Au nom d’Allah le Clément, le Miséricordieux, Louanges à Allah.

 

Le bain rituel

Al Ghousl

 

Définition

En arabe, al Ghousl, c’est le passage de l’eau sur quelque chose.

Dans la Sharia, c’est le passage de l’eau sur tout le corps dans une intention spéciale.

« Et si vous êtes pollués “Junub”, alors purifiez-vous (par un bain) »

Sourate Al Maïda ; verset 6.

Il est autorisé pour la propreté et la pureté que cela soit pour un acte d’adoration ou non.

 Les preuves sur le lavage

Elles viennent du Qur'ân, de la Sunna et de l’ « ijma » :

Le Qur'ân :

« Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient.»

Sourate Al Baqarah, verset 222.

Le Hadith :

Rapporté par Al Bukhâri 856 et Muslim 849 d’Abou Huraira : Le prophète, a dit :

“Il est du devoir de tout Musulman de se laver la tête et le corps une fois par semaine”.

Dans ce Hadith le devoir du musulman : la dignité du musulman est qu’il doit se laver.

L’ijma :

Les ulémas se sont accordés pour dire que le Ghousl pour la propreté est « mustahab » et qu’il est wajib pour un acte d’adoration.

Bienfaits

1/ Adorer Dieu et avoir de bonnes récompenses

Le Ghousl est un acte d’adoration puisqu’il est l’exécution d’une injonction d’Allah, il s’en suit qu’il a une récompense.

D’après un Hadith rapporté par Abou Malik Al Achari, que Dieu l’agrée, le prophète, , a dit :

 « La pureté est la moitié de la foi. »

Muslim.

2/ Pour la propreté

Car quand le musulman se lave, il nettoie son corps des saletés, poussières, sueurs…

Cette propreté est une protection contre les microbes qui entrainent les maladies et le bain donne une bonne odeur au corps ce qui est favorable au rapprochement entre les gens.

Bukhâri 861 et Muslim 847 ont rapporté qu’Aïsha a dit :

 « Les gens devaient travailler, car ils n’avaient pas suffisamment de revenu pour avoir des domestiques, aussi ils avaient une mauvaise odeur de sueur (due à leur travail) aussi, on leur a dit : « Et si vous vous laviez au moins le vendredi » (pour ne pas avoir une odeur) Et suivant une autre version et : « Le prophète leur a dit : « Et si vous vous purifiez pour ce jour-ci »

3/ Pour régénérer son énergie

En se levant, on se recharge d’énergie et la paresse s’éloigne surtout après des rapports. Il parait également que le fait de se frotter les bras pendant les ablutions au moment de la prière de l’aube nous est très bénéfique.

4/ Dieu aime ceux qui se purifient,

verset 222 cité précédemment, sourate Al baqara.

Le Ghousl est de deux sortes :

1/ Mafroud (on doit le faire, comme après les règles, la mort...)

2/ Mandoub. (Sunna)

 Il est obligatoire avant l’acte d’adoration.

Ceux qui doivent faire le Ghousl/Mafroud:

Al Janabat

Signification du mot arabe : s’éloigner de quelque chose.

Dans le saint Qur'ân, Dieu dit :

« Elle dit à sa sœur : “Suis-le”; elle l'aperçut alors de loin sans qu'ils ne s'en rendent compte. »

(fabassourat  bihi 3an jounoub)

Sourate Al Qasas, verset 11

Dans la Sharia : l’« écoulement » pour l’homme et la femme ou l’acte sexuelle.

Le Junub est quelqu’un qui n’est pas pur (ghair tahir) parce qu’il a coulé ou parce qu’il y a eu pénétration.

On lui a donné ce nom de « Junub » parce qu’il s’éloigne de la prière tant qu’il est dans cet état. Et c’est un mot féminin, masculin, singulier et pluriel : « le, la, un, des Junub ».

Les deux raisons d’être Junub :

1/ L’« écoulement » du Many (faire sortir le sperme pour l’homme) ou la femme pour n’importe qu’elle raison. En dormant, en pensant…

Hadith :

D’après Oum Salama: Oum Soulaym est venu chez le prophète,  :

« Ô prophète, certes Allah n’a pas honte d’entendre la vérité, est-ce qu’une femme doit se laver si elle fait un rêve ». - « Oui, si elle voit du liquide ».

