Au nom d’Allah le Clément, le Miséricordieux, Louanges à Allah.

La prière en groupe ou jamâ'at

 

Rappels

Obligation

La prière en groupe est obligatoire (fard kifaya) pour tout homme résident ( "mouqim"), sain d'esprit, et pubère pour les cinq prières obligatoires.

Etablissement

Dans les petits villages se rassembler quelque part pour prier suffit, mais dans une ville la prière en groupe doit se dérouler dans un lieu public prévu à cet effet (mosquée par exemple) et où la manisfestation de l'obéissance à Allah sera claire.

Il est meilleur pour la femme qu’elle soit jeune ou vieille de prier à la maison et il est makrouh pour une femme belle ou jeune d’aller à la mosquée et que son mari le lui permette, mais pas pour les autres qui ne risquent pas de causer une tentation.
Au cas où les précautions nécessaires seraient prisent pour qu’il n’y ait pas de fitna, la prière en groupe de la femme à la mosquée sera Sounnah.

La prière du vendredi est obligatoire (fard 'ayn) pour tout homme musulman résident.

La prière dont l’accomplissement en groupe est le plus demandée est celle du matin, ensuite le soir, le nombre minimal de prieurs pour la prière en groupe est de deux.

La mosquée est le meilleur endroit pour la prière en groupe, la meilleure mosquée sera la plus remplie, s’il y en a une plus proche moins remplie la lointaine reste la meilleure, sauf si l’imâm y commet des innovations blâmables, est immoral, ou si les actes obligatoires y sont différents (même si cela est du au fait que l'imâm suit un autre madhab). Sauf si le fait d’aller prier dans la mosquée lointaine empêchera la prière en groupe de se réaliser dans la mosquée proche.

Dispenses

Le mérite de la jamâ'at est gagné si il y a deux participants au minimum et plus ils seront nombreux et mieux cela sera. Le croyant est excusé de râter la prière en groupe que ce soit pour les obligations religieuses communales, personnelles ou sunnan en cas de :

Pluie ou neige
Froid ou chaud intense
Etre en présence de nourriture prêtre à être mangée
Avoir envie d’aller aux toilettes
Peur d’une personne
Peur d’être volé
Avoir du pain qui cuit  au four
S’occuper d’un malade
La mort d’un proche
Rater le départ pour un voyage
Avoir mangé ce qui donne mauvaise haleine
Rencontré son créancier à la mosquée…

Un simple mal de dent n’est pas une excuse.

L’Imâmat et le suiveur

La meilleure personne pour diriger la prière (bien qu’il y ait des désaccords à ce sujet) est :

L’imâm assigné à la mosquée ou le maître des lieux où la prière se déroule à la prérogative sur ceux qui viennent d’être cités, même si il s’agit d’un locataire.

Les chefs en général, les représentants de la Loi ont aussi la priorité…ainsi que le résident sur le voyageur, car la prière du voyageur différera de celle de l'assemblée, une personne intègre sur un corrompu, un adulte sur un enfant même si ce dernier est plus lettré ou connait plus de Qur'âne par coeur, le voyant et le non voyant sont égaux, car si le premier évite les najassa apparantes, le second ne peut être distrait, par contre si un grand nombre de prieurs déteste l’imâm, il est makrouh pour lui de diriger la prière, si il s’agit d’une minorité alors ce n’est plus makrouh pour lui de présider, car personne ne peut être aimé de tous.

- Il n’est pas permis ni valide, de suivre un imâm non musulman, un fou, un imâm en état d’impureté rituelle, qui a des saletés sur lui ou sur ses habits, une femme (pour les hommes), une personne qui prononce mal la sourate al fatiha ou certaines de ses lettres sur une personne qui la récite mieux, la prière est invalide si le suiveur le sait avant de prier, car il relie sa prière a une autre qui est fausse, s’il s’en rend compte pendant la prière, il devra laisser l’imâm, si une personne se rend compte après la prière qu’il a suivi l’un de ces types d’imâms, sa prière en groupe est valide et il ne doit pas la recommencer. Si il l’a su avant et a ensuite oublié, il doit recommencer la prière.

