Au nom d’Allah le Clément, le Miséricordieux, Louanges à Allah.

 

Les droits des non musulmans en terre d'islam

 

L'islam est la religion de vérité, elle permet non seulement aux musulmans de vivre entre eux d'une manière fraternelle et harmonieuse, mais également de coexister paisiblement avec les concitoyens non musulmans.
À l'époque des califes Umayyades, les gens du Livre bénéficiaient d'une certaine autonomie puisqu'ils étaient entre autre, jugés d'après les lois de leur religion respective.
Cette dignité humaine et cette liberté de croyance ne sont pas des cas isolés, mais font parti des fondements de l'islam.
Pourtant, nombreux sont ceux qui, par manque de connaissances, ou pour de vils intérêts s'empressent d'altérer l'image de l'islam. Cela conduit à l'islamophobie, dont le but est de rebuter les gens de l'islam, à un point où ils ne veulent que se boucher leurs oreilles et crier au diable quand ce qui a un rapport avec l'islam et les musulmans les abordent. Alors que l'islam est vraiment une religion de justice, qui répond aux besoins des êtres humains afin qu'ils vivent ensemble dans la paix avec leur diversité.
Les non musulmans ont des droits dans une société musulmane, dans l'islam, ils ne sont pas des esclaves. Il y a les gens du Livre (dhimmi) et les protégés (musta'minun) pour le travail ou d'autres raisons.
La dénomination de "dhimmi" est parfois considérée comme péjorative. Ce mot signifie seulement "les gens du pacte et de la confiance", parce qu'ils sont sous la protection du pacte les liants au prophète et aux musulmans. Ce pacte est valide pour toujours. Cela est souligné dans le hadith narré par Buraydah, qui raconte que lorsque le prophète envoyait un commandant au jihad, il lui ordonnait:

"Si vous arrivez à une forteresse, et que ses habitants désirent faire une trêve au nom d'Allah et de Son Messager, ne faites pas de pacte au nom d'Allah et de Son Messager, faite le à votre nom et celui de vos compagnons parce que si le pacte est brisé, il n'y aura pas un aussi grand méfait que la rupture d'un engagement au nom d'Allah et de Son Messager."

Cet article ne va pas rentrer dans tous les détails se rapportant à ce sujet, mais se contenter de citer, dans leurs grandes lignes, les droits généraux et fondamentaux des non musulmans (dhimmi et musta'minun) et les illustrer autant que possible par des faits réels.

En comparant la charte des nations unis avec la Sharia islamique, on constate au combien l'islam était en avance sur tous les autres pays, intellectuellement et moralement, en ce qui concerne les droits de l'homme. La Sharia est donc le précurseur, puisque ses lois incluent à la fois les droits des musulmans, mais aussi et surtout ceux des non musulmans. Voyons ensemble quelques uns de ces droits fondamentaux:

Le droit à la dignité humaine
Dieu a élevé le statut de l'être humain au dessus des autres créatures. Il l'a comblé de Ses bienfaits apparents et cachés, Il l'a honoré.

"70. Certes, Nous avons honoré les fils d'Adam. Nous les avons transportés sur terre et sur mer, leur avons attribué de bonnes choses comme nourriture, et Nous les avons nettement préférés à plusieurs de Nos créatures."
(Sourate Al isra)

Et Allah dit également :

"13. ô hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur."
(sourate Al Hujurat)

On rapporte qu'un jour un convoi funéraire passa et que le prophète se leva. Les gens protestèrent : "Mais ce sont les funérailles d'un juif", et il répondit : "N'est-il pas un être humain?".

Le droit à la liberté de croyance
Notre prophète donnait le choix au gens d'entrer dans l'islam ou de rester dans leur religion. Comme le dit Allah dans le saint Qur'an :

"Pas de contrainte en religion"

Ce verset a été révélé quand des Ansars convertis à l'islam voulurent obliger leurs enfants juifs et chrétiens à embrasser l'islam, ce verset est descendu pour les en empêcher. Cet enseignement fut suivi par les califes ainsi Abu Bakr commanda à Usamah ibn Zayd :

"Je vous commande de faire dix choses : vous ne devez pas tuer ni une femme, ni un enfant, ni un personne âgée, n'abimez pas les arbres et ne les brûlez pas, surtout ceux qui ont des fruits. Ne massacrez pas le bétail, gardez en pour vous nourrir, vous allez passer devant des gens qui ont dédié leur vie au service monastique, laissez les tranquilles."

