Au nom d’Allah le Clément, le Miséricordieux, Louanges à Allah.

 

Quatrième épisode

 

Les prémices de la Hijra - l'émigration

Le plus grand succès de l’islam fut de se trouver une patrie au beau milieu d’un désert où régnaient en maîtres l’ignorance et la mécréance, ce fut certainement sa plus importante acquisition depuis qu’il avait commencé à être propagé.
Les musulmans s’enjoignaient à aller à Yathrib, car la Hijra n’était pas seulement une fuite face à leur persécution, c’était aussi une coopération entre croyants pour établir une nouvelle société islamique dans un lieu sûr.
Contribuer à la construction de cette nouvelle patrie, prodiguer d’énormes efforts à sa consolidation et élever son statut par rapport aux autres nations devinrent des devoirs pour tout musulman en ayant la capacité.
Quitter Médine après y avoir émigré aurait été considéré comme une fuite face à leurs responsabilités et une trahison envers Allah et son Messager, Médine était devenue une partie de la foi, étant donné que la foi dépendait de la réussite de son développement.

Au 20 eme siècle, les juifs furent fiers de pouvoir trouver une patrie bien à eux après avoir vécu des siècles d’exile. Il ne faut pas nier leurs efforts pour établir un état et leur zèle pour développer les lieux. Mais quelle différence entre ce qu’accomplirent les musulmans à Médine et les juifs en Palestine !

Les juifs vinrent en Palestine alors que les arabes étaient divisés, dans un état de faiblesse et de négligence, ils fomentèrent leur complot sur le terrain politique occidental qui était déjà plein de haine envers l’islam et les musulmans, et, tout d'un coup, le monde entier attaqua la Palestine. Un million d’arabes n’y purent rien et ils ne trouvèrent personne pour les aider du fait des accords signés avec les Etats Unis, la France, l’Angleterre….Les juifs aidés par les armées étrangères chassèrent les habitants de leur demeure, les pillèrent, les volèrent, sans même leur laisser le temps de pouvoir faire leur valise. Depuis des années, l’occident fait payer aux arabes ses crimes et ses dettes à l’égard des juifs, les arabes sont humiliés, peut importe notre religion et notre couleur de peau, nous devons refuser d’être des complices de cette ignominie. Il faut que les occidentaux brisent la loi du silence ! Le rappel d’Auschwitz ne peut plus être un moyen de pression pour soutenir la mauvaise cause. Dans son livre, publié il y a déjà quarante ans, intitulé Contre Israël, l'écrivain Pierre Démeron, nous explique une vérité qui reste malheureusement toujours d’actualité, en voici quelques passages :

