responsable de son troupeau. » (Bukhari et Muslim).

Les parents doivent nécessairement s’entraider dans l’éducation de leurs enfants. Et si l’un néglige sa responsabilité, il y aura un manque d’un côté, sauf si Allah veut (qu’il en soit autrement). Il faut apprendre aux enfants en fonction de leur niveau et compréhension, par exemple : En bas âge :
1_ On répète à l’enfant le nom « Allah », en montrant du doigt le ciel.
2_ Si on lui donne quelque chose à manger, comme du pain ou autre chose, on lui donne dans la main droite.
3_ Si l’aliment est chaud, il ne faut pas souffler dessus, car le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a interdit de souffler dans le plat. Et si l’enfant voit quelqu’un le faire, il l’imitera tout de suite.
De même pour toute chose, en conformité avec la parole du prophète : « Tout enfant né sur la fitra (la saine nature), et ce sont ses parents qui en font un juif, un chrétien ou un adorateur du feu », aussi dans le hadith rapporté par l’imam Muslim d’après ‘Iyad ibn ‘Umar, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Allah a dit : J’ai créé mes serviteurs sur la voie droite (hunafa), puis les démons les ont détournés ».
4_ A partir d’un an et demi, s’il veut manger ou boire, on lui rappelle de dire bismillah, ensuite cela devient normal pour lui et il dira de lui-même : bismillah.
5_ Lorsqu’on voit qu’il peut comprendre les piliers de l’islam, de la foi (iman) et de la bienfaisance (ihsan), on les lui apprend. Je ne précise pas d’âge car la parole et la mémoire varie d’un enfant à l’autre.
Les piliers de l’islam sont : d’après Ibn ‘Abbas, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit :
« L`islam est bâti sur cinq piliers: Le témoignage qu`il n`est d`autre divinité digne d’être adorée qu`Allah et que Muhammad est Son messager, l`accomplissement de la prière rituelle, l`acquittement de la zakât (impôt rituel), le pèlerinage à la Maison d`Allah, le jeûne du mois de Ramadan » (Bukhari et Muslim).
Les piliers de la foi sont : d’après Abu Hurayra, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit :

