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Madd Al ‘Iwad

Pour résumer, il y a :

I/ Ahkam Al madd

A/ Madd Asslé

  1. Madd Tabi’é
  2. Madd Al ‘iwad

Avant d’aborder le madd Al ‘iwad , nous allons rappeler brièvement quelques points d’écriture.

Le Tanwin

Le tanwin désigne les deux traits parallèles qui se trouvent notamment sur une lettre, on parle alors de fathatayn (deux fatha), il peut être dessiné avec le Alif ا et le ta marbouta ة. Dans le tanwin, le deuxième fatha correspond en fait à un noun sakin نْ, on doit donc bien entendre le ‘noun‘.

Exemples :

فورًا ou fawran, le tanwin avec le alif se prononce « an»

عادةً ou  ‘adatan, le tanwin sur le ta marbouta se prononce « atan»

Si il y a un Ya avant le Alif, cela se prononcera « iyan» et avant le ta marbouta cela se prononcera « iyatan» comme رسميًا ou .رسميةً

Il faut signaler qu’on ne les trouve pas toujours dans les textes imprimés, ni ceux écrits à la main.

Le tanwin se trouve aussi en bas d’une lettre ou kasratayn provoquant le son « in» ou sous forme de deux boucles en haut provoquant le son « oun»

Nous n’allons pas insister sur le kasratayn et le domtayn, il s’agit ici de parler de fathatayn tanwin pour en venir au madd al ‘iwad.

madd al ‘iwad

Lorsqu’il y a fathatayn tanwin, il faut prolonger le fatha, harakatayn si l’on veut s’arrêter. A la fin du verset où il y a fathatayn tanwin si on ne le relie pas avec le verset suivant, on oublie le noun sakin.

Exemple :

A la place de dire à la fin d’un verset, صَوَابًا sawaban on dira sawabā.

Lecture du tanwin suivit d’un sakin

Pour continuer avec le tanwin et le hamza al wasl, parlons de la règle très connue : sakinayn la yaltaqiyan

Deux sakin ne peuvent se suivre. Le nun prend un kasra.

Exemple :

Le hamza al wasl au début du deuxième mot est effacé dans la liaison des deux mots.

C’est la même chose avec le chaddé, car la première lettre est sakin par exemple :

Lecture du hamza

La rencontre de deux hamza dans un mot :

  • Quand hamza al wasl vient avant hamza al qat’i

Dans le verbe, on cherche la voyelle appropriée qui dépend de la troisième lettre comme vu précédemment. Le hamza al qat’i est transformé en madd qui correspond au groupe utilisé pour le hamza al wasl.

Exemples :

Lorsque l’on joint le mot précédant au mot débutant par hamza al wasl, le hamza al wasl ne se prononce pas, alors que hamza al qat’i est prononcé :

  • Quand hamza al qat’i vient avant hamza al wasl

Dans les verbes, hamza al wasl est effacé, par l’introduction du hamza al qat’i pour que le verbe prenne une tournure interrogative, exemple  :

Quand deux hamza al qat’i se suivent, on les lit tous les deux:

Exceptions

Nous avons vu le madd tabi’y et le madd al ‘iwad. Nous allons maintenant pour des raisons de simplification voir quatre cas exceptions classés dans le chapitre du madd asslé:

1.Première exception, c’est le cas où l’on arrête la lecture sur un mot qui se termine par ta marbuta, le ta marbuta ة devient ه avec une expiration ou hamss. (afin d’entendre le ه) La durée est de harakatayn.

2.La deuxième exception est le cas où l’on s’arrête à un mot qui se termine par un alif maksoura.ى

A la place de dire هدىً, houdan on dira هدى houdā si on s’arrête sur ce mot. La durée est de harakatayn.

3.La troisième exception s’appelle le silat soughra

Il s’agit du cas où le ha muttaharik est précédé et suivit par des lettres muttaharikat.

Exemple :

Le lecteur du saint coran est aidé pour repérer le sila soughra par de petits signes, qui est pour les cas suivant la lettre ya, car quel est le but du madd ici sinon de nous permettre d’entendre plus clairement le son « i » sur la lettre ha qui passerait inaperçue sans cela. Il peut également donc y avoir aussi comme petit signe un dommé.

Dans le scan ci-dessous, je vous ai entouré en rouge le petit signe ya qui vous aide à repérer le sila soughra. Le rectangle rouge vous montre les deux lettres muttaharikat avec le ha comme dans l’exemple précédant.

Ne confondez pas le signe du sila soughra avec celui du sila koubra dont nous verrons bientôt la règle dans le chapitre suivant du madd al far’i et qui possède en plus un signe madd sur le ya, entouré en vert sur le scan, le cas du sila koubra est encadré en vert. Le sila soughra dure harakatayn.

4.Enfin la quatrième exception se nomme le badal. Il s’agit d’un hamza suivit d’une voyelle madd comme pour les mots:

إِيمان = ٳِي

القرءَان = ءَا

ٲُوتوا =ٲُو

Encore une fois, le badal dure harakatayn.

Notes sur l’écriture des voyelles

Il faut signaler que les madd sont parfois écrit tout droit :

Parfois une voyelle ne contient pas d’indications et ne doit pas être prononcée. Par exemple :

ou encore le mot salāt en bas à droite.  Quelques exemples avec le ‘u’ pour le son ‘ou’ :