C'est donc dans la paix et la sécurité que les non musulmans vivaient avec les musulmans comme le pacte d'Ilya le montre également :

"C’est ce qu’Omar, Amir al mouminine, a donné aux gens de Ilya de paix (à savoir) que les musulmans ne vont pas habiter leurs églises, ni les détruire, ni les piller, même pas prendre les terres attachées aux églises et ils ne toucheront pas à leur croix et ni à leurs biens et ils ne les obligeront pas à changer de religion et personne d’entre eux ne sera agressé"

Etienne Denier écrit :

"Les musulmans sont l'opposé de ce que les gens croient : ils n'ont jamais utilisé la force en dehors du Hijaz. La présence des chrétiens était la preuve de ce fait : ils conservèrent leur religion dans une sécurité absolue durant les huit cents ans où les musulmans ont dirigé leurs pays. Certains avaient même des postes importants à Cordoba, mais quand ces mêmes chrétiens reprirent le pouvoir sur leur pays, leur première préoccupation fut d'exterminer les musulmans."

Le droit de suivre leurs lois religieuses
L'islam est tellement tolérante qu'elle n'a pas obligé ces citoyens non musulmans à être gouvernés par ses lois religieuses. Par exemple, les non musulmans ne payent pas la zakat, ni ne font le service militaire. En échange, ils payent une petite taxe ou jizyah.
Sir Thomas Arnold a écrit :

"Cette jiziyah était si légère qu'elle ne constituait pas un fardeau sur eux surtout quand nous remarquons qu'elle les dégageait du service militaire qui était une obligation pour leurs frères citoyens, les musulmans."

En matière de crimes, les sentences sur des péchés comme le vol et l'adultère sont décidés dans les cours et selon les lois des non musulmans.

Le mariage, le divorce ainsi que tout acte appartenant à cette catégorie sont également réglementés par leurs lois respectives.

Umar ibn Abdel Aziz trouvait difficile d'accepter le code social des non musulmans et leurs principes si différents de l'islam. Alors il a écrit à Hassan Al Basri pour lui demander conseil:

"Comment se fait il que les califes bien guidés aient laissé les gens du Livre vivre comme ils le font, marier leurs proches et garder du vin et des cochons?"

Alors Hassan Al Basri lui a écrit en réponse:

"Ils payent la jiziyah afin de pouvoir pratiquer leurs croyances, et tu ne peux que suivre la Loi, pas inventer quelque chose de nouveau. Salam"

Gustave le Bon dit dans son livre intitulé la civilisation des arabes:

"Les arabes auraient pu facilement être aveuglés par leurs premières conquêtes et commettre des injustices ce qui est d’habitude commis par des conquérants, ils auraient pu maltraiter leurs opposants vaincus, les forcer à embrasser leur religion, qu'ils souhaitaient propager sur toute la terre. Mais les arabes ont évité cela. Les premiers califes qui avaient le génie politique ce qui est rare pour des partisans d'une nouvelle religion, réalisèrent qu'une religion et un système ne peuvent être imposés de force. Aussi, ils traitèrent avec les gens de Syrie, d'Egypte, d'Espagne et de tous les pays qu'ils prirent avec une grande bonté, et leur imposèrent seulement la jiziyah, ce qui était dérisoire comparé à ce qu'ils payaient en taxes auparavant, en échange de la sécurité. La vérité est qu'aucune nation n'a jamais connu des conquérants plus tolérants que les musulmans et une religion plus tolérante que l'islam."

Le droit à la justice
La justice en islam doit être respectée qu'il s'agisse d'un musulman ou pas, d'un proche ou d'un étranger, d'un puissant ou d'un faible…
L'histoire la plus étonnante à propos de la justice des musulmans envers les non musulmans est celle du dirigeant Qutaybah ibn Muslim Al Bahili, le conquérant de Transoxiane et de la Chine. Quand il a pris la ville de Samarkand, il n'a pas offert aux gens le choix de devenir musulmans, de faire un pacte, ou de se battre. Vingt ans après, Umar bin Abdel Aziz devint calife et les habitants de Samarkand entendirent parler de son consciencieux sens de la justice. Alors ils lui envoyèrent une délégation de gens et celle-ci déposa une plainte contre Qutaybah qui était mort. Ils dirent :

"Qutaydah ne nous a pas offert le choix comme l’exige la Loi de l'islam"
Alors Umar écrivit au gouverneur de Samarkand et lui ordonna de quitter la ville avec son armée, et d'offrir aux gens les trois choix. Quand les musulmans quittèrent la ville, la plupart des habitants furent tellement étonnés qu'ils embrassèrent l'islam.