- Celui qui prie debout peut suivre un imâm assis, couché sur le côté par nécessité. Celui qui aurait une incontinence urinaire ou de sperme peut être imâm pour celui qui est en bonne santé et une femme en bonne santé peut être dirigée en prière par une autre qui souffre d’hémorragie après les menstrues.

- La manière de prier de l’imâm doit être valide légalement selon l’école du suiveur (ma'moum) et selon son avis. Il est donc permis de prier derrière l'imâm d'une autre école (madhab) tant qu'on ne sait pas si les actes obligatoires de la prière de l'imâm respecteront l'école du suiveur. Si l'imâm commet des actes qui invalident sa prière, il ne pourra plus être suivi. La validité de la prière dépend uniquement du madhab du suiveur pour savoir si un acte nécessaire a été ou non délaissé.

Il existe une position minoritaire (bien que forte) dans l'école shaféite qui affirme que la prière derrière un imam (qui commet un acte qui l'invalide selon notre école) - par exemple prier derrière un imam malékite qui ne lit pas le basmalah dans sa fatiha - , reste permis aussi longtemps que la prière est valide selon l'école de jurisprudence de l'imam et il est possible de le suivre personnellement.

- L’imâm doit savoir réciter la fatiha correctement. D'après les idées de l’imâm Ach-chafé'i dans sa seconde période, il n'est pas non plus permis a un lettré de prier sous la direction d'un illettré. Sont compris dans la catégorie des illetrés:
1". Celui qui supprime une lettre ou un tachdid (redoublement de lettre) dans la récitation du premier chapitre du Qur’ân.
2". Le bègue, c'est-à-dire celui qui prononce deux lettres comme une seule là où la grammaire ne l'exige pas.
3". Celui qui a le défaut de prononciation appelé lothghah consistant en ce que l’on substitue une lettre à une autre.

Néanmoins un ma'moum illettré peut prier derrière un imâm illettré, bien que cela soit blâmable d'être l’imâm quand on a des difficultés à prononcer la lettre (ta) ou la lettre (fa), ou les voyelles, si cela conduit à dénaturer le sens des mots, par exemple, lorsqu on dit "an'amto" ou "an'amti", à la place de "an’amta", la prière est annulée, si la personne en question aurait pu l’étudier. Il s’agit surtout de la sourate Al fatiha.

Le ma'moum doit réciter la fatiha derrière l'imam dans toutes les prières qu'elles soient silencieuses ou faites à voix hautes, sa récitation ne tombe pas sauf dans le cas du retardataire qui rattrappe la prière pendant l'inclinaison. Dans les prières à voix hautes, l'imam laisse aux ma'moum le temps de réciter la fatiha après sa récitation.

- On ne peut prendre pour imam celui dont la prière devra être répétée plus tard, par exemple celui qui a fait le tayyamum parce qu'il fait froid alors qu'il y a de l'eau et que les autres ont fait le woudou'..

- L'homme et l'hermaphrodite ne peuvent pas prier derrière une femme ou une hermaphrodite,

Si la mosquée n’est pas située dans un lieu très occupé et possède un imâm attitré, il est détestable de prier sans sa permission.

Il est préférable d'attendre la fin de l'iqama pour se lever, les lignes doivent être bien droites et l'imam doit rappeler cela aux prieurs.

L’imâm doit réciter des sourates courtes sauf si il sait que les prieurs peuvent en supporter des plus longues. S’il n’a pas cette connaissance des prieurs et des retardataires, il doit faire court sans être minimaliste, car il ne sait pas qui peut supporter quoi.

- Le ma'moum ne doit pas se placer devant l’imâm :

La prière du suiveur est invalide si ses talons, sa tête, son flanc sont devant ceux de l’imâm, si le suiveur prie respectivement debout, assis ou sur le côté, il doit se tenir au minimum derrière les talons de l’imâm, même un tout petit peu, mais il ne doit pas se tenir derrière l’imâm à plus 1,44 mètres, sinon le mérite de la prière en groupe est perdu.
Prier sur la même ligne que l'imam est makrouh, donc la prière est valide, mais le mérite de la prière en groupe est perdu. Cela ne s'applique pas lors de la prière en groupe en cas de danger et à la Mecque.