« La foi consiste en ce que tu crois en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au Jugement Dernier et que tu crois au destin qu’il te soit favorable ou non . » (Al-Bukhari et Muslim).
Le pilier de la bienfaisance est : « Que tu adores Allah comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, Lui te voit » (Al-Bukhari et Muslim).
6_ Il faut également lui apprendre les règles des ablutions.
7_ S’il mange dans un plat, il faut lui dire de manger ce qu’il y a devant lui, d’après ‘Umar ibn Abi Salama qui rapporte : Je mangeais et ma main se promenait partout dans le plat, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) me dit alors : « Ö mon enfant ! Prononce le nom d’Allah, mange de la main droite et mange ce qui est devant toi. »
8_ Il faut l’habituer à accomplir le bien, et lorsqu’il atteint l’âge de sept ans, il faut l’exercer à
accomplir la prière. Abu Dawud rapporte (…) que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit :
« Ordonnez à vos enfants d’accomplir la prière à l’âge de sept ans, frappez-les (s(ils ne l’accomplissent pas) à l’âge de dix ans et séparez-les dans les lits » (…)
9_ Séparer les enfants dans les lits à l’âge de dix ans, d’après le hadith précédent.
10_ L’entraîner à jeûner, si cela ne l’affaiblit pas, afin qu’il soit accoutumé au jeune en étant plus grand.  Al-Bukhari a intitulé un chapitre de son Sahih : « le jeûne des enfants » (…) d’après Rubay’ bint mu’awidh : le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a envoyé un message aux villes des Ansars le jour de ‘Ashura où il dit : « Celui qui s’est levé sans avoir jeûné qu’il continue ainsi et celui qui jeûne qu’il termine son jeûne ». Rubay’ dit : Ensuite, nous jeûnions ce jour, et nous faisions jeûner nos enfants et si l’un d’eux pleurait à cause de la faim, nous lui donnions un jouet en laine afin qu’il patiente jusqu’à la rupture.
11_ Il faut apprendre à l’enfant la croyance authentique, en lui disant comme disait le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) à Ibn ‘Abbas : «Ö mon enfant ! Je vais t`enseigner quelques préceptes.
Observe les commandements d’Allah, Il te protègera. Observe les commandements d’Allah, tu Le trouveras devant toi. Si tu demandes quelque chose, demande-la à Allah. Si tu cherches de l’aide, cherche-la auprès d`Allah Sache que si la communauté s’unissait pour te faire du bien, ils ne te feraient que le bien qu’Allah t’a écrit, et s’ils se réunissaient pour te causer du tort, ils ne te feraient que le tort qu’Allah t’a écrit. Les plumes sont levées et l`encre des feuillets a séché».
12_ Il faut conseiller l’enfant à la manière de Luqman, Allah dit : « Et lorsque Luqman exhorta son fils en lui disant : “Ö mon enfant, ne donne pas d’associé à Allah, car le polythéisme est certes une injustice énorme”. Nous avons  commandé à l’homme [la bienfaisance envers] ses parents; sa mère l’a porté [subissant pour lui] peine sur peine, son sevrage a lieu à deux ans.” Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents et vers Moi est la destination finale. Et si tous deux te forcent à M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas;
mais vis avec eux ici-bas de façon convenable. Et suis le sentier de celui qui revient (se repent) vers Moi. Vers Moi est votre retour, et Je vous informerai alors de ce que vous faisiez”. “Ö mon enfant, fût-ce le poids d’un grain de moutarde, au fond d’un rocher, dans les cieux ou sur terre, Allah le fera venir. Allah est infiniment Doux et Parfaitement Connaisseur. Ô mon enfant, accomplis la prière, ordonne le bien, interdis le mal et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise ! Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance, car Allah n’aime pas le présomptueux plein de gloriole. Sois modeste dans ta démarche, et baisse ta voix, car la voix la plus détestable est bien la voix des ânes”. » (Luqman 13-19)
13_ il faut lui apprendre à demander la permission lorsqu’il veut entrer, Allah dit : « Ô vous les croyants ! Que les esclaves que vous possédez et les enfants qui n’ont pas encore atteint la puberté vous demandent permission avant d’entrer, à trois moments : avant la prière de l’aube, à midi quand vous enlevez vos vêtements, ainsi qu’après la prière de la nuit; trois occasions de vous dévêtir. En dehors de ces moments, nul reproche ni à vous ni à eux d’aller et venir, les uns chez les autres. C’est ainsi que Allah vous expose clairement Ses versets, et Allah est Omniscient et Sage. ».
14_ Il faut lui apprendre les choses interdites afin qu’il s’en écarte, Abu hurayra rapporte que Al Hassan avait pris une datte donnée en aumône et la mis dans la bouche, et le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) lui dit : « Crache ! Crache ! Et écarte-toi en, ne sais-tu pas que nous ne mangeons pas de l’aumône ».
15_ Il faut lui expliquer le sens des versets ou des hadiths qu’on lui récite.
16_ Il faut lier son coeur à Allah, alors qu certains enfants, on va lier leur coeur à cette vie ou aux diplômes. Leurs coeurs sont remplis de ténèbres et il se peut que ces ténèbres ne l’emportent.
17_ Il faut prendre soin de lui apprendre le Coran, il faut lui apprendre tous les jours, ne serait-ce qu’un verset. Ceux qui s’adonnent au Coran sont les meilleurs de gens, comme il est rapporté par Al-Bukhari d’après ‘Uthman ibn ‘Affan, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Le meilleur d’entre vous est celui qui apprend le Qur’an et l’apprend aux autres ». Et le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a recommandé de donner de l’importance au Qur’an. Al-Bukhari