« De fait antisémitisme et sionisme sont aussi nécessaires l’un à l’autre que le gendarme et le voleur. Etant donné les spoliations auxquelles les israéliens se sont livrés en Palestine, au détriment des arabes, depuis la création d’Israël, l’image est d’une rigoureuse exactitude.
Cette alliance, à la fois logique et historique, devait suffire à rendre odieuse et ridicule l’accusation d’antisémitisme portée par les sionistes contre tous ceux que révolte l’injustice faite aux arabes, chrétiens et musulmans de Palestine.
Les arabes étant eux aussi des sémites, il serait bon qu’on s’avisât que le racisme anti-arabe est, lui aussi, une manière d’antisémitisme, même si les campagnes anti-arabes auxquelles se livrent périodiquement une certaine presse ne soulèvent pas chez les professionnels de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, de réactions comparables à celles que provoque le seul fait de critiquer la politique d’Israël …
Il fallait qu’Israël parût à tout prix menacée d’extermination pour pouvoir mobiliser la conscience universelle en sa faveur. Pour le croire il fallait être mal informé. Pour le faire croire, il suffisait de mal informer. Une certaine presse en a l’habitude.
Après quoi l’association des rabbins de France était sûre d’émouvoir l’opinion publique en affirmant : « La destruction de l’Etat d’Israël constituerait non seulement un crime devant Dieu, mais une défaite de la conscience humaine. »
Comme si l’exode de tout un peuple chassé de ses villes, de ses villages et de ses maisons par la terreur et condamné à l’exil n’était pas aussi un crime devant Dieu et une défaite de la conscience humaine ! …
C’est qu’il faut que l’occident se rappelle les crimes nazis, dont il s’est rendu complice, au moins par sa passivité, pour qu’il conserve le sentiment de sa culpabilité.
Ce sentiment de culpabilité c’est pour les sionistes, un capital à ne pas dissiper. Ils s’emploient à le faire fructifier. Il faut qu’on se souvienne de Lidice, d’Auschwitz et de Dachau puisqu’ils servent d’alibis aux Dir Yassin et aux Kfar Kassem.
Dans son essai, « Eichmann à Jérusalem, rapport sur la banalité du mal », admirable de liberté d’esprit et de rigueur intellectuelle, Annah Arendt, juive et antifasciste de toujours, a fort bien montré comment Ben Gourion, ce vieux renard, s’était servi du procès à grand spectacle d’Eichmann pour faire la leçon au monde, pour la plus grande gloire du sionisme.
L’enseignement, comme tout enseignement soucieux d’efficacité, était adapté à ses différents destinataires. Ben Gourion le résuma dans une série d’articles destinés à expliquer pourquoi Israël avait enlevé Eichmann « Il y avait une leçon pour le monde non juif : nous voulons montrer à tous les pays du monde comment des millions d’êtres humains, parce qu’ils se trouvaient être juifs, et un million de bébés, parce qu’ils se trouvaient être des bébés juifs, ont été assassinés par les nazis. » Ou encore selon « Davar », l’organe du parti Mapai que dirige M. Ben Gourion : « Que l’opinion mondiale le sache, l’Allemagne nazie n’était pas seule responsable de l’extermination de six millions de juifs européens. » Ou encore, selon les termes employés par M. Ben Gourion lui-même : « Nous voulons que tous les pays du monde le sachent…et qu’ils en aient honte. »…
 « Et s’il fallait montrer aux juifs demeurant hors d’Israël la différence entre l’héroïsme des israéliens et l’humble soumission des juifs, il y avait aussi une leçon pour les juifs à l’intérieur d’Israël : « La génération d’israéliens qui a grandi après l’holocauste » risquait de desserrer ses liens avec le peuple juif, et implicitement avec sa propre histoire. « Il faut que notre jeunesse se rappelle ce qui est arrivé au peuple juif. Nous voulons qu’elle connaisse les faits les plus tragiques de notre histoire. »…
Superflu ces leçons ? Pas tant que cela puisqu’il s’agissait de donner mauvaise conscience à tout jamais à l’occident, aux non juifs, de paralyser tout sens critique en frappant les esprits d’horreur au rappel des crimes nazis, pour « couvrir » à l’avance Israël et lui laisser les mains libres pour atteindre ses buts, accomplir ses desseins expansionnistes en toute quiétude, en attendant de pouvoir réaliser ce « grand Israël » du Nil à l’Euphrate qui reste l’objectif final et dont la réalisation commencée en 1948, continuée en 1956 et reprise en 1967, est en cours.
Quand Israël s’apprête à frapper, et à atteindre une nouvelle étape de son plan de conquête, ses dirigeants mobilisent les morts avant de lâcher leurs soldats.
Dès le déclenchement des hostilités, le président du Conseil israélien Levi Eshkol envoya une lettre au président Kossyguine pour justifier Israël : « Il s’agit d’un dessein impitoyable de détruire l’état d’Israël, qui représente les traditions, les sacrifices et les espoirs d’un vieux peuple qui, dans cette génération, a perdu six millions des siens, massacrés dans une tragédie sans comparaison dans l’histoire… »