Nadhmi Luqa a écrit :

"Aucune loi ne peut éradiquer l'injustice et les préjudices mieux que celle qui établie,

" Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste."
Sourate Al Maidah, verset 8

Le droit à la sécurité pour leur vie, leur possession et leur honneur
L'islam est une religion humanitaire qui protège les droits fondamentaux de tous les êtres humains. Ces droits sont la préservation de la vie, des personnes, de leurs biens, et de leur honneur. Les musulmans et les non musulmans sont égaux dans ces droits, qu'ils soient résidants ou étrangers. Il y a des lois sacrés qui sont soigneusement gardées et ne peuvent être abrogées pour aucune raison sauf celles définies par la loi. Il n'est pas permis de tuer un non musulman sauf si il est condamné pour un meurtre ou un crime capital, car Allah a dit :

"151. Dis : “Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : ne Lui associez rien; et soyez bienfaisants envers vos père et mère. Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux. N'approchez pas des turpitudes ouvertement, ou en cachette. Ne tuez qu'en toute justice la vie qu'Allah a fait sacrée. Voilà ce qu'[Allah] vous a recommandé de faire; peut-être comprendrez-vous."
(Sourate Al An'am)

"32. C'est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d'Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu'en dépit de cela, beaucoup d'entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre .
(Sourate Al Maidah)

Il n'est pas permis de porter préjudice à un non musulman, ni d'outrager son honneur, ni de le tuer sans droit. Un homme avait tué une personne appartenant aux gens du pacte durant le califat d'Ali bin Talib. Sa culpabilité fut prouvée et le calife ordonna son exécution. Le frère du mort vint demander au calife de ne pas l'exécuter disant qu'il lui avait pardonné. Le calife le questionna, lui demandant s'il avait été influencé dans sa décision. Il répondit :

"Non, mais le tuer ne ramènera pas mon frère. Paye moi une somme (le prix du sang) en contrepartie et je serai satisfait."

Le calife répondit :

" Tu sais mieux. Si nous avons fait notre pacte avec quelqu'un, son sang a la même valeur que le notre et sa réparation est la même que la notre."

Même la guerre, connue sous le nom de jihad, ne peut arriver que pour des raisons valides et pour des buts moraux, elle peut avoir lieu seulement dans les cas suivants:

1/En réponse à une agression:

"190. Combattez dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n'aime pas les transgresseurs !

194. Le Mois sacré pour le mois sacré ! - Le talion s'applique à toutes choses sacrées -. Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. Et craignez Allah. Et sachez qu'Allah est avec les pieux."
(Sourate Al baqarah)

2/Comme sanction pour ceux qui brisent un traité ou violent une trêve:

"12. Et si, après le pacte, ils violent leurs serments et attaquent votre religion, combattez alors les chefs de la mécréance - car, ils ne tiennent aucun serment - peut-être cesseront-ils ?"
(Sourate Tawbah)

3/Comme un moyen de dissuasion envers ceux qui empêchent les prédicateurs d'aller vers les gens :

193. Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'association et que la religion soit entièrement à Allah seul. S'ils cessent, donc plus d'hostilités, sauf contre les injustes.
(Sourate Al Baqara)

4/Pour aider les gens oppressé dans le but de les délivrer de cette oppression :

"75. Et qu'avez vous à ne pas combattre dans le sentier d'Allah, et pour la cause des faibles : hommes, femmes et enfants qui disent : “Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur”."
(Sourate Nissa)

Vijay Roderick d'Inde a écrit :

"L'Islam a permis au Messager de faire le jihad afin d'effacer l'injustice et l'oppression, et d'ôter les obstacles de ses missionnaires. Ces missionnaires n'ont obligé personne à joindre l'islam, ils les ont invité à le faire et leur ont laissé la liberté de choisir. Pour cela, à chaque fois qu'une personne rentrait dans l'islam elle s'y attachait et devenait un de ses plus ardents défenseurs. L'Islam est la religion de paix : paix avec Dieu et paix avec tous les gens."

Les non musulmans ont le droit de voir leur honneur protégé contre le mal et les méchants commérages. En ayant un pacte avec les musulmans ils disposent des mêmes droits.