rapporte que Talha a demandé à ‘Abdallah ibn abi Awfa : « Le prophète a-t-il recommandé quelque chose ? Il dit : non. Je dis : Comment donc est parvenu aux gens sa recommandation : on leur a ordonné mais pas recommandé ? Il dit : il leur a recommandé le Livre d’Allah. ». Al-Hafidh ibn Hajar dit : Le sens de sa parole « il leur a recommandé le Livre d’Allah » signifie l’apprendre par coeur, le suivre, mettre en pratique ses ordres, s’éloigner de ses interdits, le réciter et l’apprendre constamment.
Et le Qur’an intercèdera pour celui qui l’apprend, comme il est rapporté par l’imam Muslim d’après Abu Umama Al-Bahili, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Lisez le Qur’an, car il intercédera le Jour de la Résurrection pour ceux qui le lisaient ». Il rapporte aussi d’après An- Nawas ibn Sam’an Al-Kilabi, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « On fera venir le Qur’an et ceux qui le mettaient en pratique. Sourate Al-Baqara et Al-‘Imran seront devant et intercèderont pour celui qui les aura appris ».
Il y a beaucoup de hadiths sur les vertus du Qur’an et de ceux qui l’apprennent :
‘Aisha rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Celui qui lit le Qur’an avec aisance est parmi les scribes nobles et pieux (les anges) et celui qui le lit avec difficulté a deux récompenses » (Al-Bukhari et Muslim)
Abu Musa Al-‘Ash’ari rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Le croyant qui lit le Qur’an est comme le citron, son odeur et son goût sont bons ; le croyant qui ne lit pas le Qur’an est comme la datte : elle n’a pas d’odeur et son goût est bon ; l’hypocrite qui lit le Qur’an est comme le basilic : son odeur est bonne et son goût est amer ; et l’hypocrite qui ne lit pas le Qur’an est comme la coloquinte (sorte de concombre) : elle n’a pas d’odeur et son goût est amer. » (Al-Bukhari et Muslim)
‘Abdullah ibn ‘Umar rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Par ce Livre, Allah élève des peuples et en abaisse d’autres » (Muslim).
‘Abdullah ibn ‘Amru ibn Al-‘As rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « On dira à celui qui lisait le Qur’an : récite mélodieusement comme tu récitais sur terre, ton degré (au paradis) sera fonction du dernier verset que tu réciteras » (Ahmad, Abu Dawud, at-Tirmidhi)
‘Abdullah ibn ‘Umar rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « La jalousie est interdite sauf en deux cas : un homme à qui Allah a donné le Qur’an et qui le met en pratique nuit et jour et un homme à qui Allah a donné de l’argent et qui le dépense (sur le sentier d’Allah) nuit et jour ». (Al-Bukhari et Muslim).
Et celui qui apprend doit réviser sous peine d’oublier rapidement ce qu’il a appris, l’imam Al-Bukhari rapporte d’après Abu Musa que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Révisez le Qur’an, car par Celui qui détient mon âme dans Sa main, il est plus prompt à se sauver que la chamelle qui n’est pas attachée ».
18_ Il ne faut pas laisser les enfants fréquenter les enfants des gens grossiers, car ce faisant il prendra leurs mauvaises habitudes, et cela détruira ce qu’il a appris. Le poète dit : « l’enfant apprend ce qu’on lui donne et il n’oublie pas, car son coeur est comme un joyaux pur. Grave dans son coeur ce que tu veux, il s’en souviendra. ». L’esprit de l’enfant est vide, prêt à tout accepter, comme on dit : « graver pendant la jeunesse est comme graver dans la pierre ».
19_ Il ne faut pas laisser l’enfant sortir le soir, car les diables se répandent à ce moment et peuvent lui causer du tort. L’imam Al-Bukhari rapporte, d’après Jabir ibn ‘Abdillah que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Lorsque le soleil se couche, faites rentrer vos enfants, car les diables sortent à ce moment. Puis, lorsqu’une heure est passée, laissez-les et fermez les portes en mentionnant le nom d’Allah, car les diables ne peuvent ouvrir une porte fermée »
20_ Il faut parfois laisser l’enfant jouer seul, car si on l’empêche constamment de jouer, il sera moins disponible intellectuellement et il s’ennuiera.
Si les parents veulent élever leurs enfants, qu’ils leur donnent une éducation islamique, qu’ils leur apprennent le Qur’an et la sunna. Parmi les choses qui élèvent les parents dans l’au-delà, s’ils sont musulmans, est l’invocation de l’enfant pieux pour eux, comme il est rapporté par l’imam Muslim d’après Abu Hurayra, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Lorsque le fils d’Adam meurt, des oeuvres s’arrêtent, sauf pour trois d’entre-elles : une aumône continue, une science dont les gens profitent, un enfant pieux qui invoque pour lui ».
Abu Hurayra rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « On élèvera le rang du serviteur pieux au paradis et il dira : ö Seigneur, comment pourrais-je avoir cela ? On lui dira : grâce à la demande de pardon de ton enfant pour toi. » (Sahih Al-Musnad).
Si les parents et les enfants sont pieux, mais que ces derniers n’atteignent pas le niveau de leurs parents, Allah les élèvera au niveau de leurs parents, Allah dit : « Ceux qui auront cru et que leurs descendants auront suivis dans la foi, Nous ferons que leurs descendants les rejoignent. Et Nous ne diminuerons en rien le mérité de leurs oeuvres, chacun (n’ayant pour lui) que ce qu’il aura acquis » (At-Tur 21)
L’enfant peut être un bienfait pour ses parents, en leur obéissant, en étant bon avec eux, et c’est ce que les pieux demandent à leur Seigneur, comme Allah dit : « Et ceux qui disent : “Seigneur, fais de nos épouses et nos enfants la réjouissance de nos yeux et fais de nous des guides pour les pieux” »