Quand il y a deux suiveurs ou plus, il est Sounnah pour eux de se tenir derrière l’imâm. S’il y a un seul suiveur, il se tient à droite de l’imâm, si un deuxième arrive il se tiendra à sa gauche. Quand l’imâm prononce son takbirat al ihram, les suiveurs reculent en arrière petit à petit. S’ils ne peuvent pas reculer, c’est l’imâm qui se déplacera devant.

Quand il y a des hommes, des enfants et des femmes qui prient ensemble les hommes sont dans les rangs du devant puis les enfants puis les femmes de même pour un mari avec sa femme.

La femme qui dirige la prière des femmes se tient au milieu d’elles sur une même ligne.
La place de l’imâm ne doit ni se situer plus haut ni plus bas que les autres prieurs sauf si cela est fait dans un but éducatif ou pour tout autre excuse valable comme les femmes qui sont situées sur un balconet pour ne pas être vues..

Si un retardataire trouve une place uniquement dans les lignes de devant, il a le droit de s'y rendre, car c'est la faute des prieurs de ne pas l'avoir comblée. Si il ne trouve pas de place dans une rangée, il est makrouh pour lui de faire un rang seul, il lui est recommandé de tirer quelqu'un vers lui, cependant avant de le faire, il doit prononcer le takbir, sinon il aura tirer quelqu'un d'une rangée priant en groupe vers aucune rangée. Il est recommandé à celui qui est tiré en arrière de se laisser faire.

(Il s’agit du retardataire qui s’attend à ce que plus personne n’arrive en prière. Il y a une divergence d'opinion entre des savants qui affirment que la prière effectuée seul dans une rangée est invalide et d'autres qui pensent qu'elle reste valide. Tirer quelqu'un vers soi permettrait d'éviter de rentrer en conflit avec ceux qui pensent qu'elle est invalide.)

- Le ma'moum doit connaître les mouvements de son imâm.

L'auditoire doit être informé des mouvements de l’imâm, soit en le regardant, soit en regardant les fidèles qui le suivent, soit par l’ouie; soit par l’intermédiaire du moballigh.

- Le ma'moum et l'imâm sont dans la même mosquée.

a) Si l’imâm et le suiveur se trouve dans deux endroits différents de la mosquée, la prière est valide même si ils ne sont pas au même étage, même si la porte est fermée, du moment où le mobaligh est entendu. La cour de la mosquée fait partie de la mosquée.

b) Distance maximale entre l’imâm et les suiveurs:

Quand ils ne se trouvent pas dans une mosquée, mais dans un espace ouvert comme le désert ou une grande maison, leur prière en groupe est valide tant que la distance entre eux (chaque rang et entre l’imâm et le premier rang)  n’excède pas environ 144 mètres. Et même s’il y a des kilomètres et une route entre l’imâm et le dernier rang.

Si l’imâm et le suiveur sont chacun dans un immeuble (autre que la mosquée) ou l’un dans un bâtiment l’autre dans la cour, la distance maximale entre eux est de 144 mètres comme en plein air, à condition que rien ne les sépare même un moucharabieh et que rien n’empêche de voir l’imâm comme une porte fermée.

Si l’imâm est dans la mosquée et les suiveurs dans un autre endroit la distance entre ce suiveur et le pan de la mosquée doit être moins de 144 mètres et il ne doit pas y avoir une barrière entre les deux comme un mur, une fenêtre (fermée ou ouverte), ni une porte fermée. La prière de ceux qui sont à côté de ce suiveur est valide tant que la sienne est valide et même si beaucoup prient près de lui.

- Le ma'moum formule l'intention de suivre l'imâm ou de prier en groupe.

