Category Archives: Jurisprudence

La miséricorde du Messager d’Allah ﷺ Partie 4/4

La miséricorde du Prophète ﷺ envers les orphelins

Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Sois envers l’orphelin comme un père compatissant, et sache que tu récolteras ce que tu auras planté. » Al Bihar 77/171

J’ai appris qu’un homme a été emprisonné car il a violé le fils de son frère décédé qui n’avait qu’un an et demi puis l’a tué.

Pendant la guerre, un homme a entendu des tirs, il est sorti et a été touché, et il n’a plus jamais pu marcher. Les gens ont su après quelque temps qu’il avait pris la maison de son frère en héritage et qu’il avait envoyé ses enfants à l’orphelinat.

Certes, Dieu entend la prière des opprimés même si cet opprimé est un non-musulman son invocation est exaucée par Allah ! Parmi les recommandations que le Messager d’Allah adressa à Mouadh lorsqu’il l’envoya au Yémen : « …Et crains l’invocation de l’opprimé, car il n’y a pas de voile entre elle et Allah. »

Allah le Très Haut a dit :

« Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Allah n’aime pas, en vérité, le présomptueux, l’arrogant, » (Coran, 4 : 36)

Et Il a dit :

« Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux Prophètes, de donner de son bien, quelqu’amour qu’on en ait, aux proches, aux orphelins…» (Coran, 2 : 177).

D’après Sahl ibn Saad, le Prophète ﷺ a dit :

« Celui qui prend en charge un orphelin sera logé à mes côtés au paradis comme ça (il fait un geste de ses doigts : l’index et le majeur) » (rapporté par al-Boukhari, 5659).

La miséricorde du Prophète ﷺ envers les enfants

Abou Dawoud rapporte:

« A la suite de l’appel à la prière effectué par Bilal, l’envoyé d’Allah ﷺ vint vers nous en portant sur la nuque Oumama bint al-As et Zaynab. Il se mît debout dans son oratoire et nous nous sommes alignés derrière lui pendant que cette petite fille restait en place dans sur son dos. Il fit le takbir et nous fîmes de même. Chaque fois que l’envoyé d’Allah ﷺ voulait s’incliner, il la mettait par terre puis il s’inclinait et se prosternait. Ensuite, une fois sa prosternation terminée, il la prenait et la remettait à sa place. »

On aimerait aujourd’hui voir l’imam amener sa fille à la prière comme le Prophète ﷺ. Gloire à Dieu.

Il faut donner de l’amour à ses enfants, leur faire aimer Allah en allant avec eux à la mosquée, en leur mettant la graine qui relie leur coeur à la mosquée, leur transmettre l’amour du Prophète ﷺ en parlant de sa bonté. Les enfants sont l’investissement du futur.

« On apporta un peu des primeurs des récoltes au Messager d’Allah ﷺ, il invoqua alors : ‘Ô Allah bénis notre ville, bénis notre récolte, bénis notre ‘Monde’, bénis notre ‘Sâa’. Puis il le donna aux plus jeunes des enfants présents. » (Mouslim)

Ce hadith nous montre que le Prophète ﷺ était généreux avec tous les enfants et non pas seulement ceux de sa famille.

Il y avait alors ibn Zubair, ibn Salamah, ibn Abbas, ibn Omar…

Le Prophète ﷺ embrassait ses petits-enfants et jouait avec eux :

Le Prophète d’Allah ﷺ jouait avec Hassan. Le Prophète ﷺ soulevait leur chemise et les embrassait sur le ventre en pouffant. (İbn Sa’d, VI, 359-361.) Ce qui faisait beaucoup rire les enfants.

Le père doit s’occuper de ses enfants, jouer avec eux, afin qu’ils sentent qu’il est le meilleur, différent des autres.

L’amour de l’enfant envers ses parents n’est pas une question d’argent.

Un jour dans un quartier pauvre de Beyrouth, j’ai vu un homme qui poussait un chariot et la valeur de toute sa marchandise n’était pas plus que 5 000 livres. Sa fille et sa femme sont venues le voir avant de rentrer à la maison, la petite fille a serré son père très fort dans ses bras, et elle lui a dit, je t’aime. Son père est très pauvre. Gloire à Dieu. Mais il y a de l’amour entre eux. L’amour des enfants ne se mesure pas avec l’argent, c’est un amour naturel. Ce n’est pas parce qu’on est pauvre que nos enfants vont nous haïr. Que Dieu aide les pauvres.