21_ Il faut chercher à ce que l’enfant fréquente des gens pieux, c’est pour cela que cette mère pieuse qu’est Umm Sulaym a amené son fils Anas au prophète (salallahu ’alayhi wasalam) en lui disant : ö messager d’Allah, Anas est à ton service, invoque Allah pour lui. Il dit alors : « Ö Seigneur ! Augmente et béni sa richesse et ses enfants »
Umm Hudhayfa demanda à son fils Hudhayfa Ibn Al-Yaman : Quand dois-tu le voir ? Elle voulait dire le prophète (salallahu ’alayhi wasalam). Je lui dis : je ne l’ai pas vu depuis, tant et tant. Elle n’a cessé de me le reprocher, et je lui a dit : laisse-moi, j’irai prier avec le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) la prière du maghrib et je lui demanderai qu’il demande pardon pour toi et moi. Je suis allé voir le prophète (salallahu ’alayhi wasalam), j’ai prié avec lui le maghrib, il s’est en allé et je l’ai suivi. Il entendit ma voix et dit : Qui est là ? Hudhayfa. Je dis : oui, c’est moi. Il dit : « Que
désires-tu, qu’Allah te pardonne ainsi qu’à ta mère ? Il dit : Cet ange n’était jamais descendu sur terre avant cette nuit, il a demandé la permission à Allah de me saluer et m’a annoncé que Fatima est la princesse des femmes du paradis » (At-Tirmidhi)
Les parents doivent faire beaucoup d’efforts dans l’éducation de leurs et enfants, et la guidée reste entre les mains d’Allah. L’homme ne peut se guider lui-même, comment le pourrait-il pour quelqu’un d’autre. A l’exemple de Nuh, un des prophètes d’Allah qui n’a pu guider son fils, il l’incitait pourtant à être avec eux et pas vec les mécréannts, comme Allah dit : « Et Nuh appela son fils, qui était resté en un lieu écarté (non loin de l’arche) : “ô mon enfant, monte avec nous et ne reste pas avec les mécréants”. Il répondit : “Je vais me réfugier sur un mont qui me protégera de l’eau”. Et Noé lui dit : “Il n’y a aujourd’hui aucun protecteur contre l’ordre d’Allah. (Tous périront) sauf celui à qui Il fait miséricorde”. Et les vagues s’interposèrent entre eux, et le fils fut du nombre des noyés » (Hud 42-43)
De même qu’Ibrahim qui exhortait son père à laisser le polythéisme, comme il est rapporté dans de nombreuses sourates, pourtant il n’a pas suivi les conseils de son fils, et dit au contraire : « Si tu ne cesses pas, je te lapiderai, et éloigne-toi de moi pour un long moment” ». (Maryam 46)
Ainsi que notre prophète, Muhammad qui incitait son oncle Abu Talib à se soumettre, malgré tout il refusa et mourut sur le polythéisme. Et les exemples sont nombreux, y compris parmi les salafs : Shu’ba ibn Al-Hajaj disait : « J’ai eu un fils et je l’ai nommé Sa’d, mais il n’a pas réussit (mâ sa’ada). Je lui disais : va voir Hisham Ad-Dustawa’i. Et il me répondait : je préfère m’amuser avec les pigeons » (Mizan al-‘itidal 2/122)
Isma’il ibn Ibrahim ibn Muqasim était un homme pieux, et parmi ses enfants était Ibrahim, c’était un pur jahmi, il disait que le Qur’an était créé.
La guidée est donc entre les mains d’Allah, mais il faut mettre en oeuvre les causes (de la guidée), et si Allah veut du bien (à cet enfant), il le fera suivre les conseils (de ses parents), et s’Il veut autre chose pour lui, il restera sur sa voie, comme dit le poète : « Si la nature est mauvaise, ni le bon comportement, ni l’éducateur ne seront d’aucune utilité ».
Certains enfants sont des épreuves pour leurs parents, c’est pour cela qu’Allah dit : « Ô vous les croyants ! Vous avez en (certains de) vos épouses et vos enfants un ennemi [une tentation].
Prenez-y garde. » (At-Taghabun 14). Dans ce verset « en » (min) signifie : certains.
« Ô vous les croyants ! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du rappel d’Allah. Et ceux qui le font sont les perdants » (Al-Munafiqun : 9)
L’enfant est une épreuve pour ses parents s’il est la cause de leur éloignement de la religion, parmi les exemples de cela :
1_Si le père est musulman et que son enfant tombe malade et qu’il essaie par tous les moyens de le soigner au point d’aller chez les voyants, les devins, ce qui est une mécréance, car ils prétendent connaître l’Invisible, que seul Allah connaît : « Et Allah ne vous a pas fait connaître l’invisible » (Al-‘Imran 179), « Les clés de l’Invisible sont auprès de Lui, personne ne les connaît en dehors de Lui… » (Al-An’am 59). Et il y a beaucoup d’autres preuves. Ainsi, par la cause de son enfant, ce père commettra un acte de polythéisme.
2_ D’autres négligent leurs obligations (religieuses) pour pourvoir aux besoins de leurs enfants et les distraire.
3_ D’autres installent la télévision chez eux pour distraire leurs enfants, alors que la télévision est haram, pour tout le mal qu’elle comprend : les images, les instruments de musique, le fait de regarder les hommes et les femmes, son adhésion aux principes des ennemis de l’islam, et d’autres maux encore.
C’est en cela que l’enfant peut être un ennemi pour ses parents, et il ne leur sera d’aucune utilité le Jour de la résurrection, au contraire, il se sauvera d’eux, comme Allah dit : « le jour où l’homme fuira son frère, sa mère, son père, son épouse et ses enfants, car chacun d’eux, ce jourlà, sera préoccupé pour lui-même » (‘Abasa : 34-37).
Et quiconque est éprouvé par un enfant désobéissant, qu’il invoque son Seigneur, comme Allah dit :
« Et votre Seigneur dit : invoquez-Moi, Je vous répondrai… » (Al-Ghafir 60). La douceur des parents est restreinte par les limites de la Législation, il n’est donc pas permis d’accomplir un acte illicite pour son enfant.