Il est wajib pour le suiveur de formuler l’intention de suivre l’imâm de préférence pendant le takbirat al ihram, il peut aussi le faire après, mais s'il ne le fait pas sa prière est considérée "simple". Et s'il suit l'imam sans en avoir formulé l'intention, sa prière devient invalide. De même, l’imâm doit formuler l’intention de diriger la prière pendant le takbirat al ihram sinon il n'obtiendra pas le mérite de la prière en groupe (sans que cela porte atteinte à ceux qui le suivent), l'imam peut formuler l'intention de diriger au cours de la prière, mais il n'obtiendra le mérite de la prière en groupe qu'à partir de ce moment, sauf pour la prière du vendredi ou l’imâm doit obligatoirement formuler l’intention pendant le takbirat al ihram. Et même s' il oublie de formuler l'intention d'être imam le vendredi, sa prière sera invalide sans que cela réduise la prière du vendredi des suiveurs puisqu'ils ne le savaient pas.

- Prendre un suiveur pour imâm invalide la prière. (Sauf si l’imâm a terminé son Salam et le suiveur n’a pas fini sa prière, ce dernier peut être pris pour imâm).

Si un prieur commence une prière surérogatoire, puis l’iqama est annoncé, il doit la finir avant de joindre le groupe, du moment où il ne risque pas de rater la prière en groupe. Si le groupe peut finir avant qu’il ne puisse les rejoindre alors il lui est permis d’arrêter la prière surérogatoire.

Si une personne commence à prier une prière obligatoire seul, puis l’iqama est annoncé, dans ce cas il est recommandé de transformer sa prière en deux rakat sunnan et de rejoindre le groupe.
Il est permis de changer d’intention de la prière faite « seul » en prière derrière un imâm, mais cela reste déplaisant.

Il est permis de commencer une prière en groupe et de la terminer seul à condition d’avoir une excuse valable.

- Le ma'moum doit suivre les mouvements de l'imâm (ne pas le devancer ni être en retard)

Il est valide de prier un Salât fard ou Sounnah derrière l'imâm qui prie une autre prière du moment où le type de prière n'est pas différent ainsi il n'est pas possible de prier l'après midi derrière un imâm qui fait Salât adj-djanaza.

Aussi Yazid ibn Aamer a raconté : "Le messager d'Allah (sas) a dit :
"Quand vous allez à la prière et trouvez une assemblée alors priez avec eux même si vous avez déjà prié.
Votre prière sera considérée comme l'obligatoire et celle en groupe comme une prière surérogatoire"
. '
[Al-Darqutni, Vol. 1, page 276]. (pa: 223)

Il est obligatoire de suivre l’imâm dans ses gestes obligatoires de manière à ce que le suiveur commence après l’imâm et avant qu’il ne finisse. Il est désirable de suivre aussi l’imâm dans les paroles obligatoires sauf le « Amine » qui doit être simultané. Si l'imam oublie la prosternation de récitation le suiveur la laisse et si l'imam la fait le suiveur doit la faire. Quant au sujud saho, si l'imam l'accomplie le suiveur doit l'accomplir si il ne l'accomplie pas, il est recommandé au suiveur de l'accomplir.

La prière du suiveur est annulée s’il prononce le takbir d’ouverture avant ou avec l’imâm ou s’il ne sait pas ce qu’il a fait à ce sujet. Il est détestable (makrouh) d’accomplir les autres actes de la prière simultanément avec l’imâm et le suiveur perd donc le mérite de la prière en groupe.

Il est makrouh de dire le taslim en même temps que l'imam sans que cela enlève le mérite de la prière en groupe.

Il est makrouh dans les prières faites à voix hautes de réciter la fatiha avec l'imam, et le mérite de la prière en groupe pour cette obligation verbale est perdu.