 

La miséricorde du Prophète ﷺ envers les endettés

Le Prophète ﷺ a dit :

« Celui qui prend les biens des gens avec l’intention de les rembourser Allah le fait pour lui, … ».

Il a encouragé de façon générale ceux qui se trouvent dans l’aisance à venir en aide à ceux qui se trouvent dans le besoin. Et aux créanciers en particulier, il ﷺ a exhorté les croyants à faire preuve de compréhension à l’égard de leurs débiteurs lorsque ceux-ci se trouvent dans la gêne et éprouvent des difficultés à honorer leurs engagements.

Mais est-ce que c’est raisonnable de s’endetter pour le portable dernier cri, non, bien sûr. On ne doit s’endetter que si on y est obligé pour vivre.

En effet, les dettes sont une source de soucis nuit et jour pour celui qui est endetté.

Kab rapporte avoir demandé le payement de sa créance d’Ibn Abu Hadrad à l’intérieur de la mosquée. Leurs voix s’élevèrent jusqu’à ce que le Messager de Dieu les entendit de chez lui. Il sortit les voir, et, en soulevant le rideau de sa chambre, appela :

« O Kab ! »

« Je suis à toi, ô Messager de Dieu », répondit Kab.

« Retranche ceci de ta créance !«, lui commanda le Prophète en lui faisant signe de la moitié.

« Certainement, ô Messager de Dieu ! »

Et le Prophète de s’adresser à Ibn Abu Hadrad :

« Maintenant lève-toi et paye-le ! »

Le Messager d’Allah ﷺ a dit :

« Celui qui donne un répit à un (débiteur) sans argent ou qui efface (partiellement ou complètement) sa dette, Allah lui donnera place sous l’ombre (de Son Trône le Jour du Jugement Dernier). » (Mouslim)

Donner plus de temps ou laisser tomber une partie de la dette.

Et dans un autre Hadith, il est rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a affirmé :

« Celui qui aimerait qu’Allah l’épargne de la peine du Jour du Qiyamah, qu’il donne un délai (de règlement) supplémentaire ou qu’il pardonne à son débiteur qui se trouve dans une situation (financière) difficile. » (Mouslim)

Louange à Allah, il y a encore des gens riches et généreux.

 

La miséricorde du Messager d’Allah ﷺ envers des compagnons qui sont morts

Il est souvent répandu de dire aux garçons qu’un homme ne pleure pas, hors cela est un mensonge. Ce n’est pas une faiblesse mais une preuve de miséricorde. La larme est une preuve de compassion.

Lors de l’expédition de Tabouk,  un compagnon a vu le Messager ﷺ, Abou Bakr et Omar en train d’enterrer Abdallah dhou l-Bijadayn al-Mouzni. Le Messager ﷺ, qui était dans la tombe, disait : « Faites approcher votre frère…» Quand Abou Bakr et Omar ont rapproché le corps, le Messager ﷺ l’a pris et l’a mis dans la tombe, puis il a dit : « Mon Dieu! Je suis satisfait de lui. Sois satisfait de lui. » Ah! Si j’étais l’occupant de cette tombe-là ! »

Othman bin Madhun fut l’un des premiers convertis à l’Islam. Il a été parmi les premiers à émigrer en Abyssinie. Il fait parti des premiers compagnons à avoir été enterré au cimetière de Médine (Jannat al-Baqi’). Quand il apprit sa mort, le Prophète ﷺ a été le voir, il a soulevé son drap, l’a embrassé entre les yeux et il a pleuré, par amour et miséricorde pour celui qui a cru en lui. Si bien que les autres compagnons ont aussi pleuré. Puis le Prophète ﷺ a dit :

« Que tu sois gratifié, Ô Othman, tu n’as pas été habillé par la vie sur terre et tu ne l’as pas attirée. »

 

La miséricorde du Messager d’Allah ﷺ au jour dernier

Nous devons croire avec fermeté à la résurrection, au retour vers Allah, au Jour du Jugement, au passage du pont Sirat, au paradis et à l’enfer, tous font partie du monde de l’invisible. Le Sirat est un chemin se trouvant au-dessus de l’enfer, les gens le traversons, ce pont est plus fin qu’un cheveu et plus tranchant qu’une épée. Les gens auront peur. Par contre, le Prophète ﷺ se tiendra debout à côté du pont Sirat en invoquant Dieu pour les croyants: « Seigneur, préserve-les ! Préserve-les! »

Le Prophète ﷺ est vraiment compatissant avec sa communauté!