Shaykha Umm ‘Abdillah Al-Wadi’iya
Source : Nasihati li nisa p.54-64 Traduit par les salafis de l’Est

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Il était une fois un jeune garçon appelé Tariq qui avait très, très mauvais caractère. Quand sa maman l’appelait pour se lever le matin pour aller à l’école, il se mettait à crier : ” Je suis debout, laisse-moi tranquille ! ” – même s’il venait tout juste d’ouvrir les yeux.

S’il avait envie de spaghetti alors que sa maman avait fait des coquillettes, il se mettait en colère contre elle parce qu’elle ne lui avait pas demandé son avis avant de faire le dîner.

Si jamais sa petite sœur touchait à ses jouets, il lui criait après. Il DÉTESTAIT que quelqu’un touche à SES affaires, surtout si c’était sa petite sœur.

Si son ami ratait le ballon dans un match de football et que leur équipe perdait, il se mettait à crier de très vilains mots. Alors, son ami décida de ne plus être ami avec lui. Bon, tant pis, c’était la faute de son ami de toute façon, et qui a besoin d’amis ?

Un jour, son père revint d’un long voyage pendant que Tariq était en train de fabriquer un bateau en modèle réduit sur la table.

Son père entra en s’écriant : ” As-salamou `alaykoum, je suis de retour ! ”

La maman de Tariq et sa petite sœur se précipitèrent joyeusement pour l’accueillir.

À ce moment, un coup de vent souffla par la porte ouverte et fit tomber le mât que Tariq venait de coller à son bateau. Tariq, furieux, se mit à crier : ” Fermez cette porte ! Vous avez démoli mon bateau ! ”

Le père, la mère et la petite sœur de Tariq le regardèrent, stupéfaits.

Personne ne parla à Tariq pendant un moment. Le père de Tariq but une tasse de café tout en bavardant avec sa femme et sa fille, qui avaient un tas de choses à lui raconter.

Ensuite, lorsque la maman de Tariq alla préparer le dîner, le père de Tariq l’appela et le fit aller avec lui dans le hangar derrière la maison.

Il lui dit : ” Tariq, tu vois ces clous ? Tu vois ce marteau ? Eh bien, je veux que tu prennes un clou et que tu ailles le planter dans la barrière, pour te punir de t’être mis en colère tout à l’heure quand le courant d’air a démoli ton bateau. Et à partir de maintenant, je veux que tu plantes un clou à chaque fois que tu te mettras en colère. ”

Tariq ne comprenait pas pourquoi il devait planter un clou, mais il fit ce que son père lui avait ordonné. C’était difficile de bien taper sur le clou, et une fois il se tapa sur le doigt au lieu de taper sur le clou. Il se mit en colère contre le marteau et le jeta par terre. Alors, son père lui fit planter un autre clou pour s’être encore mis en colère.

Le lendemain matin, Tariq faillit être en retard pour l’école parce qu’il avait dû planter cinq clous pour avoir crié après sa mère, son père et sa sœur pour cinq raisons différentes avant le petit déjeuner. À la fin de la journée, il avait planté 37 clous, et il commençait à en avoir assez de planter des clous. Mais quand même, il arrivait déjà mieux à les planter sans se taper sur les doigts.

Jour après jour, Tariq continua à planter des clous. Pourquoi son père y tenait-il tellement ? Quand il regardait la barrière avec tous les clous dedans, Tariq se sentait gêné de voir toutes ces preuves de ses mauvaises actions.