Al Bukhâri 278, et Muslim 313.

Abou Daoud 236 et d’autres ont rapporté d’Aicha que le prophète, , a été interrogé à propos de l’homme qui trouve des pertes de sperme dans ses sous-vêtements sans se rappelé pourquoi. Le prophète, , a dit : 

« Il se lave. » Et pour l’homme qui a fait un rêve charnel et ne voit pas de trace ? Il a dit : « Il n’a pas à se laver.» Alors Oum Salaym a demandé : « Si une femme voit cela elle doit se laver ? » Il a dit : « Oui, les femmes sont les sœurs des hommes. »

2/ L’accouplement même sans écoulement de Many

C’est-à-dire l’introduction de la verge de l’homme dans le sexe de la femme même en l’absence d’éjaculation. (ou l’anus même si cela est interdit)

D’après le prophète,  :

“Lorsqu’un homme se place entre les bras et les jambes d’une femme, puis se met en mouvement, il y a obligation d’effectuer les grandes ablutions, qu’il y ait sortie ou non de sperme”.

Aïcha a dit qu’il suffit qu’il y ait accouplement des deux sexes pour que le Ghousl se fasse. Ce qui n’est pas le cas s’il y a contact des deux parties intimes sans pénétration.

 

Ce qui est interdit quand on est Junub

1/ La prière (fard ou naffil)

« Ô les croyants ! N'approchez pas de la Salat alors que vous êtes ivres, jusqu'à ce que vous compreniez ce que vous dites, et aussi quand vous êtes en état d'impureté [pollués] - à moins que vous ne soyez en voyage - jusqu'à ce que vous ayez pris un bain rituel. »

Sourate nissa; verset 43

Muslim a rapporté qu’Abu Houraïra a dit que le prophète,, a dit:

« Aucune prière n'est acceptée sans pureté » (Woudou'’ et Ghousl)

2/ S’assoir dans une mosquée, mais le passage est permis.

« Ô les croyants ! N'approchez pas de la Salat alors que vous êtes ivres, jusqu'à ce que vous compreniez ce que vous dites, et aussi quand vous êtes en état d'impureté [pollués] - à moins que vous ne soyez en voyage - jusqu'à ce que vous ayez pris un bain rituel. »

Sourate nissa; verset 43

Le prophète, a dit : 

« Je ne permets pas d’aller à la mosquée à celle qui à ses règles et à celui qui est Junub. »

Il s’agit de l’interdiction d’entrer dans la mosquée (précisément dans la partie du masjid où on effectue la prière, nommée « mussalla » en arabe) pour s’assoir et y rester longtemps. Cette interdiction ne s’applique pas à celui qui est de passage, comme cela a été confirmé par Jâbir qui a dit:

 “Chacun de nous passait à travers la mosquée en état d’impureté générale”.

Et Zayd Ibn Aslam affirma:

“Les compagnons du Prophète circulaient dans la mosquée alors qu’ils étaient “impurs”.

3/ Tawaf Sunna ou fard autour de la Kabba

Parce que le Tawaf équivaut à la prière. Ce qui lui vaut la pureté. Le prophète, , a dit : 

« Le Tawaf est une prière sauf que Dieu nous a permis de parler, alors celui qui parle qu’il ne dise que du bien. »

4/ Lire le Qur'ân

Le prophète, , a dit que la femme qui a ses règles et le Junub ne lisent pas le Qur'ân. Mais ils peuvent regarder le Qur'ân. Ils peuvent faire des invocations avec des versets du Qur'ân, mais dans l’intention des adhkars

5/ Toucher le Qur'ân (le porter et toucher ses feuilles)

Si on veut le déplacer (pour faire le ménage), on peut prendre une serviette, on peut le transporter dans un sac ou quelque chose de propre en intermédiaire.

« Et c'est certainement un Coran noble, dans un Livre bien gardé que seuls les purifiés touchent; »

Sourate Al waqiya, versets 77 à 79.

