Un jour notre illustre Imam Abou Hanifa sortir avec le grand juge de Koufa (irak), Ibn Abi Leyla, et marchèrent en direction de la ville.
Un moment les deux hommes passèrent près d’un groupe de chanteuse, qui s’adonnaient aux jeux de Satan en chantant avec des hommes, lorsqu’Abou Hanifa arriva à leur hauteur, ils arrêtèrent de chanter…et notre Imam de dire: “Bravo!”
Le lendemain, le Qadi (grand juge) Ibn Abi Leyla, l’appela pour qu’il témoigne auprès de lui d’une affaire, et lorsque Abou Hanifa arriva à lui, le Qadi, lui dit:” ton témoignage est nul…”
Abou Hanifa répond par: “Mais pourquoi donc?”
Le Qadi lui dit:” Et bien parce que tu as dis Bravo à des chanteuses, qui chantaient, et ceci prouve évidement, que tu es satisfait de cette action, cette acte de désobéissance envers Allah”
Abou Hanifa répondit à cette accusation: “Mais quand ai je dit “bravo”, pendant qu’elles chantaient ou lorsqu’elles se sont arrêtées de chanter?”
Le Qadi répondit:” Lorsqu’elles se sont arrêtées de chanter”
Et notre Imam s’exclama alors:” Allah est le Plus Grand! Je leur ai dit “bravo” car elles se sont arrêtées de chanter et non pour l’avoir fait”
Le grand Qadi se tut et approuva le témoignage d’Abou Hanifa
Deuxième anecdote :
Sufiane Ibn Ibrahim rapporte ce qui suit:
“Un jour, j’étais en compagnie d’Abou Hanifa pour rendre visite à un malade. Un homme, à la vue de Abou Hanifa, changea de chemin..Abou Hanifa l’appela et lui demanda pourquoi il avait agit ainsi. L’homme répondit:” Je te dois 10 Milles dirhams et le délai de remboursement est dépassé, et comme je n’ai pas la somme que je te dois, j’ai eu honte..”
Et Abou Hanifa de répondre:
“Gloire à Allah! Cela t’a amené à changer de chemin à ma vue, et bien, je te fais cadeau d’une somme équivalente à celle que tu me dois, et j’en suis témoin contre moi même, ne change plus de chemin à l’avenir”
Troisième anecdote:
L’Imam Abou Hanifa était réputé aussi pour sa grandeur d’âme, on rapporte à ce
sujet le récit suivant:
” Abou Hanifa avait comme voisin, un jeune homme touché par l’alcool, qui organisait chaque nuit une beuverie avec ses autres compagnons, dans le même état que lui. Ces derniers chantaient, dansaient, et s’enivraient durant la nuit sans se soucier du bon comportement à adopter avec son voisin.
Notre Imam Abou Hanifa était très gêné par le comportement de son voisin et des ses amis, à tel point que l’imam apprit par cœur les paroles de ce que chantaient son voisin et de ses amis, tellement la situation se prolongeait.
Un jour Abou Hanifa, n’entendit pas la voix de son voisin et de ses amis de bouteille, il en fut intrigué et lorsqu’il se renseigna et apprit que son voisin et les amis du voisin ont été arrêtés la veille en état d’ébriété, par les forces de l’ordre, et ils furent emprisonnés.
Et Abou Hanifa dit alors à ses compagnons:” Allons faire libérer notre voisin, car le droit du voisin est un devoir pour nous et Gabriel l’a recommandé au Messager d’Allah ”
Il alla suivi par certains de ses élèves, voir l’émir de la ville.
Lorsque l’émir l’aperçut, il se leva de son siège, et il fit plein d’égard à l’Imam, et il lui dit:” Qu’est ce qui t’amène o Sheikh?”
L’imam de dire:” Je suis venu pour mon voisin qui a été arrêté hier par les policiers, je suis venu te demander de le libérer et je me charge de racheter sa faute”
L’émir répondit:” Je lui rends la liberté ainsi qu’à ses compagnons” et Abou Hanifa le remercia vivement.
L’ordre fut donné au responsable de la prison de les libérer et il fut ainsi, ensuite ils ont été amenés, devant l’émir.
L’émir leur dit:” Je vous ai libérés, par considération pour mon maitre Abou Hanifa!
Remerciez le et invoquez Allah en sa faveur” Et c’est ce qu’ils firent.
Une fois dehors, Abou Hanifa prit son voisin par la main et lui dit:” T’avons nous
abandonner o jeune homme?”