Que doit-il dire de nous si on ne prie pas le subh, si on regarde ce qu’il ne faut pas, si on parle fort à nos parents, on nuit à nos enfants, à nos femmes. Certains maris ont ainsi de bonnes épouses et les jalousent même dans leur réussite.

Quand au Prophète ﷺ il sera là pour nous in cha Allah au Jour du Jugement dernier :

« Seigneur, préserve-les ! Préserve-les! »

Dieu a descendu :

« Ton Seigneur t’accordera certes [Ses faveurs], et alors tu seras satisfait. » (Coran 93, 5) C’est-à-dire que dans l’au-delà, ton Seigneur te fera des dons et des faveurs incommensurables, et tu seras satisfait. Le Prophète ﷺ dit à la suite : « Je ne serais pas satisfait si l’un de ma communauté demeurera en Enfer». 

Que la paix et les bénédictions soient sur le prophète!

Pour finir, il faut tout de même énoncer une règle :

 

Une miséricorde sans raison mène à l’anarchie.

Si tu vois pendu, l’homme qui a commis l’inceste avec le fils de son frère puis l’a tué alors qu’il n’avait qu’un an et demi peut être que cette vision soulèvera un peu de compassion chez toi, mais que penseras-tu si tu le vois marcher tranquillement dans la rue ou ses semblables ? Que se passera t-il comme autre meurtre et malheur à cause d’eux?

On connaît beaucoup de meurtres, mais beaucoup ne nous sont pas rapportés !

La compassion sans raison mène à l’anarchie.

Si on compte tous les meurtres qui accompagnent les vols, on se dit que si la peine islamique du vol était mise en place, il y aurait moins de vols et surtout une baisse des meurtres qui les accompagnent. Car les malfaiteurs réfléchiraient avant de commettre un vol.

Il faut aussi rappeler que les peines islamiques ne sont pas appliquées n’importe comment, elles doivent suivre des conditions préliminaires.

Ainsi, la miséricorde sans raison mène aux problèmes.

S’il fait froid, par compassion, les parents n’ont pas envie d’envoyer leur enfant à l’école, mais s’ils l’envoient, ils feront gagner leur raison. Ils savent que là-bas leur enfant va apprendre et en profiter.

Le chirurgien à l’hôpital doit parfois faire des choix difficiles, il doit aussi découper le corps pour atteindre des parties à soigner, s’il ne coupe pas la peau ou la cage thoracique pour atteindre le cœur, comment soignera t-il le malade ?

Et si un père emmène son fils pour couper une partie du corps pour lui sauver la vie.

 

Les mensonges colportant sur l’islam qu’il s’agit d’une religion difficile

Les musulmans sont mal vus à l’étranger, car tout ce dont nous venons de parler n’est pas répandu par les médias. On ne raconte que des mensonges sur l’islam, que c’est une religion difficile, où on doit couper des têtes et que c’est une religion de terroristes. Les ennemis de l’islam ont inventé Daesh pour avilir l’islam et des faibles les suivent. Au point où certains ont une phobie de l’islam.

Voyons l’islam pendant les guerres :

Depuis la bataille de Badr jusqu’à l’émigration, combien de morts ? C’est-à-dire en 8 ans où il y a eu 63 guerres environ. Il n’y a eu en nombre de morts que l’équivalent de ce que les guerres actuelles font en une semaine.

Les gouvernements actuels prétendent défendre les droits de l’homme, mais qu’en il y a des guerres ces droits fondamentaux humains ne sont pas respectés. Les civils innocents sont tués. Des viols y sont commis, des meurtres et des vols.