Certains enfants à l’école connaissaient l’histoire de la barrière, car il leur en avait parlé sans le faire exprès. Ils l’appelaient ” la barrière de la colère “. Ils demandaient souvent à Tariq de la leur montrer, mais il ne voulait pas.

Mais petit à petit, il s’aperçut qu’en pensant à la barrière, il arrivait plus facilement à tenir sa langue. Peu à peu, il commença à crier moins souvent. Et quand il criait, il arrivait à s’arrêter plus vite.

Puis, un soir, il était en train de construire un château avec son jeu de construction et sa petite sœur, qui s’était approchée pour regarder, fit tomber son gâteau sur le château et tout s’écroula. Tariq se leva d’un bond, prit son souffle pour se mettre à crier, puis au lieu de dire quelque chose de méchant, il s’exclama tout d’un coup : ” Bon, je vais chercher un clou ! ”

Son père vint près de lui pendant que Tariq plantait le nouveau clou dans la barrière. Puis ils se mirent à discuter des progrès que Tariq avait faits : il plantait de moins en moins de clous maintenant. Il recommençait même à se faire des amis. C’était bien agréable d’avoir des amis ! Mais cela prenait du temps parce qu’ils se rappelaient comment il se fâchait avant, et ils ne lui faisaient pas encore tout à fait confiance.

” Je suis content de ne plus devoir planter autant de clous, Papa. Ça ne fait pas beau, tous ces clous dans la barrière “, dit Tariq.

Alors, son père proposa que Tariq puisse enlever un clou chaque fois qu’il passerait toute une journée sans se mettre en colère. Jour après jour, Tariq attendait avec impatience d’enlever un clou de la barrière avant la prière de `Icha. C’était souvent difficile de les arracher, et il devait faire un gros effort. Mais cela faisait du bien d’enlever les traces de ses mauvaises actions.

Enfin, le jour arriva où il enleva le dernier clou. Il appela toute la famille pour assister à ce grand événement. Il se sentait très fier.

Sa maman, très heureuse, l’embrassa et lui promit de préparer son dessert préféré.

Cependant, son père dit : ” Tu as bien agi, mon fils. Mais regarde tous ces petits trous dans la barrière. La barrière ne sera plus jamais comme avant. Lorsque tu dis de méchantes choses quand tu es en colère, elles laissent des cicatrices, exactement comme cela. Tu peux enfoncer un couteau dans quelqu’un, puis le retirer : tu auras beau lui demander pardon, la blessure restera. Eh bien, une blessure en paroles fait autant de mal qu’une blessure physique. ”
Toute la famille regarda solennellement la barrière. C’était un témoignage de la bataille de Tariq contre lui-même. Puis son père le serra dans ses bras et lui dit : ” Que Dieu t’aide à devenir un homme fort, mon fils. ”

Le prophète (saws) a dit : “L’homme fort n’est pas celui qui terrasse son adversaire, mais l’homme fort est celui qui maîtrise sa colère.”
(Rapporté par Al-Boukhârî).

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L’étranger n’est pas celui qui a quitté sa maison et sa famille, mais c’est celui qui travaille pendant que les gens autour de lui jouent, celui qui se réveille alors que les gens autour de lui dorment, celui qui prend la route du bien alors que les gens restent dans l’ombre. Un jour, un ami m’a dit qu’il me trouvait étrange parmi tous ces gens, je lui ai répondu que c’était les gens qui étaient étranges, moi je suis mon monde est ceci et mon chemin. C’est ça un étranger, il est étrange chez les plus joueurs des gens, mais chez ALLAH soubhanou, il a une grande place.

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Depuis que je suis Musulmane
Je sens que je gagne
Cette confiance en moi longtemps refoulée
J’en étais désespéré

Puis MON coeur s’est ouvert
En prenant ce grand bol d’air
Ma vie a pris un sens
Alors que je vivais dans l’absence …

Les choses sont devenues d’une logique incontournable
Tout mon être s’est sentit enfin stable
C’est évident comme 1+1 = 2
Pour moi il n’y a q’un seul DIEU

IL nous a créé, ainsi que tout ce qui nous entoure
Comment ne pas lui montrer tout notre amour ?
IL est notre créateur
Notre bienfaiteur

Inch’Allah que ma vie dure encore quelques années
Pour pouvoir faire le bien et être acceptée
Dans LE plus beau lieu qui existe : Le Paradis

A vous mes frères et mes soeurs, mes ami(e)s, nos familles
Je vous souhaite inch’Allah d’acquérir cette magnifique résidence
Inch’Allah nous aurons tous notre chance !