"6. Et si l'un des associateurs te demande asile, accorde-le lui, afin qu'il entende la parole d'Allah, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité. Car ce sont des gens qui ne savent pas."
(Sourate Tawbah)

Le droit d'être protégé contre les agressions
L'état islamique protège ceux qui se trouvent sur son territoire contre les attaques ennemis.
Un exemple de la défense de ses citoyens non musulmans est la position prise par le premier savant de l'islam, Ibn Taymiyah, quand les Tatars envahirent la Syrie. Ibn Taymiyah vint voir leur leader Qultusha pour demander la libération des prisonniers et le leader accepta de libérer les prisonniers musulmans. Ibn Taymiyah protesta :

"Nous serons satisfait uniquement avec la libération de tous les juifs et chrétiens, ils sont des gens avec lesquels nous avons un pacte. Nous n'abandonnons pas un prisonnier qu'il soit de nos gens ou qu'il fasse parti des gens avec qui nous avons un pacte."

Il persista ainsi jusqu'à ce que finalement le leader Tatar les délivre tous.

Le prophète a dit :

"Celui qui nui au dhimmi, je suis alors son adversaire, si je suis son adversaire, je m'opposerai à lui au jour du jugement."

Umar ben al Khattab demandait toujours la situation des gens du pacte, et même sur son lit de mort, il a demandé à ce que son successeur les traite bien et perpétue le pacte.

Tout ceci montre avec quelle solennité les musulmans considèrent ce pacte institué par Allah.

Le droit au bon traitement
C'est aussi un droit donné par Allah aux non musulmans pour que les échanges entre eux et nous s'effectuent dans un esprit de générosité et de bienfaisance, aussi longtemps que ces derniers ne montrent pas d'hostilité envers nous.

"8. Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables.

9. Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes."
(Sourate Al mumtahana)

Être bienfaisants a un sens plus élevé et plus profond que le bon traitement.
L'ordre divin de bien traiter les non musulmans n'est pas seulement un ensemble de mots écrits sur papier et non appliqués. Il a été exécuté par le prophète, ses califes, les gouverneurs musulmans, et les croyants. La biographie du prophète donne de beaux exemples de ses échanges avec les non musulmans. Certains voisins du prophète n'étaient pas musulmans et il était généreux avec eux, il leur offrait des cadeaux et ils les acceptaient, même si un jour une juive lui envoya une cuisse d'agneau empoissonnée. Il les visitait quand ils étaient malades, leur donnait la charité et leur faisait confiance dans les transactions commerciales. Il y avait une famille juive à laquelle il donnait régulièrement la charité, et la communauté musulmane garda cet acquis et cet engagement après sa mort.  

Un document historique marocain nous donne une idée de la manière dont les dirigeants musulmans souhaitaient que leurs gouverneurs traitent bien la population non musulmane. Il s'agit d'un mémo du sultan du Maroc, Muhammed ibn Abdullah, écrit le 25 shaban 1280 A.H. (5 février 1864) destiné aux représentants de l'autorité sur les territoires musulmans, où il leur donne l'ordre de bien traiter les résidents juifs de ces territoires selon les prescriptions de la justice établie par Allah, Tout Puissant.

Le droit à la sécurité sociale
Certains pays sont fiers d'octroyer des aides sociales aux nécessiteux, il faut cependant rappeler que l'islam a précédé toutes les nations dans ce domaine: la zakat est un impôt obligatoire pour les nécessiteux et la sadaqah (charité) bien que non obligatoire, est encouragée. L'islam a prévu de donner aussi bien aux nécessiteux musulmans qu'aux non musulmans et si les responsables ne le font pas, ils sont jugés fautifs.
Umar passa ainsi à côté d'un vieil homme de confession juive qui mendiait pour payer la jiziyah après s'être enquit de sa condition Umar demanda à ce qu'on fasse attention à lui et à tous ceux qui seraient dans sa condition, il l'envoya à Bayt al mal, le trésor public, pour qu'il soit pris en charge, il cita le verset suivant :

"60. Les Sadaqats ne sont destinés que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les cœurs sont à gagner (à l'Islam), l'affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d'Allah, et pour le voyageur (en détresse). C'est un décret d'Allah ! Et Allah est Omniscient et Sage."
(sourate Tawbah)

Puis il dit : "(le mot) fuqara (pauvres) fait allusion aux musulmans et (le mot) masakin se rapporte aux gens du Livre comme cet homme (juif). Puis Umar ordonna qu'on ne prélève pas la jiziyah de cet homme, ni de tous ceux qui seraient dans sa condition.