Et le prophète,, a dit :

« Ne touche au Qur'ân qu’un pur. »

Il est permis au Junub de porter un mus’af (copie du Qur'ân) dans une valise entre ses habits.

Il est permis de porter et toucher les livres de tafsir Qur'ânique à la condition que la partie tafsir soit plus importante que celle du Qur'ân.

(Autres états où il faut faire le Ghousl pour pouvoir pratiquer les actes d’adoration comme la prière, la lecture du Qur'ân…) :

 

Les règles mensuelles de la femme (hayD) :

Lorsque les règles de la femme sont terminées, elle doit se laver avant de pouvoir prier ou lire le saint Qur'ân.

Al hayD en arabe, c’est l’écoulement.

Dans la Sharia : c’est le sang naturel qui sort du fond de l’utérus périodiquement.

Les preuves :

Dans le Qur'ân :

« Et ils t'interrogent sur la menstruation des femmes. - Dis : “C'est un mal. éloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures. Quand elles se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions d'Allah car Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient”. »

Sourate Al baqarah, verset 222.

Dans la Sunna :

Le prophète, a dit à Fatima bent Abi Houbaysh :

« Quand les règles arrivent laisse la prière et quand elles finissent lave toi du sang et prie. »

L’âge de la puberté :

Lorsque l’homme ou la femme atteignent un certain âge, les actes d’adoration comme la prière, le jeûne, … deviennent obligatoires.

On reconnait l’âge de la puberté à partir des signes suivant :

Un : la perte de Many pour la femme ou l’homme en dormant.

Deux : Le sang des règles pour les femmes, il est fixé à partir de neuf ans, mais il varie et peut venir plus tard en fonction des pays et des conditions sociales.

Mais à quinze ans, même si les règles ne viennent pas ou s’il n’y a pas de pertes, on devient obligatoirement pubère.

La durée des règles : 

Elle varie et peut durer soit : une période minimale de 24 heures, maximale de quinze jours mais en générale elle est de 6/7 jours. Cela est basé sur l’expérience. Il est aussi possible à la femme de ne pas avoir de règles pendant un ou deux ans. Si la femme a des pertes pour une durée de moins de 24 heures ou de plus que quinze jours, elle doit les considérer comme anormales, un déréglage ou « istihada » en arabe, qui diffère des menstrues par sa couleur et son intensité.

Le cas de l’istihada

C’est une maladie, il s’agit de sang qui sort d’une artère de l’utérus qui s’appelle « azil » et ce sang rompt les ablutions (Woudou'’), mais pas la pureté (il ne nécessite pas de faire le Ghousl) et n’empêche ni la prière, ni le jeûne, c’est le même cas que pour l’incontinence : la femme doit laver le sang, mettre une couche et faire les ablutions (Woudou'’) pour chaque prière fard.

Al Bukhâri et Muslim ont rapporté de Aïcha que Fatima Bent Abi houbaysh a dit au prophète,  : 

« Je suis une femme qui a toujours du sang, est-ce que je laisse la prière ? », alors le prophète a dit : « Non, c’est une artère et pas des règles. Quand tu as tes règles laisse la prière quand sa limite est dépassée lave-toi et prie. »

Ce qui est interdit à la femme qui a ses règles :

1/ La prière

2/ Lire le saint Qur'ân.

Mais, si elle mémorise le Qur'ân ou passe des examens, elle peut vérifier sans toucher direct, en tournant la page avec un crayon ou une règle.

3/ S’assoir dans une mosquée

Mais le passage est permis.

La preuve c’est que le prophète, , avait demandé à Aïcha d’aller lui chercher son tapis de prière à la mosquée, elle lui avait dit qu’elle avait ses règles, mais il lui avait tout de même permis d’y aller.

Mais, il est interdit de passer par le lieu de prière si la femme a peur de la salir parce que le sang est impur (najiss) et il est interdit d’en salir le mussalla. Par contre, si elle sure de ne pas salir, elle peut passer. On parle du mussalla et non de mosquée, car il s’agit du lieu de la mosquée qui est habituellement réservé uniquement à l’accomplissement de la prière. Ce qui n’est pas le cas, d’une pièce de la mosquée réservée pour écouter les conférences, et où on ne fait pas la prière commune.