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Première anecdote

Un jour notre illustre Imam Abou Hanifa sortir avec le grand juge de Koufa (irak), Ibn Abi Leyla, et marchèrent en direction de la ville.

Un moment les deux hommes passèrent près d’un groupe de chanteuse, qui s’adonnaient aux jeux de Satan en chantant avec des hommes, lorsqu’Abou Hanifa arriva à leur hauteur, ils arrêtèrent de chanter…et notre Imam de dire: “Bravo!”

Le lendemain, le Qadi (grand juge) Ibn Abi Leyla, l’appela pour qu’il témoigne auprès de lui d’une affaire, et lorsque Abou Hanifa arriva à lui, le Qadi, lui dit:” ton témoignage est nul…”

Abou Hanifa répond par: “Mais pourquoi donc?”

Le Qadi lui dit:” Et bien parce que tu as dis Bravo à des chanteuses, qui chantaient, et ceci prouve évidement, que tu es satisfait de cette action, cette acte de désobéissance envers Allah”

Abou Hanifa répondit à cette accusation: “Mais quand ai je dit “bravo”, pendant qu’elles chantaient ou lorsqu’elles se sont arrêtées de chanter?”

Le Qadi répondit:” Lorsqu’elles se sont arrêtées de chanter”

Et notre Imam s’exclama alors:” Allah est le Plus Grand! Je leur ai dit “bravo” car elles se sont arrêtées de chanter et non pour l’avoir fait”

Le grand Qadi se tut et approuva le témoignage d’Abou Hanifa

Deuxième anecdote :

Sufiane Ibn Ibrahim rapporte ce qui suit:

“Un jour, j’étais en compagnie d’Abou Hanifa pour rendre visite à un malade. Un homme, à la vue de Abou Hanifa, changea de chemin..Abou Hanifa l’appela et lui demanda pourquoi il avait agit ainsi. L’homme répondit:” Je te dois 10 Milles dirhams et le délai de remboursement est dépassé, et comme je n’ai pas la somme que je te dois, j’ai eu honte..”

Et Abou Hanifa de répondre:

“Gloire à Allah! Cela t’a amené à changer de chemin à ma vue, et bien, je te fais cadeau d’une somme équivalente à celle que tu me dois, et j’en suis témoin contre moi même, ne change plus de chemin à l’avenir”

Troisième anecdote:

L’Imam Abou Hanifa était réputé aussi pour sa grandeur d’âme, on rapporte à ce

sujet le récit suivant:

” Abou Hanifa avait comme voisin, un jeune homme touché par l’alcool, qui organisait chaque nuit une beuverie avec ses autres compagnons, dans le même état que lui. Ces derniers chantaient, dansaient, et s’enivraient durant la nuit sans se soucier du bon comportement à adopter avec son voisin.

Notre Imam Abou Hanifa était très gêné par le comportement de son voisin et des ses amis, à tel point que l’imam apprit par cœur les paroles de ce que chantaient son voisin et de ses amis, tellement la situation se prolongeait.

Un jour Abou Hanifa, n’entendit pas la voix de son voisin et de ses amis de bouteille, il en fut intrigué et lorsqu’il se renseigna et apprit que son voisin et les amis du voisin ont été arrêtés la veille en état d’ébriété, par les forces de l’ordre, et ils furent emprisonnés.

Et Abou Hanifa dit alors à ses compagnons:” Allons faire libérer notre voisin, car le droit du voisin est un devoir pour nous et Gabriel l’a recommandé au Messager d’Allah ”

Il alla suivi par certains de ses élèves, voir l’émir de la ville.

Lorsque l’émir l’aperçut, il se leva de son siège, et il fit plein d’égard à l’Imam, et il lui dit:” Qu’est ce qui t’amène o Sheikh?”

L’imam de dire:” Je suis venu pour mon voisin qui a été arrêté hier par les policiers, je suis venu te demander de le libérer et je me charge de racheter sa faute”

L’émir répondit:” Je lui rends la liberté ainsi qu’à ses compagnons” et Abou Hanifa le remercia vivement.

L’ordre fut donné au responsable de la prison de les libérer et il fut ainsi, ensuite ils ont été amenés, devant l’émir.

L’émir leur dit:” Je vous ai libérés, par considération pour mon maitre Abou Hanifa!

Remerciez le et invoquez Allah en sa faveur” Et c’est ce qu’ils firent.

Une fois dehors, Abou Hanifa prit son voisin par la main et lui dit:” T’avons nous

abandonner o jeune homme?”

