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Madhab Shafiite et Hadiths

J’ai entendu dire en de nombreuses occasions que l’école de jurisprudence shaféite est un Madhab du hadith et que celui qui voudra surpasser l’école de jurisprudence en termes de preuves devra se lever de bon matin.

L’imam Bukhari était shaféite bien que certains savants prétendent le contraire. Les imams Muslim et Nas’ai étaient aussi chaféites (signalons que le Sahih de Muslim et les Sunan d’al Nasa’i sont considérés comme les deuxième et troisième recueils de hadiths en terme d’authenticité après le Sahih de Bukhari) tout comme l’Imam Bayhaqi, Ibn Hibban, et al-Hakim étaient shaféites. L’imam Ahmad b. Hanbal n’était pas shaféite, mais un étudiant de l’imam Shaféi, mais il avait tellement d’estime pour son professeur qu’il ne donnait pas de fatawa quand l’imam Shaféi était en Iraq. Al Daraqutni, le maitre incontesté des défauts cachés des hadiths (‘ilal), une aptitude qui demande beaucoup de connaissances des hadiths, suivait aussi l’école de jurisprudence shaféite. Al hakim at Tirmidhi (à ne pas confondre avec Abu Isa Al Tirmidhi, le compilateur des Sunan at-Tirmidhi), un autre géant du hadith (qui était aussi un soufi de haut rang, souvent comparé au Shaykh al Akbar dans son style) suivait l’école shaféite tout comme Ibn Khuzayma.

Probablement le personnage plus influent dans l’étude de la terminologie du hadith (mustalah al hadith) était al Hafiz Ibn Salah. La plus part des livres du mustalah al hadith étaient basés sur son fameux muqaddima, depuis le 6 siècle. Lui, comme la plus part des autres célèbres savants du hadith des siècles qui suivirent comme Hafiz al Iraqi (l’auteur du notoire alfiyya in mustalah), al Hafiz al Dhahabi , l’imam al Nawawi, al Munawi, Nur al din al Haythami (l’auteur de Majma al Zawa’id) et pour finir Amir al-Mu’minin fi’l-hadith Ibn Hajar al-‘Asqalani, étaient Shafi’ites.

Toute personne étant un peu familière avec les livres de hadiths appréciera ce que cela peut signifier que tous ces érudits ait été Shafi’tes. Ce n’est pas un euphémisme qu’en 1000 ans d’érudition Shafi’ite, chaque petit hadith du Prophète (qu’Allah le bénisse et lui donne la paix) a été bien analysé par ces Imams. Ils tous ont cru que l’école Shaféite correspondait le mieux aux quantités de hadiths.

Quand j’ouvre, par exemple, Hashiyat Al Bajuri sur Abi Shuja’, une œuvre en deux volumes écrits il y a environ 200 ans, je sais que les lois de jurisprudence que Bajuri a transmis (pratiquement sans donner aucunes preuves) ont été vérifiées et revérifiées par des centaines de muhaddithin de premier rang et des fuqaha pendant les mille ans qui l’ont précédé. Celui qui dit que Bajuri était un homme et moi j’en suis un, ne sait pas de quoi il parle. Il ne s’agit pas de moi par rapport à Bajuri. Il s’agit de moi m’opposant à tous les noms auxquels se renvoient les deux premiers paragraphes et beaucoup d’autres.

Aucun frère, ni cheikh (suivant l’école de jurisprudence shaféite) répondant à des questions ne prétend à l’ijtihad. Ils transmettent seulement les jugements. Tout ce qu’ils ont fait a été d’étudier ce que l’école de jurisprudence shaféite a préconisé sur les questions qui ont été soulevées, puis ils ont communiqué le jugement au groupe. Parfois il se peut qu’ils mentionnent un hadith ou un verset pour nous donner un indice afin de nous permettre de savoir comment ces jugements ont été dérivés, mais l’important est surtout de nous transmettre ce que les imams shaféites ont dit, en gardant à l’esprit que leur position correspond complètement aux instructions du coran et de la sunna.

Quand cela est possible les réponses de jurisprudence sont données avec toutes les références aux sources qui ont abouti à tel jugement (textes juridique et pages).

wassalamu ‘alaykum

Ecrit par Hamza.