Tandis que le Messager d’Allah ﷺ a commandé de ne pas coupé d’arbres, ni tuer des enfants, ni des personnes âgées…mais comme nous venons de le dire, le Prophète ﷺ a aussi commandé la compassion envers les hommes, les ennemis, les orphelins, les enfants, les endettés, les animaux, les plantes…

En tout cas, sur huit ans, il n’y a pas eu plus que 1500 morts. Une seule femme a été tuée. Hors de nos jours combien de femmes, de mères, de grand-mères sont tuées ?

Pendant les guerres du Prophète ﷺ, il y a eu dix enfants tués par erreur. Le Prophète ﷺ s’en est offusqué et a sermonné les guerriers de cette bataille.

Il n’y a eu aucun viol, ni vol pendant les guerres du Prophète ﷺ.

Et une seule personnes âgées tuées, mais c’était un guerrier ennemi.

(Le nombre exact de morts pendant les différentes guerres et batailles du Prophète, ﷺ sur une période de huit ans et de 262 morts parmi les musulmans et 1022 morts parmi ses ennemis. Soit 1284 morts. Sur 63 combats, cela constitue la preuve que les guerres du Prophète ﷺ n’étaient pas sanguinaires. )

Si on donne les chiffres des guerres de ceux qui prétendent que l’islam est une religion barbare qui a été répandue par le sang, il y a vraiment eu des barbaries :

18,6 millions de mort pendant la 1 ere guerre mondiale dont la moitié sont des civils.

45 millions de civils pendant la 2eme guerre mondiale. Plus de trois fois le nombre des soldats ! (L’explication de cette augmentation est l’extermination des civils. Sans parler de la destruction des infrastructures, la dévastation de l’économie et la dispersion des peuples. Ce fut une catastrophe humaine à tous les niveaux. Les participants étaient les pays connus sous le nom des pays civilisés et développés.)

La guerre d’indépendance des états unis prise en exemple par d’autres pays pour la même durée de huit ans a fait 50000 morts. En quatre ans, la guerre de sécession a fait 750000 morts.

Des millions de morts en Chine.

Des millions aussi pour les guerres de Napoléon en Europe.

Environ 800 000 morts pendant les huit ans de la guerre Irak/Iran.

On voit que comparé au temps du Prophète ﷺ la religion musulmane ne s’est nullement répandue par le sabre.

Et que le modèle du Prophète ﷺ dans toutes les affaires de sa vie a été la miséricorde. Comme il l’a dit : « Je ne suis qu’une miséricorde offerte. »

Comme Allah l’a dit : « Nous ne t’avons envoyé que comme Miséricorde pour l’humanité ». (Sourate 21, Verset 107).

 

Que Dieu nous rende miséricordieux, répandent la miséricorde entre nous, dans nos pays et sur toute la terre. Que Dieu fasse que nous soyons comme ceux dont le Prophète ﷺ a dit : « Les miséricordieux, Le miséricordieux leur fait miséricorde. Faites miséricorde à ceux qui sont sur la terre, Celui qui est dans les cieux vous fera miséricorde.»

Et que la paix soit sur le Prophète Mohammed sa famille et ses compagnons. Et louange à Allah seigneur de l’univers.

 

D’après la leçon du cheikh Mustapha Hamadé, sur le Prophète ﷺ, mosquée Mohammed Al Amin de Beyrouth au Liban, 24 janvier 2018.

 

 

 

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Mon hijab, réflexions de femmes musulmanes.

Mon chemin vers la liberté

par Sumayyah Joan

d’après la brochure du site islamic-message.net, CIMS, Egypte.

Il y a trois ans , je me tenais devant deux soeurs musulmanes et déclarait ouvertement ma croyance en dieu (Allah) et son Messager, paix soit sur lui…En sortant de l’obscurité de la mécréante vers la lumière de l’islam, c’est drôle de trouver une telle liberté dans la chose même qui m’empêchait d’accepter l’Islam – le hijab. 

Même si je reçois un grand nombre de regards étranges, remarques et commentaires, ce voile m’honore, me protège, et me rend heureuse.