4/ Le Tawaf

Al Bukhâri et Muslim ont rapporté d’Aïcha :

« On est sorti pour faire le hajj et avant d’arriver j’ai eu mes règles. Lorsque le prophète, , est entré dans ma tente il m’a trouvé pleurant, alors il a dit : « Qu’est-ce que tu as, tu as tes règles ? » J’ai dit oui et le prophète m’a dit de faire tout ce que font les pèlerins sauf le Tawaf. »

5/ Jeûner (fard et naffil)

6/ Avoir des rapports charnels.

Mais l’homme peut embrasser et câliner sa femme à condition de ne toucher la partie située entre le nombril et les genoux que par-dessus l’ « izar » d’après un Hadith d’Abdullah ben Saad rapporté par Abou Daoud. Attention, câliner ne signifie pas masturber.

7/ Conclure un divorce et compter ces jours comme faisant partie de la période d’attente.

Les femmes ne rattrapent pas les prières qu’elles ont ratées pendant leurs règles, mais elles doivent rattraper les jours de jeûne obligatoires du ramadan en d’autres mois avant le ramadan suivant.

(Autres états où il faut faire le Ghousl pour pouvoir pratiquer les actes d’adoration comme la prière, la lecture du Qur'ân…) :

 

Après l’accouchement, Ouilada :

C’est accoucher, délivrer ce qu’on porte, l’accouchement peut ne pas être suivit par la perte de sang, dans ce cas, on lui applique la loi d’Al Janaba, car l’enfant est formé du sperme de l’homme et de la femme. Et ce jugement ne varie pas suivant les circonstances de l’accouchement. On parle de « Ouilada ».

Si il y a du sang après l’accouchement, et c’est le cas le plus répandu, on appelle l’accouchement « nifass », il a ses propres lois.

 

 Après l’accouchement, Nifass :

D’après la langue arabe, le nifass c’est l’accouchement.

Dans la Sharia, c’est le sang qui sort après l’accouchement. Et on l'a appelé nifass, parce que le sang en question sort après la sortie de l’individu ou nafs. Et on appelle la femme nafsa’.

Le sang qui sort pendant les contractions ou pendant la sortie de l’enfant ne s’appelle pas nifass parce qu’il sort avant l’enfant, il est considéré comme une "souillure" (fassad). Et c’est pour cela que la prière est demandée même pendant les contractions (entre les contractions) même si du sang est sorti. Et si la femme n’arrive pas à prier elle devra rattraper sa ou ses prières.

La durée du nifass :

La plus courte du nifass est d’une seconde, ou immédiatement, elle peut s’étendre aussi sur plusieurs jours et souvent 40 jours. La durée maximum étant de 60 jours. Plus que 60 jours sera considéré comme istihada.

Ce qui est interdit pendant le nifass :

Les ulémas se sont accordés sur le fait d’appliquer les règlements du hayD au cas du nifass.

Les pertes de sang de la femme enceinte ?

Si la durée des pertes est supérieure à 24 heures et s’étend jusqu’à 15 jours, la femme enceinte doit considérer ce sang comme étant celui de l’hayD, ses menstrues. Et appliquer le règlement du hayD. Si la durée est inférieure à 24 heures et supérieure à 15 jours, elle considère ce sang comme celui de l’istihada. Donc, les premières 24 heures, elle suit la loi de l’istihada, elle prie, puis jusqu’au 15 em jour, elle se considère comme ayant ses règles et suit les prescriptions du hayD, elle ne prie pas, après le 15 em jour elle se considère à nouveau en état d’istihada et suit son règlement, donc elle prie.

Il y a d’autres avis qui disent que le sang qu’une femme enceinte perd pendant la grossesse est toujours istihada, peut importe sa durée, et ne peut être considéré comme le sang des règles (hayD), car le fait d’être enceinte empêche la sortie du hayD. C’est l’avis le plus plausible, car le hayD d’une femme enceinte est très rare, même si il n’est pas impossible.

La durée de la grossesse :

La période la plus courte peut être de six mois, pourquoi ?