Parmi les premières générations de musulmans certains distribuaient même une partie de la zakat al fitr aux moines chrétiens se basant sur leur compréhension du verset suivant :

"8. Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables."
(Sourate AL Mumtahanah)

Suivant cette interprétation, certains savants ont déclaré qu'il est également permis de donner la zakat aux non musulmans.

Nous n'avons pas évoqué ici d'autres droits élémentaires comme le droit au travail, à un logement, au transport, à l'éducation etc. car ils sont évidents.
Certains diront que tout cela n'est plus le cas de nos jours, alors que cela l'est, les non musulmans occupent mêmes dans certains pays des rangs prépondérants alors qu'ils sont minoritaires.

"135. ô les croyants ! Observez strictement la justice et soyez des témoins (véridiques) comme Allah l'ordonne, fût-ce contre vous mêmes, contre vos père et mère ou proches parents. Qu'il s'agisse d'un riche ou d'un besogneux, Allah a priorité sur eux deux (et Il est plus connaisseur de leur intérêt que vous). Ne suivez donc pas les passions, afin de ne pas dévier de la justice. Si vous portez un faux témoignage ou si vous le refusez, [sachez qu'] Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites."
(Sourate An nissa)

Par contre, si nous comparons la condition des minorités musulmanes chez les non musulmans, que ce soit aujourd'hui ou avant, il n'y a pas de différences, et de grandes injustices sont régulièrement commises envers les musulmans. Les non musulmans n'arrivent pas à être justes malgré leurs prétentions d'êtres les représentants fidèles des droits de l'homme, car leur haine et ou leur rejet de l'islam les aveuglent : interdictions du port du voile dans les écoles et pour certains postes, attaques racistes, caricatures, islamophobies, rejet, la haine islamique devient même une manière de se faire de la publicité ou de gagner des électeurs, sans parler des guerres, que se passe t-il en effet dans les Balkans, en Russie, en Palestine, en Irak, en Afghanistan et en Inde, quand aux périodes précédentes parlons des croisades, de l'inquisition espagnole, du communisme en Chine, il serait bon de répondre à ses questions avec équité et avec un vrai sens de la justice et de la vérité.

Dans les livres scolaires d'histoires, on trouve très peu de renseignements sur cette partie de l'histoire (pourtant au moins 800 ans passés sous silence!) qui montre l'humanisme de l'islam et la bonté des musulmans. On y considère Mohammed comme l'inventeur du Qur'an et le fondateur (inventeur) de l'islam, quand à ce qui est positif, si il est évoqué, il est en général à peine visible ou attribué aux arabes et pas aux musulmans.

La situation spéciale de la péninsule arabe
Dans la péninsule arabe par contre, les non musulmans n'ont pas le droit de pratiquer leur religion de manière publique, ni d'en faire la publicité, ni d'y construire des églises ou des temples, car l'Arabie est le sanctuaire de l'islam et il ne peut s'y trouver qu'une seule religion selon les ordres du prophète et de son Seigneur. Il n'est donc pas possible de changer cette Loi. Il en est ainsi car c'est le territoire des lieux saints, de la Ka'bah où se dirigent chaque année des millions de musulmans pour le Hajj et la Oumra, il n'est donc pas permis que des non musulmans pénètrent dans ces lieux saints, ni que les musulmans y ramassent des plantes ou les arrachent.
Ce n'est pas le cas pour tous les pays qui se situent en dehors de la péninsule arabe comme nous l'avons évoqué. On peut rappeler également que les musulmans ne souhaitent pas fonder des mosquées au Vatican, ni à Saint-Jean de Compostelle bien que ces lieux n'aient rien à voir avec Jésus.

Source : the rights of non Muslims in the Islamic world, WAMY.

Que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur le prophète Mohammad, celui qui a tenu sa promesse, le confident. Ô Allah nous ne savons que ce que Tu nous as appris, c’est Toi qui détiens la science. Ô Allah apprend nous ce qui nous apportera du bien et fais nous profiter du bien de ce que Tu nous as appris et augmente nos connaissances. Et embelli le bien à nos yeux et aide nous à le suivre. Et enlaidi le mal à nos yeux et aide nous à nous en détourner. Et mets nous parmi ceux qui écoutent la parole et suivent les meilleures d’entre elles. Et fais de nous tes bons adorateurs par Ta miséricorde.

Gloire à Toi Seigneur, que Tes louanges soient célébrées, j'atteste qu'il n'y a de divinité que Toi, j'implore Ton pardon et je reviens vers Toi repentante.

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