Apostolat – 2 – Bref historique

BREF HISTORIQUE

Examinons maintenant l’histoire de l’apostolat. Voyons quels furent les premiers maillons de cette longue chaîne de prophètes qui aboutit à l’apostolat du dernier des prophètes, Mohammad (pbAsl). La race humaine est issue d’un seul homme Adam. C’est à partir de lui et de sa postérité que la famille humaine s’est agrandie et multipliée. Tous les êtres humains en ce monde sont les descendants de ce couple originel: Adam et Eve. L’histoire et la religion sont d’accord sur ce point [c’est une conception révolutionnaire très importante. Sa conséquence logique est l’unité de l’humanité et l’égalité entre tous les êtres humains. Il est stupide de faire une discrimination fondée sur de notions de classe, de couleur, de race ou de territoire. A une époque où le nationalisme, le racisme étroit, et l’antisémitisme sanglant déchirent le monde, cette croyance en l’unité de l’humanité est une réconfortante lueur d’espoir pour le futur]. Des investigations scientifiques sur l’origine de l’homme n’ont jamais pu démontrer qu’à l’origine ont apparu différents hommes, simultanément ou à des moments différents, dans différentes parties du globe. La plupart des savants supposent qu’un premier homme aurait d’abord existé, et que la race humaine tout entière serait issue de ce même homme. Adam, le premier homme sur la terre, fut également le premier prophète de Dieu qui lui révéla Sa religion – l’islam – et lui ordonna de la transmettre à ses descendants de leur enseigner qu’Allah est Un, le Créateur, le Soutien du monde qu’il est le Seigneur de l’Univers, et Lui seul doit être adoré et obéi que c’est vers Lui qu’ils devront retourner un jour; qu’à Lui seul ils doivent demander de les secourir, qu’ils devraient mène une vie pieuse et honnête, qui plaise à Dieu. S’ils vivaient ainsi, ils seraient bénis par Dieu et récompensés comme ils le méritent, mais s’ils se détournaient de Lui, et Lui désobéissaient, ils seraient perdants dans cette vie comme dans l’autre, et sévèrement punis pour cette incrédulité et cette désobéissance. Les meilleurs parmi les descendants d’Adam suivirent le droit chemin indiqué par leur père mais les méchants abandonnèrent ses enseignements et dérivèrent graduellement dans des directions erronées. Certains se mirent à adorer le soleil, la lune, les étoiles; d’autres, les arbres, les animaux et les fleuves. Certains crurent que l’air, l’eau, le feu, la santé, tous les bienfaits et les forces de la Nature étaient les attributs de dieux divers et qu’il fallait tous les adorer pour se concilier leurs grâces. De cette manière, l’ignorance produisit de nombreuses formes de chirk ou polythéisme et d’idolâtrie, et les religions se multiplièrent. C’était l’époque où la descendance d’Adam s’était largement répandue à la surface du globe et avait formé plusieurs races et nations. Chaque nation s’était constitué sa propre religion, avec ses cultes et ses rites propres. Dieu – le seul Seigneur et Créateur de l’humanité et de l’univers – était complètement oublié. Bien pis, les descendants d’Adam oublièrent jusqu’au genre de vie qui leur avait été prescrit par Dieu et que leur grand ancêtre leur avait enseigné. Ils avaient suivi leurs propres tendances. Les pratiques mauvaises et les idées erronées se multiplièrent. Les hommes commencèrent à ne plus savoir distinguer le bien du mal; beaucoup de mauvaises choses furent considérées comme bonnes, et beaucoup de bonnes choses étaient non seulement ignorées mais considérées comme mauvaises [Cette conception de l’histoire des religions est diamétralement opposée à la conception appelée évolutionniste de la religion, qui considère l’adoration de la nature comme le premier stage; ces personnes s’arrêtent aux manifestations de l’adoration de la nature dans les sociétés primitives, mais ne tentent pas d’explorer les formes encore plus anciennes dont celle adoration n’est que la forme corrompue et pervertie. Des études scientifiques plus récentes confirment l’idée que le Tawhîd (adoration d’un seul dieu) fut la forme la plus ancienne d’adoration et que toutes les autres formes sont des déviations plus tardives de cette religion universelle. Ceux qui désirent approfondir ce sujet, peuvent consulter le remarquable traité du Professeur W Schmidt – The Origin and Growth of Religions – (traduction anglaise de H.