Il ne faut pas précéder l’imâm d’un acte obligatoire, car cela est détestable, que cela soit fait intentionnellement ou non, mais le prieur peut se rattraper en revenant en arrière, (s'il le veut), le prieur qui finit un acte en avance peut aussi attendre l’imâm et bien que cela soit aussi interdit, cela n’annule pas le mérite de la prière en groupe, par contre si le prieur finit deux actes obligatoires avant l’imâm sans excuse, sa prière est annulée. Par exemple être au soujoud alors que l'imam lit encore en position debout.
Si le prieur finit deux actes obligatoires avant l’imâm par oubli, ignorance ou inattention, la prière en groupe n’est pas invalidée.

(Un petit nombre de savants pensent cependant que la prière est frappée de nullité, si le ma'moum devance l'imâm même pour un seul élément constitutif.)

Il est makrouh de traîner derrière l’imâm d’un acte obligatoire, et la prière du suiveur est annulée s’il est en retard de deux actes obligatoires sans excuses, car le suivit de l'imam est impair. Il s’agit du fait que l’imâm a terminé deux actes obligatoires avant que le suiveur atteigne le premier.

Si il a une excuse valable, sa prière n'est pas invalidée ni sa prière en groupe, par exemple, dans les circonstances où un suiveur récite lentement parce qu’il ne connaît pas bien l’arabe, il doit finir de réciter la fatiha avant de s’incliner si l’imâm récite vite, mais dans ce cas, il ne peut se mettre en retard de trois actes obligatoires (longs) sachant que le fait de s’assoir entre les soujoud est un acte court. Si l’imâm a commencé la deuxième raka’h alors que le suiveur n’a pas fini la fatiha, le suiveur fait comme le retardataire, il laisse la première raka’h pour suivre l’imâm, et réparera sa prière à la fin.

Les excuses valables sont :
1- Ne pas être capable de réciter rapidement ou avoir des doutes infondés, alors que la vitesse de l'imam est moyenne.
2- L'imam devient rapide dans sa récitation.
3- Un retardataire qui a du temps pour réciter la fatiha, mais s'occupe d'accomplir les actes sunnan de la récitation comme les supplications de début de prière.
Dans ce cas, il peut traîner derrière l'imam pour finir la récitation de la Fatiha.
4- L'inattention. Lorsque l'imam se baisse pour le roukou' alors que le ma'moum ne sait plus s'il a récité la fatiha, ou se rappelle qu'il ne l'a pas récité, il peut traîner pour en finir la récitation.
Si cela lui arrive une fois qu'il s'est incliné, il vaut mieux suivre l'imam et faire une raka' après le salam de l'imam.

En général, le retardataire doit se concentrer sur les actes obligatoires de la prière et ne pas se mettre en retard derrière l'imam pour effectuer des actes sunnan de la prière.

Le retardataire gagne la raka' si il arrive avant que l'imam se relève du roukou' le temps de dire 'subhan Allah'. Dans le cas contraire le retardataire devra compléter sa prière, ainsi ce qui a été prié avant le salam de l'imam est le début de la prière du ma'moum, ce qui est fait après doit la compléter. Attention, la raka' ne comptera pas pour le ma'moum s'il rejoint une prière à la cinquième raka' pour une prière de quatre ou à la quatrième pour une prière de trois, ainsi si le retardataire accomplie le Qunut avec l'imam dans la prière du matin, il devra la répéter dans la deuxième raka' pour respecter l'ordre.

Si le retardataire prie une seule raka' du Moghrib avec l'imam, il devra se relever quand l'imam termine son salam, accomplir une raka', s'assoir pour le tashahud, accomplir une troisième rak'a, et s'assoir pour le dernier tashahud . Si quelqu'un râte deux rak'as d'une prière de trois ou quatre rak'a, il ne devra pas réciter à voix haute après le salam de l'imam, il devra lire des sourates dans ces raka' bien qu'elles sont les dernières raka' de sa prière afin que la prière ne soit pas dénuée de récitation.

- Les actes sunnan du mam'oum ne doivent pas être différents par rapport aux sunnan de l'imâm.