Une tragédie sans comparaison dans l’histoire ? Voire. Sans comparaison à cause de l’espèce de maniaquerie pédante et de méticulosité scientifique que les allemands mirent, comme à tout, à l’organisation du massacre systématique des juifs, mais comme le rappelait récemment François Mauriac dans un de ses blocs-notes, l’histoire est riche en génocides, et en horreur les massacres se valent tous. Plusieurs millions de Polonais et la presque totalité des Tsiganes ont été également massacrés dans les mêmes conditions et en même temps que les juifs, et pour les mêmes raisons – seulement coupables aux yeux des nazis d’être ce qu’ils étaient des polonais, des tsiganes – et dans un but d’extermination totale. Il y a beau temps qu’on ne parle plus de leur martyre. On trouve, il est vrai peu de tsiganes à la tête des grands organes d’information occidentaux pour nous le rappeler.
Ce qui est unique à la vérité, c’est le parti qu’ont tiré du martyre juif les sionistes et la bonne conscience avec laquelle ils font payer à des innocents les souffrances passées.
Si l’opinion publique occidentale était moins ignorante des conditions  dans lesquelles Israël est né, s’est maintenu et s’est développé en vingt ans de spoliations et d’expansion, elle serait moins facilement émue par le sort des kibboutzim, ces colons de choc, qui aux frontières doivent travailler la terre sous la menace des balles des « terroristes », puisque c’est ainsi que l’on appelle en Israël les résistants à l’occupant qui tentent, par des attentats, de rappeler au monde qui s’en moque leur existence et leurs droits.
Ce qualificatif de « terroriste », c’est un mot que les français devraient bien connaître. C’est celui que les Allemands et leurs alliés (dont beaucoup sont devenus aujourd’hui les admirateurs d’Israël) utilisaient pour appeler pendant l’occupation les résistants. C’est celui que donnent tous les occupants, toujours, à ceux qui luttent pour la libération de leur patrie. Il est d’autant plus plaisant de voir avec quelle plume réprobatrice l’utilise la presse française issue de la résistance…
Quand éclata le conflit et que les bombes israéliennes tombaient sur les villes égyptiennes et même sur les camps de réfugiés, que les premiers soldats égyptiens  en déroute, brûlés à 80 pour cent par le napalm, arrivaient dans les hôpitaux qui souvent eux-mêmes n’avaient pas été épargnés, sur quoi prétendait nous émouvoir Serge Groussard ? Par exemple sur le sort d’un kibboutz frontalier évacué de sa population dès les premières opérations et bombardé par l’artillerie syrienne : « Pan de briques calcinés, jouets brisés, épaves au milieu des décombres. Et dans le vaste étable, sous le toit à demi écroulé une trentaine de vaches au pelage noir et blanc qui gisaient parmi leur propre sang presque toutes atrocement déchiquetées. » Ce n’est pas la faute de Serge Groussard s’il n’avait que des cadavres de vaches à se mettre sous la plume. Ce n’est pas sur Israël que tombait le feu du ciel. Une fois de plus c’était sur les arabes. Mais peut-être après tout, est ce que pour l’ancien sympathisant de l’O.A.S.  qu’est Serge Groussard et pour Robert Lazurick, le propriétaire  de « l’aurore », la vie  d’une vache israélienne a plus de prix que celle d’un arabe …
Et, malgré les attentats des résistants palestiniens et les bombardements par l’artillerie arabe, de temps à autre, d’un kibboutz frontalier, il n’y a sans doute pas un mort civil israélien pour 100 civils arabes tués.
Sans doute les israéliens trouvent-ils que c’est encore payer trop cher la mort de tant d’Arabes.
Depuis 20 ans, les Israéliens multiplient les raisons qu’ont les arabes de les haïr et il faudrait encore s’étonner, s’indigner même qu’ils récoltent ce qu’ils ont semé. Car la moisson la plus riche que ce peuple de soldats-laboureurs a su faire jaillir jusque dans le désert, c’est la haine. Les cadavres arabes, comme engrais, ne lui ont jamais manqué.
Que reste-il à faire aux Arabes de Palestine, spoliés, humiliés, pourchassés et impuissants, sinon à se griser de mots, à prendre leurs désirs pour des réalités, à rêver éveillés, à haïr. Après leur avoir tout pris, veut-on aussi leur arracher le droit à la haine, qui est chez eux la forme de l’espoir ?
Qu’on se rappelle au lieu de s’indigner devant les caricatures ou les violences verbales arabes, que plusieurs générations de Français après la perte de l’Alsace-Lorraine ont été élevées dans « la haine du Boche ». La haine a disparu avec l’injustice et le retour des provinces perdues. Qu’on rende aux Palestiniens la patrie qu’on leur a arrachée, leurs terres, leurs maisons, leurs biens, la haine des arabes disparaîtra également. »