-J. Rose. London, Methuen)]. A ce stade, Dieu commença à susciter des prophètes parmi chaque nation, qui prêchèrent l’islam, Chacun rappela à son peuple la leçon qu’il avait oubliée. Ils leur enseignèrent l’adoration de Dieu, mirent fin à l’idolâtrie et à la pratique du chirk (associer d’autres divinités à Dieu) se débarrassèrent de toutes les coutumes issues de l’ignorance, leur inculquèrent le mode de vie qu’il convient de pratiquer pour plaire à Dieu, et leur donnèrent des codes de lois pour vivre en société. Les prophètes de Dieu furent suscités dans tous les pays, parmi tous les peuples. Ils professaient tous la même religion – l’islam [Il existe une conception très erronée, répandue surtout parmi les écrivains occidentaux, selon laquelle l’islam doit son origine au prophète Mohammad (pbAsl) et certains vont même jusqu’à l’appeler – le fondateur de l’islam – C’est un travesti de la vérité. L’islam a été la religion de tous les prophètes de Dieu, et tous ont apporté le même message. Les prophètes n’ont pas été les fondateurs de l’islam: ils en ont été les messagers. L’islam est la Révélation Divine transmise à l’humanité par les vrais prophètes]. Sans doute, les méthodes d’enseignement et les codes de lois des divers prophètes différaient selon les besoins et le niveau de culture du peuple auquel ils étaient destinés. Les enseignements particuliers de chaque prophète étaient déterminés par les maux auxquels ils devaient être confrontés et qu’ils essayaient d’extirper. Les méthodes de réforme différaient aussi pour être mieux à même de combattre telle ou telle idée. Si une nation n’avait atteint qu’un stade encore assez primitif de sa civilisation et de son développement intellectuel, les lois et les principes des prophètes étaient simples; ils se modifiaient et s’amélioraient en fonction de l’évolution et de la progression de la société. Ces différences cependant sont purement formelles et superficielles. Les enseignements fondamentaux de toutes les religions étaient les mêmes: croyance en l’unicité de Dieu, vie pieuse, vertueuse et paisible, croyance en une vie après ta mort avec son juste système de récompense et de châtiment. L’attitude de l’homme envers les vrais prophètes de Dieu a été bien étrange. D’abord, il les maltraita, et refusa d’écouter et de suivre leurs enseignements. Certains prophètes furent exilés, d’autres assbslsinés; d’autres face à l’indifférence du peuple, continuèrent à prêcher toute leur vie, pour ne gagner qu’une poignée de disciples. Au milieu de l’opposition, de la dérision, des humiliations lassantes auxquelles ils étaient perpétuellement sujets, ces apôtres de Dieu cependant n’abandonnèrent pas la prédication. Leur détermination patiente triompha finalement leur enseignement ne resta pas sans effet. D’importants groupes de peuples et de nations acceptèrent leur message et se convertirent à leurs idées. Les erreurs nées de siècles de déviation, d’ignorance et de pratiques mauvaises prirent alors une autre forme tant: que les prophètes furent en vie, leurs enseignements furent suivis et acceptés, mais après leur mort, les nations réintroduisirent leurs vieilles erreurs dans leurs religions et altérèrent les directives des prophètes. Ils adoptèrent des formes nouvelles d’adoration; certains se mirent même à adorer leur prophète, en firent tantôt les incarnations de Dieu, tantôt les fils de Dieu; certains associèrent même leurs prophètes avec Dieu dans la divinité. Bref, les diverses attitudes qu’adopta l’homme à cet égard étaient un travesti de sa raison et une dérision; il idolâtra les personnes même dont la mission sacrée avait été de détruire les idoles. En mélangeant la religion, la coutume et les rites de l’ignorance, les anecdotes fausses et sans fondement et des lois inventées par eux-mêmes, les hommes changèrent et pervertirent à un tel point l’idéologie des prophètes. qu’après plusieurs siècles, elle était devenue un mélange de réel et de fiction, et les enseignements des prophètes disparurent dans un conglomérat de perversions et de fiction, au point qu’il était impossible de distinguer le grain de la balle. Et, non contents de corrompre les enseignements des prophètes, ils introduisirent des anecdotes inventées et des traditions apocryphes aux vies de leurs prophètes, et défigurèrent à un tel point leurs biographies qu’il devint impossible d’en faire un rapport exact et digne de foi. En dépit de ces corruptions ultérieures, le travail des prophètes ne fut pas complètement inutile. Parmi toutes les nations, en dépit de toutes les interpolations et altérations, il est resté quelques traces de la Vérité. L’idée de Dieu et de la vie qui suit la mort, quelques principes de bonté et de moralité, ont