Il lui répondit: “Non maitre! A partir d’aujourd’hui tu ne me verras plus te causer préjudice”
Abou Hanifa prit alors 10 dinars et les donna au jeune homme et lui dit:” Aide toi de cette argent pour compenser ce que tu as perdu lors de ton emprisonnement; n’oublies pas, si tu as besoin de quoi que se soit, n’hésites pas à faire appel à nous, et n’aies aucune pudeur à ce sujet”
Le jeune voisin embrassa la tête de l’Imam et rentra chez lui.
On le vit ensuite fréquenter avec assiduité les cours d’Abou Hanifa , jusqu’à ce qu’il devint un des plus grands jurisconsultes les plus en vue de Koufa”
Quatrième anecdote:
C’est un exemple qui renferme beaucoup de leçons, pour les petits et les plus grands d’entre nous..
On rapporte cette magnifique histoire qui suit:
” Un jour le Calife El Manssour appela l’Imam Malik et lui dit:” Que penses-tu de mon argent?”
L’imam Malik lui répondit:” C’est le meilleur argent”
Le calife appela ensuite l’Imam Abou Hanifa et lui dit:” Que penses-tu de mon argent?”
Abou Hanifa répond ensuite:” O Emir des croyants tu es plus apte que moi à savoir cela”
Le calife appela ensuite l’Imam Ibn Abi Dib et lui dit:” Que penses tu de mon
argent?”
Ibn Abi Dib répondit ensuite:” C’est le plus mauvais argent” Quelques temps après…
Le calife envoya une somme d’argent à l’Imam Malik et ordonna à ses gardes:’
S’il refuse, tranchez-lui le cou” Mais Malik accepta.
Il envoya ensuite une somme d’argent à Ibn Abi Dib , en ordonnant à ses gardes:”
Tranchez-lui le cou s’il accepte” Mais Ibn Abi Dib refusa.
Il envoya alors pour finir une somme d’argent à l’Imam Abou Hanifa et dit a ses gardes:” Dites à Abou Hanifa de mettre cet argent la ou il veut, s’il accepte l’argent emprisonnez le et s’il refuse, emprisonnez le quand même!”
Et Notre Illustre Imam Abou Hanifa de dire: “L’émir des croyants sait d’où il a eu cette argent et il sait le mieux ou le mettre”
Soubhan Allah!
Ces Grands hommes évitaient aussi les postes au pouvoir qu’on leur proposait, des postes très convoités par les gens du commun.. Ainsi quelques temps après, le calife convoqua l’Imam Malik et lui proposa d’assumer les fonctions de juge.. Mais Malik lui répondit:” Je ne suis pas apte pour ce poste o émir des croyants”
Il convoqua ensuite l’Imam Abou Hanifa et lui proposa la même chose, et Abou Hanifa de répondre:
” Je ne suis pas apte pour cela o émirs des croyants, car je suis un auxiliaire, et ce post n’est réservé qu’à un homme noble parmi son peuple”
Il convoqua alors ensuite l’Imam Ibn Abu Dib et lui proposa la même chose, l’imam répondit:
” Je ne suis pas apte pour ce poste, car je suis un Qorayshite, et certes celui qui est ton associé dans la parenté ne peut être ton associé dans ton pouvoir.”
Cinquième anecdote
Cinquième anecdote qui se trouve dans le charh de aquidatou at tahawiya (chapitre 3.1 du premier point de ce livre)
On rapporte qu’un groupe de théologiens spéculateurs (ahl al kalam) d’origine hindou se sont rendus chez Abu Hanifa pour débattre avec lui sur l’existence du Créateur. Il leur fixa rendez-vous un ou deux jours plus tard. Les membres du groupe se présentèrent au rendez-vous et s’adressèrent à lui: “Qu’as-tu à dire?”
L’imam Abu Hanifa répondit:
“Je pense à cette embarcation chargée de marchandises et de biens de toutes sortes. Elle arrive en traversant les flots, jusqu’à s’amarrer au port. Le chargement débarque, puis l’embarcation s’en va,sans avoir à bord de commandant, ni de porteurs”
Les dialecticiens dirent: “C’est à cela que tu penses?”
Il répondit: “Oui”
Ils dirent: “tu n’as donc plus ta raison. Comment peut-on croire qu’une embarcation puisse venir sans commandant de bord, décharger et s’en aller? Ceci est impensable et inconcevable”
Abu Hanifa dit: “Comment se fait-il que votre raison n’accepte point ceci, mais accepte par contre que ces cieux, ce soleil, cette lune, ces étoiles, ces montagnes, ces arbres, ces animaux et ces gens n’aient pas de créateur?”
Le groupe comprit qu’Abu Hanifa s’était adressé à eux selon leur esprit. Face à une telle évidence, ils ne surent que dire.
Tags: Abu Hanifa, imam, savant




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