Cela étant dit, la troisième partie sur la vie du prophète détaille comment les gens de Médine se sont convertis peu à peu à l’islam, puis ont fait un pacte avec le prophète, dans cette quatrième partie, nous allons in sha' Allah évoquer les circonstances de l’émigration des croyants et du Messager d'Allah.

Il est en tout cas bon d'évoquer la différence entre la décadence israélienne mondialement soutenue, et les personnalités de ces hommes dont les cœurs étaient voués à Allah et dont l’ambition était au dessus des biens terrestres, qui ignoraient leur propre paix et confort pour se soucier uniquement de leurs idéaux élevés dans un monde aveuglé. Ils ont attaché leur futur au futur du message qu’ils ont embrassé et au principal supporteur qu’ils ont suivi dans son désintéressement et sa lutte, qui n’était jamais fatigué de dire :

« . Dis : “Voici ma voie, j'appelle les gens [à la religion] d'Allah, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente. Gloire à Allah ! Et je ne suis point du nombre des associateurs. »
Sourate 12, verset 108

La cinquième partie montrera in cha'Allah la fraternité des croyants, les accords passés avec les juifs, et les non musulmans et le comportement du prophète. Certainement l’utopie dont les philosophes ont rêvé et décrite dans les livres est bien moindre que ce que ces premiers immigrants ont accompli.
Ils ont prouvé que la foi peut transformer l’être humain en une création rentrant en compétition avec les anges en resplendissement et en pureté.
Les musulmans avec la permission du prophète ont rapidement quitté la Mecque et d’autres lieux pour aller à Yathrib, - nom de Médine avant l’arrivée du prophète, motivés par la certitude et guidés par la confiance en Dieu.
La Hijra n’était pas comme une mutation professionnelle d’une ville proche vers une ville éloignée, ni l’errance d’une personne à la recherche de nourriture d’une terre stérile vers une terre fertile. C’était au contraire, l’attestation de la force de ces hommes que de délaisser leurs intérêts personnels, de sacrifier leurs biens et de s’enfuir les mains vides, et afin que nous constations qu’ils étaient attachés à leurs engagements, que leur vie et leurs biens n’étaient pas sans risque, qu’ils pouvaient être abattus au début ou à la fin du chemin, qu’ils se dirigeaient vers un futur incertain ne sachant pas quels tests et mésaventures allaient leur être destinés. Certains musulmans auraient pu les considérer comme des aventuriers et surtout des imprudents. Mais, au contraire, cela influença les musulmans de la région et les croyants prenaient même leurs femmes et leurs enfants pour le voyage. Ils étaient satisfaits dans leur cœur et leur visage étaient lumineux.
Seule la foi déplace les montagnes, et nous est salutaire. Mais la foi en qui ? Seulement la foi en Allah, à qui appartiennent les cieux et la terre, et à qui appartiennent toutes nos prières dans ce monde et l’au-delà et qui est Sage et Omniscient.
Seul un croyant peut supporter toutes ces difficultés. Quant au lâche, confus et bruyant, il n’est pas capable de supporter tout cela, il est comme Allah dit :

« . Si Nous leur avions prescrit ceci : “Tuez-vous vous-mêmes”, ou “Sortez de vos demeures”, ils ne l'auraient pas fait, sauf un petit nombre d'entre eux. S'ils avaient fait ce à quoi on les exhortait, cela aurait été certainement meilleur pour eux, et (leur foi) aurait été plus affermie. »
Sourate 4, verset 66