Parce que dans le Qur'ân, dans la sourate Al Ahqaf au verset 15, Allah dit :

« sa mère l'a péniblement porté et en a péniblement accouché; et sa gestation et sevrage durant trente mois » ;

donc trente mois pour l’allaitement et la grossesse. Et dans la sourate Luqman au verset 14, Allah dit :

« sa mère l'a porté [subissant pour lui] peine sur peine : son sevrage a lieu à deux ans. »

deux ans ou 24 mois d’allaitement. Hors la différence, 30 – 24, est égale à 6 mois.

De cela, on peut conclure qu’une femme ne peut pas accoucher avant six mois de grossesse d’un enfant vivant, si c’est le cas cela signifie que la femme a commis l’adultère. La durée la plus répandue est de neuf mois environ (plus ou moins quelques jours). Cela a été établi sur des faits. La durée maximum est de quatre ans, même si elle est rare, elle n’est pas impossible et cela est déjà arrivé et c’est sur cela que l’imam Shaféi a basé son jugement.

 

La mort du croyant(e) sauf le martyr 

Quand le musulman meurt, il faut le laver, c’est un acte fard kifaya. Il suffit que quelques musulmans s’en charge, mais si personne ne le fait tous les musulmans seront jugés fautifs. Celui qui lave le mort doit formuler l’intention.

Cette loi est développée dans le chapitre des funérailles. La preuve qu'il faut laver le mort c'est le Hadith d'Ibn Abbas qui a rapporté que le prophète, , a dit à propos d’un pèlerin renversé par son chameau : 

« Lavez le avec de l’eau et du sidr (jujubier).»

 

Fard du Ghousl

L’intention :

Le croyant doit formuler l’intention du fard al Ghousl  dans son cœur, pour marquer la différence entre l’habitude et l’acte d’adoration.

Faire couler l’eau sur tout le corps :

Les cheveux et la peau et il faut faire attention aux endroits fermés ou cachés (nombril, derrière les oreilles, aisselles, entre les doigts…la bouche et le nez sont Sunna.)

Enlever les traces de saletés.

 

Sunnan du Ghousl

La tasmiya : C’est-à-dire dire bismillahi-rahmanir-rahim.

Il y a une divergence de point de vue sur ce point parce qu' il y a des toilettes dans la salle de bain ce qui n’était pas le cas du temps du prophète,

Après il faut laver ses mains, auparavant on puisait l’eau dans un récipient,

Puis laver ses parties intimes avec la main gauche.

Accomplir les ablutions complètes (Woudou'') et on peut laisser les pieds pour la fin.

Frictionner sa tête et la rincer trois fois.

Laver la moitié droite du corps, puis la gauche de façon à faire couler l’eau partout.

Frotter son corps.

Prendre soin de bien laver le dos, les épaules et le dessous des bras et ceci s’applique sur les morts.

Verser de l’eau trois fois

Cela est basé sur le Ghousl du prophète,  :

Hadith rapporté par Aïcha :

« Quand le Messager d’Allah, , prenait le bain rituel consécutif aux rapports intimes,

il commençait par se laver les mains, puis il puisait de l’eau avec sa main droite

et la déversait dans sa gauche pour laver son sexe.

Ensuite, il procédait aux ablutions faites pour la prière. Puis, il puisait de l’eau et introduisait ses doigts jusqu’aux racines des cheveux.

Quand il était sûr de les avoir bien atteint, il déversait trois poignées d’eau sur sa tête puis en inondait le reste de son corps puis il se lavait les pieds »

Muslim, 474.

Les Ghousl Sunna

 

1) Le bain du vendredi (avant la prière du vendredi).

Le prophète, , a dit :

« Si l’un de vous veut se rendre à la prière du Vendredi qu’il se lave.»

Muslim.

2) Le bain de la prière des 2 fêtes d’id al fitr et d’id al kabir pour ceux qui vont à la prière comme pour ceux qui n’y vont pas.

3) Pour le koussouf du soleil et le khoussouf de la lune (D’après un Qyas)

4) Pour la prière de la pluie. (D’après un Qyas)

5) Le bain de celui qui veut entrer en état de sacralisation (Al ihram) pour le Hajj ou l’Umra.