Sujud Attilawa

Comment effectuer la prosternation de récitation selon l’école de jurisprudence shaféite?

Bien que selon une opinion la position debout soit la meilleure des arkan de la prière, parce que l’adorateur y récite le saint coran, un autre avis affirme que la prosternation est la meilleure de toutes les arkan parce que d’après un hadith d’Abu Hurayra le prophète sas a dit :

« Le serviteur est le plus proche du Seigneur quand il se trouve prosterné, alors faite pleins d’invocations. »

  • Non seulement la prosternation est un rukun de la prière, mais elle possède ses propres conditions :

- L’intention de se prosterner et la raison doivent être pour Dieu

- Les sept ossements doivent toucher le sol

- La durée de la prosternation doit marquer un moment de sérénité (tama’ninah) au moins le temps de dire « Subhan Allah »

- Le front doit être dégagé

- Il doit y avoir une sensation de déplacer une partie du poids du corps sur la tête

- La poitrine doit être plus haute que la tête

- De ne pas porter sur soit quelque chose qui se mettent entre le front et le sol pendant la prosternation.

  • Il est sunnah de se prosterner pendant la récitation de certains versets du saint coran pour :

Celui qui récite

Celui qui écoute attentivement

Celui qui vient soudainement d’entendre la récitation

  • Il y a 14 versets du saint coran où il est sunnah de se prosterner :

1. Sourate al-A`raaf (Sourate 7, verset 206)
2. Sourate ar-Ra`d (Sourate 13, verset 15)
3. Sourate an-Nahl (Sourate 16, verset 49-50)
4. Sourate al-Israa’ (Sourate 17, verset 107-9)
5. Sourate Maryam (Sourate 19, verset 58)
6. Sourate al-Hajj (Sourate 22, verset 18)
7. Sourate al-Hajj (Sourate 22, verset 77)
8. Sourate al-Furqan (Sourate 25, verset 60)
9. Sourate an-Naml (Sourate 27, verset 25-6)
10. Sourate as-Sajda (Sourate 32, verset 15)
11. Sourate Fussilat (Sourate 41, verset 37-8)
12. Sourate an-Najm (Sourate 53, verset 62)
13. Sourate al-Inshiqaaq (Sourate 84, verset 21)
14. Sourate al-`Alaq (Sourate 96, verset 19)

  • Les conditions à remplir pour effectuer une prosternation à la lecture de ces versets :

La personne qui lit le coran doit être pure rituellement.

Le verset entier où se trouve la prosternation doit avoir été lu.

Une seule personne doit le réciter

Il ne peut avoir lieu pendant la prière funéraire

Il ne peut y avoir une longue pause entre la lecture du verset où se trouve la prosternation et l’accomplissement de cette dernière.

Si l’imam se prosterne dans une prière en groupe ne pas le suivre invalide votre prière en groupe

  • Les arkan de la prosternation pour la récitation coranique sont :

L’intention

Dire Allah akbar

Se proterner

Se tranquiliser

Se rassoir

Dire as salam aleykoum

Respecter l’ordre

L’état de pureté rituelle est nécessaire à la prosternation et se diriger vers la qiblah

Il n’est pas nécessaire d’être debout avant la prosternation, la personne peut être assise.

  • Pour résumer :

Vous récitez ou vous entendez une personne réciter un verset où se trouve une prosternation

Vous êtes en état de pureté rituelle et vous faites face à la qiblah

Que vous soyez assis ou debout vous lever vos mains et prononcer le takbir al ihram

Vous vous prosternez

Vous vous asseyez et vous dites le taslim

Prière du vendredi midi

La prière du vendredi midi avec moins de 40 participants dans l’école shaféite :

Selon cette école de jurisprudence, il n’est pas obligatoire de faire la prière du vendredi dans les petits villages de moins de 40 habitants (qaryah), mais plutôt la prière du midi, l’école hanafite valide cependant la prière du vendredi effectuée avec quatre participants en comptant l’imam, c’est aussi l’ancien avis de l’imam Shaféi (madhab qadim) suivit notamment par l’imam Suyuti, un conseil non obligatoire “de sureté” serait de prier le vendredi (en suivant l’avis où quatre participants suffisent), puis d’effectuer la prière du midi (ce qui serait hassan).