Il lui répondit: “Non maitre! A partir d’aujourd’hui tu ne me verras plus te causer préjudice”

Abou Hanifa prit alors 10 dinars et les donna au jeune homme et lui dit:” Aide toi de cette argent pour compenser ce que tu as perdu lors de ton emprisonnement; n’oublies pas, si tu as besoin de quoi que se soit, n’hésites pas à faire appel à nous, et n’aies aucune pudeur à ce sujet”

Le jeune voisin embrassa la tête de l’Imam et rentra chez lui.

On le vit ensuite fréquenter avec assiduité les cours d’Abou Hanifa , jusqu’à ce qu’il devint un des plus grands jurisconsultes les plus en vue de Koufa”

Quatrième anecdote:

C’est un exemple qui renferme beaucoup de leçons, pour les petits et les plus grands d’entre nous..

On rapporte cette magnifique histoire qui suit:

” Un jour le Calife El Manssour appela l’Imam Malik et lui dit:” Que penses-tu de mon argent?”

L’imam Malik lui répondit:” C’est le meilleur argent”

Le calife appela ensuite l’Imam Abou Hanifa et lui dit:” Que penses-tu de mon argent?”

Abou Hanifa répond ensuite:” O Emir des croyants tu es plus apte que moi à savoir cela”

Le calife appela ensuite l’Imam Ibn Abi Dib et lui dit:” Que penses tu de mon

argent?”

Ibn Abi Dib répondit ensuite:” C’est le plus mauvais argent” Quelques temps après…

Le calife envoya une somme d’argent à l’Imam Malik et ordonna à ses gardes:’

S’il refuse, tranchez-lui le cou” Mais Malik accepta.

Il envoya ensuite une somme d’argent à Ibn Abi Dib , en ordonnant à ses gardes:”

Tranchez-lui le cou s’il accepte” Mais Ibn Abi Dib refusa.

Il envoya alors pour finir une somme d’argent à l’Imam Abou Hanifa et dit a ses gardes:” Dites à Abou Hanifa de mettre cet argent la ou il veut, s’il accepte l’argent emprisonnez le et s’il refuse, emprisonnez le quand même!”

Et Notre Illustre Imam Abou Hanifa de dire: “L’émir des croyants sait d’où il a eu cette argent et il sait le mieux ou le mettre”

Soubhan Allah!

Ces Grands hommes évitaient aussi les postes au pouvoir qu’on leur proposait, des postes très convoités par les gens du commun.. Ainsi quelques temps après, le calife convoqua l’Imam Malik et lui proposa d’assumer les fonctions de juge.. Mais Malik lui répondit:” Je ne suis pas apte pour ce poste o émir des croyants”

Il convoqua ensuite l’Imam Abou Hanifa et lui proposa la même chose, et Abou Hanifa de répondre:

” Je ne suis pas apte pour cela o émirs des croyants, car je suis un auxiliaire, et ce post n’est réservé qu’à un homme noble parmi son peuple”

Il convoqua alors ensuite l’Imam Ibn Abu Dib et lui proposa la même chose, l’imam répondit:

” Je ne suis pas apte pour ce poste, car je suis un Qorayshite, et certes celui qui est ton associé dans la parenté ne peut être ton associé dans ton pouvoir.”

Cinquième anecdote

Cinquième anecdote qui se trouve dans le charh de aquidatou at tahawiya (chapitre 3.1 du premier point de ce livre)

On rapporte qu’un groupe de théologiens spéculateurs (ahl al kalam) d’origine hindou se sont rendus chez Abu Hanifa pour débattre avec lui sur l’existence du Créateur. Il leur fixa rendez-vous un ou deux jours plus tard. Les membres du groupe se présentèrent au rendez-vous et s’adressèrent à lui: “Qu’as-tu à dire?”

L’imam Abu Hanifa répondit:

“Je pense à cette embarcation chargée de marchandises et de biens de toutes sortes. Elle arrive en traversant les flots, jusqu’à s’amarrer au port. Le chargement débarque, puis l’embarcation s’en va,sans avoir à bord de commandant, ni de porteurs”

Les dialecticiens dirent: “C’est à cela que tu penses?”

Il répondit: “Oui”

Ils dirent: “tu n’as donc plus ta raison. Comment peut-on croire qu’une embarcation puisse venir sans commandant de bord, décharger et s’en aller? Ceci est impensable et inconcevable”

Abu Hanifa dit: “Comment se fait-il que votre raison n’accepte point ceci, mais accepte par contre que ces cieux, ce soleil, cette lune, ces étoiles, ces montagnes, ces arbres, ces animaux et ces gens n’aient pas de créateur?”

Le groupe comprit qu’Abu Hanifa s’était adressé à eux selon leur esprit. Face à une telle évidence, ils ne surent que dire.

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