Le mot hijab vient du mot arabe “hajaba” signifiant cacher à la vue ou dissimuler. Les femmes qui ne révèlent pas leur beauté dans cette société et ne s’adonnent pas à ce système oppressif, sont considérées comme invisibles, sans sexualité et arriérées. Parce que je suis souvent confondue avec une nonne, ou une terroriste, je trouve que les réactions au hijab sont une vraie épreuve pour les femmes musulmanes.

Mais en réalité le hijab est facile!

En nous demandant de porter le hijab, Allah a donné aux femmes musulmanes ce qu’elles peuvent supporter d’injonctions et des obligations. Car Allah dit :

“Nous n’imposons à une personne que selon sa capacité. Et auprès de Nous existe un Livre qui dit la vérité, et ils ne seront pas lésés…” coran 23,62

Malheureusement, Satan et ses cohortes appellent la femme musulmane à s’asservir à la création, et d’oublier la servitude à son Créateur. La chasteté, la modestie et la piété sont trompeusement désignées comme une entrave à la liberté individuelle.

Dieu avertit les croyants qu’ils ne doivent pas laisser Satan les tromper, comme il avait trompé leurs parents, Adam et Eve. Sous les apparences de la mode, la culture et le modernisme, Satan a réussi à mener la femme musulmane – et toutes les femmes – vers l’impudeur.

Depuis l’apogée du mouvement féministe, il y a eu une quantité croissante de contrôles placés sur la tenue vestimentaire et le statut des femmes musulmanes.

Selon ces femmes libérées, le hijab ne couvre pas seulement la tête, mais couvre aussi l’esprit, la volonté et l’intellect. Ils disent que notre code vestimentaire est vieux-jeu et oppressif, empêche aux êtres humains d’être productifs. Ils parlent dans l’ignorance, quand ils disent que notre hijab fait partie de ces temps modernes, alors qu”en raison de la diminution constante des valeurs morales dans le monde aujourd’hui, les circonstances rendent le hijab encore plus nécessaire.

Depuis l’aube de la civilisation, robes fluides et foulards ont toujours été associés à la “piété” ou à la “conscience de Dieu”. Même la représentation picturale chrétienne des prophètes antérieurs et leurs femmes montrant les vêtements familiers ordonnés pour les hommes et les femmes musulmanes (par exemple, Marie). Cette tradition de modestie se retrouve dans le coran (7, 26) où Allah dit :

“Ô enfants d’Adam! Nous avons fait descendre sur vous un vêtement pour cacher votre nudité, ainsi que des parures. -Et le vêtement de la piété voilà qui est le meilleur – c’est un des signes  (de la puissance) d’Allah. Afin qu’ils se rappellent. “

Allah a ordonné à la femme musulmane le hijab pour la protéger de tout mal.

Il connait sa création, et Il sait que lorsque les femmes s’exhibent, avec des vêtements impudiques, corps parfumé et maquillent leurs visages, cela augmentera déviance sexuelle de la société globale. Beaucoup de ceux qui sont égarés cependant, voudraient nous faire croire que le hijab est une prison portative qui restreint nos esprits, les vies et les coeurs. Il n’en n’est rien, et afin de ne pas être victime de ces sarcasmes, nous devons commencer à comprendre que le hijab est une véritable source de libération de dignité et de protection.

Ce que le hijab est…

  • Un acte d’obéissance au Créateur
  • Un acte d’honneur et de dignité
  • Un acte de croyance et de foi
  • Un acte de modestie
  • Un acte de pureté
  • Un acte de pudeur
  • Un acte de piété
  • Un bouclier

Ce que le hijab n’est pas…

x Il n’est pas quelque chose de nouveau. Les femmes musulmanes suivent l’exemple des femmes vertueuses, dans le passé, comme Marie, la mère de Jésus.

x Il n’est pas un symbole d’oppression.

x Il n’est pas ordonné dans les lieux publics où il y seulement des femmes et les proches parents de sexe masculin.

x Il n’est pas un acte de déviance, confrontation ou de protestation contre les non-musulmans.

x Il n’est pas une prison portative.

Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d’aumône, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent d’Allah et invocatrices: Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense. Coran 33, 35

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Madhab Shafiite et Hadiths

J’ai entendu dire en de nombreuses occasions que l’école de jurisprudence shaféite est un Madhab du hadith et que celui qui voudra surpasser l’école de jurisprudence en termes de preuves devra se lever de bon matin.

L’imam Bukhari était shaféite bien que certains savants prétendent le contraire. Les imams Muslim et Nas’ai étaient aussi chaféites (signalons que le Sahih de Muslim et les Sunan d’al Nasa’i sont considérés comme les deuxième et troisième recueils de hadiths en terme d’authenticité après le Sahih de Bukhari) tout comme l’Imam Bayhaqi, Ibn Hibban, et al-Hakim étaient shaféites. L’imam Ahmad b. Hanbal n’était pas shaféite, mais un étudiant de l’imam Shaféi, mais il avait tellement d’estime pour son professeur qu’il ne donnait pas de fatawa quand l’imam Shaféi était en Iraq. Al Daraqutni, le maitre incontesté des défauts cachés des hadiths (‘ilal), une aptitude qui demande beaucoup de connaissances des hadiths, suivait aussi l’école de jurisprudence shaféite. Al hakim at Tirmidhi (à ne pas confondre avec Abu Isa Al Tirmidhi, le compilateur des Sunan at-Tirmidhi), un autre géant du hadith (qui était aussi un soufi de haut rang, souvent comparé au Shaykh al Akbar dans son style) suivait l’école shaféite tout comme Ibn Khuzayma.

Probablement le personnage plus influent dans l’étude de la terminologie du hadith (mustalah al hadith) était al Hafiz Ibn Salah. La plus part des livres du mustalah al hadith étaient basés sur son fameux muqaddima, depuis le 6 siècle. Lui, comme la plus part des autres célèbres savants du hadith des siècles qui suivirent comme Hafiz al Iraqi (l’auteur du notoire alfiyya in mustalah), al Hafiz al Dhahabi , l’imam al Nawawi, al Munawi, Nur al din al Haythami (l’auteur de Majma al Zawa’id) et pour finir Amir al-Mu’minin fi’l-hadith Ibn Hajar al-‘Asqalani, étaient Shafi’ites.

Toute personne étant un peu familière avec les livres de hadiths appréciera ce que cela peut signifier que tous ces érudits ait été Shafi’tes. Ce n’est pas un euphémisme qu’en 1000 ans d’érudition Shafi’ite, chaque petit hadith du Prophète (qu’Allah le bénisse et lui donne la paix) a été bien analysé par ces Imams. Ils tous ont cru que l’école Shaféite correspondait le mieux aux quantités de hadiths.

Quand j’ouvre, par exemple, Hashiyat Al Bajuri sur Abi Shuja’, une œuvre en deux volumes écrits il y a environ 200 ans, je sais que les lois de jurisprudence que Bajuri a transmis (pratiquement sans donner aucunes preuves) ont été vérifiées et revérifiées par des centaines de muhaddithin de premier rang et des fuqaha pendant les mille ans qui l’ont précédé. Celui qui dit que Bajuri était un homme et moi j’en suis un, ne sait pas de quoi il parle. Il ne s’agit pas de moi par rapport à Bajuri. Il s’agit de moi m’opposant à tous les noms auxquels se renvoient les deux premiers paragraphes et beaucoup d’autres.

Aucun frère, ni cheikh (suivant l’école de jurisprudence shaféite) répondant à des questions ne prétend à l’ijtihad. Ils transmettent seulement les jugements. Tout ce qu’ils ont fait a été d’étudier ce que l’école de jurisprudence shaféite a préconisé sur les questions qui ont été soulevées, puis ils ont communiqué le jugement au groupe. Parfois il se peut qu’ils mentionnent un hadith ou un verset pour nous donner un indice afin de nous permettre de savoir comment ces jugements ont été dérivés, mais l’important est surtout de nous transmettre ce que les imams shaféites ont dit, en gardant à l’esprit que leur position correspond complètement aux instructions du coran et de la sunna.

Quand cela est possible les réponses de jurisprudence sont données avec toutes les références aux sources qui ont abouti à tel jugement (textes juridique et pages).

wassalamu ‘alaykum

Ecrit par Hamza.

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