été définitivement adoptés et assimilés sous une forme ou une autre par tous les peuples. Les prophètes ont donc préparé moralement leurs peuples respectifs à recevoir une religion universelle – une religion en harmonie parfaite avec la nature humaine, qui fût la somme de tout ce qu’il y avait de bon dans les croyances et les sociétés antérieures, et communément acceptable par l’humanité tout entière. Comme nous l’avons déjà dit, au commencement des prophètes différents apparurent dans chaque nation, et leur enseignement était conçu spécialement pour convenir à chaque peuple. La raison en était qu’à ce stade de l’histoire, les nations vivaient séparées et tellement isolées les unes des autres que chacune restait confinée à l’intérieur de ses limites géographiques et que les possibilités d’échange étaient pratiquement inexistantes. Dans de telles circonstances, il était extrêmement difficile de propager une Foi Mondiale commune avec un système commun de lois et de règles pour la vie sur cette terre. D’ailleurs, les conditions générales des nations de l’Antiquité variaient énormément entre elles. L’ignorance était immense et avait produit selon les peuples des formes différentes d’aberrations morales et de corruption de la foi. Il était donc nécessaire que différents prophètes fussent suscités pour leur prêcher la Vérité et les gagner à la voie du Seigneur; pour éliminer progressivement les maux et les aberrations, les arracher à leur ignorance, leur enseigner à pratiquer les nobles principes d’une vie simple, pieuse et honnête, et aussi les éduquer dans les arts et les métiers de la vie. Dieu seul sait combien de siècles s’écoulèrent ainsi à éduquer l’homme et à le faire progresser mentalement, moralement et spirituellement. De toute façon, l’homme ne cessa de progresser, et finalement il arriva le temps où il quitta le stade de l’enfance, et atteignit la maturité. Avec le progrès et le développement du commerce, de l’industrie et des arts, des relations s’établiront entre les nations. De la Chine et du Japon, des lointaines terres d’Europe et d’Afrique, des itinéraires réguliers furent ouverts sur terre comme sur mer. Beaucoup de gens apprirent à lire et à écrie l’instruction augmenta. Les idées et le savoir commencèrent à se communiquer de pays à pays. De grands conquérants apparurent: ils étendirent leurs conquêtes, constituèrent de vastes empires et réunirent sous la même domination des nations très différentes. Ainsi, les peuples se rapprochèrent et les différences s’estompèrent. Les conditions se trouvaient ainsi réunies pour qu’une foi unique préconisant un mode de vie universel, répondant à tous les besoins humains, moraux, spirituels, sociaux, culturels, politiques, économiques et autres des hommes, et comprenant à la fois des éléments religieux et séculiers, fût envoyée par Dieu à l’humanité tout entière. Il y a plus de deux mille ans, l’humanité avait un stade de développement mental qui aspirait à une religion universelle Le Bouddhisme, qui ne comprenait que quelques principes moraux, mais n’était pas un système de vie complet, prit naissance en Inde, s’étendit jusqu’au Japon et la Mongolie d’une part, et en Afghanistan et à Bakhara d’autre part. Ses missionnaires parcoururent le monde. Quelques siècles plus tard, le christianisme apparut. Bien que la religion enseignée par Jésus-Christ (la paix soit sur lui) ne fût autre que l’islam, ses disciples et partisans la réduisirent à un mélange appelé christianisme, et cette religion, manifestement destinée aux seuls Israélites, fut répandue dans les contrées reculées de la Perse et de l’Asie Mineure, d’Europe et d’Afrique. Ces événements prouvent clairement que les conditions de cette époque exigeaient une religion commune à toute l’humanité, et le besoin s’en faisait sentir si fort, qu’à défaut de religion véritable et complète les hommes commencèrent à embrasser les religions existantes, tout imparfaites qu’elles fussent. A un stade aussi crucial de la civilisation, quand l’esprit humain lui-même exigeait une religion mondiale, un prophète fut suscité en Arabie pour le monde entier et pour toutes les nations. La religion qu’il fut chargé de propager était à nouveau l’islam, mais cette fois sous la forme d’un système complet, achevé, s’appliquant à tous les aspects de la vie matérielle et individuelle de l’homme. Il fut fait prophète de toute la race humaine, et sa mission s’étendait au monde entier. C’est Mohammad, le prophète de l’islam (pbAsl).

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