6) Le bain avant d’entrer à Mekka et pour la station à Arafat. Et pour le « rami l joumara » pendant les jours trois jours de tachriq.

7) Après avoir lavé un mort. Le prophète, , a dit :

« Celui qui lave le mort se lave. »

Ahmad.

8) Le mécréant quand il se convertie à l’islam.

9) Quand on s’est évanouie, ou pris de folie, quand c’est fini, on se lave.

Et il est également Sunna de se laver :

Avant d’entrer dans la mosquée du prophète, sur lui la paix et les bénédictions à Médine (par Qyas du hukm de l’entrée de la Mecque),

Pour l’itikaf et pour chaque nuit de ramadan,

Et quand le garçon atteint l’âge de la puberté.

En général, quand les musulmans se réunissent, il est bon qu’ils fassent le Ghousl.

 

Makrouhat du Ghousl

Il ne faut pas gaspiller l’eau

Il ne faut pas utiliser l’eau stagnante.

*******

Le Ghousl nous dégage t-il du Woudou'’ ?

1er Cas : Si il s'agit d'un Ghousl simplement recommandé (mandoub) Si le Ghousl est simplement recommandé, mandoub, comme le bain du vendredi, il ne comptera pas comme Woudou'’, parce que l'exécution du Woudou'’ pour la prière est obligatoire (wajib) tandis que le bain de vendredi est recommandé et le recommandé n'enlève pas le besoin obligatoire.

2em Cas : Si il s'agit d'un Ghousl obligatoire (wajib) Quant le Ghousl est obligatoire, comme se baigner dû à l'état d’impureté post-sexuelle (janaba) ou à la menstruation, le Ghousl enlève le besoin de Woudou'’ à condition que rien n'infirment le Woudou'’ pendant sa performance, tel que toucher les parties intimes ou quelque chose en sortant. Ainsi si on veut se limiter au Ghousl obligatoire sans Woudou'’, on lave en premier les parties privées avec l'intention d’en enlever l'impureté rituelle puis on fait l’intention de lever l'impureté rituelle du reste de son corps. De cette façon, on n'a pas besoin de toucher les parties privées après [la deuxième] intention.)

السؤال : هل يكفي الغسل عن الوضوء ؟ الجواب : إن كان الغسل مندوباً كغسل الجمعة فلا يجزئ عن الوضوء ؛ لأن الوضوء للصلاة واجبٌ وغسل الجمعة مندوبٌ ولا يجزئ المندوب عن الواجب . أما إن كان الغسل واجباً كالغسل عن الجنابة والحيض فيجزئ عن الوضوء بشرط أن لا يقع في أثنائه ناقض من نواقض الوضوء كمسِّ الفرج أو خروج شيء منه ، فيمكن لمن أراد الاكتفاء بالغسل الواجب عن الوضوء أن يغسل فرجيه أولاً بنية رفع الحدث عنهما ثم ينوي رفع الحدث عن بقية بدنه فلا يحتاج العود لمس الفرج بعد النية .

Il y a une divergence d'opinion chez les savants sur le moment où il faut faire le woudou' au début du ghoussoul ou après. Sans rentrer dans les détails, ce qu'il faut retenir pour le suivi du madhab Shaféi, c'est la grande importance donnée à l'intention.

Aussi pour le cas numéro un cité ci-dessus il faudra aussi formuler dans son coeur l'intention du woudou'.

Que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur le prophète Mohammad, celui qui a tenu sa promesse, le confident. Ô Allah nous ne savons que ce que Tu nous as appris, c’est Toi qui détiens la science. Ô Allah apprend nous ce qui nous apportera du bien et fais nous profiter du bien de ce que Tu nous as appris et augmente nos connaissances. Et embelli le bien à nos yeux et aide nous à le suivre. Et enlaidi le mal à nos yeux et aide nous à nous en détourner. Et mets nous parmi ceux qui écoutent la parole et suivent les meilleures d’entre elles. Et fais de nous tes bons adorateurs par Ta miséricorde.

Gloire à Toi Seigneur, que Tes louanges soient célébrées, j'atteste qu'il n'y a de divinité que Toi, j'implore Ton pardon et je reviens vers Toi repentante.

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