De façon à ce que si l'imâm oublie le Qunūt dans la prière du matin, le suiveur peut le faire s'il arrive à rattraper l'imâm avant que ce dernier ne lève sa tête de la deuxième sajdah. Mais si l'imâm lève sa tête avant que le ma'moum ait pu accomplir au moins la première sajdah et n'a pas formulé l'intention de laisser la jamâ'at, alors la prière du ma'moum est invalide.

Les erreurs de l'imâm

Si l’imâm oubli un acte obligatoire de la prière et ne revient pas en arrière pour le refaire les suiveurs laissent la prière en groupe.
Si l’imâm oubli une Sounnah et que le suiveur ne peut la rattraper sans beaucoup trainer derrière comme le premier tashahud, il doit suivre l’imâm.
Si l’imâm ne sait plus ce qu’il doit réciter du Qur'âne, les suiveurs doivent lui rappeler.
Si l’imâm oublie une invocation les suiveurs la disent afin que l’imâm l’entende.
Si l’imâm oublie un acte, le suiveur doit lui signaler en disant « subhan Allah ».
Si l’imâm perd ses ablutions, il peut choisir un imâm pour lui succéder, à condition que les suiveurs n’aient pas eu le temps de finir un acte obligatoire entier, sinon il ne peut plus en choisir un. Il est possible que dans ce cas un retardataire prenne sa place, il continuera de là où l’imâm s’est arrêté. Cependant, les nombres de raka' devront s’accorder pour que l’ordre en prière corresponde. Les suiveurs peuvent aussi finir de prier seul.

Certitude (75%)

L'imam doit agir sur ce dont il est sûr et pas l'avis de ma'moum. Si l'imam se lève pour accomplir une cinquième rak'a alors qu'elle en a quatre, le ma'moum ne doit plus le suivre s'il sait que c'est en plus
puisqu'il est certain que la prière est complète.

Le retardataire

Quand une personne arrive en retard à une prière en groupe où l’imâm est en inclinaison, il lui est obligatoire de faire le takbir debout, puis de le redire en se baissant pour rejoindre le groupe au roukou', mais s’il oublie ce deuxième takbir ce n’est pas grave, car c’est seulement Sounnah. Le takbir du début doit être fait en position debout sinon la prière est invalide.

Un retardataire a gagné la raka'h si il dit « Allahu akbar », s’incline un moment avant que l’imâm se relève du roukouh, si le retardataire arrive à la fin de la prière, il commence par le takbir debout puis rejoint la position de l’imâm, il complètera ce qu’il a manqué de la prière lorsque l’imâm aura terminé, cependant quiconque arrive avant le taslim de l’imâm aura tout de même gagné le mérite de la prière en groupe même si ce qu’il en a gagné est moindre que ceux qui ont par exemple suivi l’imâm depuis le début.

Et Allah sait mieux.

 

Sources :

La jurisprudence islamique selon le rite shaféite du Dr. Mustapha l BouGHa, Dr.Mustapha Khoun et 3Ali l Chourbaji

'Umdat as-Salik wa 'Uddat an-Nasik d'Ahmad ibn Naqib al-Misri

Minhaj at-Talibin de Yahya ben charraf Nawawi

Matn Safinat al-Naja' Abdullah Muhammad al-Marbūqī al-Shāfihī

Matn Qadi Abu Shuja'

sunnipath

Que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur le prophète Mohammad, celui qui a tenu sa promesse, le confident. Ô Allah nous ne savons que ce que Tu nous as appris, c’est Toi qui détiens la science. Ô Allah apprend nous ce qui nous apportera du bien et fais nous profiter du bien de ce que Tu nous as appris et augmente nos connaissances. Et embelli le bien à nos yeux et aide nous à le suivre. Et enlaidi le mal à nos yeux et aide nous à nous en détourner. Et mets nous parmi ceux qui écoutent la parole et suivent les meilleures d’entre elles. Et fais de nous tes bons adorateurs par Ta miséricorde.

Gloire à Toi Seigneur, que Tes louanges soient célébrées, j'atteste qu'il n'y a de divinité que Toi, j'implore Ton pardon et je reviens vers Toi repentante.

print