Quant aux hommes qui se sont ralliés autour du prophète à la Mecque, ils acquirent de lui les rayons de la guidance, il les exhorta à la vérité et à la persévérance, ils se hâtèrent donc, dès qu’il leur en donna la permission, d’émigrer où ils pourraient affermir l’islam et être assuré de son futur.
Les idolâtres quant à eux constatèrent soudainement que des maisons de la Mecque se désertaient. Utba, Abbas et Abu Jahl passèrent à côté de la maison d’Umar ibn Rabiah qu'il avait fermée, puis avait émigré avec sa femme et son frère, Ahmad qui était aveugle. Quand Utba a vu le vent voleter à travers les fenêtres de cette maison abandonnée, il récita : « Chaque maison même si on peut y rester en sécurité un long moment sera un jour affligée par le désastre et l’indignation. » Puis, il dit : « Cette demeure est désormais désertée de ses propriétaires. » Abu Jahl dit ensuite à Abbas : « C’est l’œuvre de ton neveu : il a divisé notre peuple, détruit notre unité, nous a séparé. »
Par cette déclaration Abu Jahl afficha l’attitude typique des tyrans. Ils commettent les crimes, puis en rejettent la responsabilité sur les autres, ils oppressent les faibles qui si ils refusent de se soumettre deviennent alors la cause de tous les problèmes.
Parmi les premiers Mujahirin – émigrants, se trouvait Abu Salma, sa femme et son fils. Quand ils décidèrent de partir sa belle-famille lui dit : « Tu t’es donc décidé à partir malgré notre désapprobation ? Mais nous ne pouvons pas te laisser prendre notre fille où tu veux. » Ils lui prirent sa femme et ses proches se fâchèrent de lui et lui prirent son fils. Abu Salma émigra donc seul à Médine. Pendant un an, sa femme, Umm Salma pleura sur son mari et son fils à Abtah, un lieu où elle se rendait du matin au soir. Finalement, l’un de ses proches eut de la peine pour elle et demanda à ses parents de la libérer. Ils le firent, elle récupéra son fils de sa belle famille et émigra à Médine.
Quand Suhayb voulu émigrer Quouraysh lui dit : « Tu vins à nous alors que tu étais pauvre, puis tu es devenu riche jusqu’à ce que tu atteignes ta position actuelle.  Aujourd'hui tu désires partir avec toute cette fortune. Par Dieu, cela ne sera pas ! » Suhayb répondit : « Et si je vous laisse ma fortune, me laisserez-vous partir ? Ils répondirent positivement, alors il leur montra où était sa fortune. Quand le prophète entendit cette histoire il dit : « Suhayb a profité ! »
Les émigrants continuèrent à quitter la Mecque seuls ou par petits groupes jusqu’à ce que la ville ne compta presque plus de musulmans. Quoraysh commença à sentir que l’islam avait trouvé une maison et une forteresse et éprouvèrent beaucoup d’appréhension en imaginant les conséquences dangereuses de cette évolution dans la prédication du prophète. Dans leurs veines circula l’instinct de la bête traquée quand elle est cernée.
Mohammed était encore à la Mecque, mais il allait assurément et sous peu rejoindre ses compagnons, les qorayshites devaient donc le neutraliser avant qu’il soit hors de portée.

La Réunion

Les tyrans de la Mecque se rassemblèrent pour prendre une décision sur le sujet. Certains voulaient enchainer le prophète et le mettre en prison où personne ne pourrait le voir jusqu’à sa mort. D’autres dirent qu’il devait être banni de la Mecque, afin de s’en laver les mains.
Ces avis furent rejetés car ils n’étaient pas faisables. Ils décidèrent que chaque clan devait choisir un jeune homme fort parmi les siens et qu’ils devaient fondre sur Mohammed comme un seul homme pour le tuer. Ainsi, les Banu Hashim ne pourraient pas se venger des qorayshites puisque tous les clans seraient responsables et s’ils demandaient le prix du sang, ils le leur paieraient.
Les conspirateurs s’accordèrent sur cette solution et transmirent l’ordre d’exécution. Le Qur'an parle de ce complot quand il dit :

« (Et rappelle-toi) le moment où les mécréants complotaient contre toi pour t'emprisonner ou t'assassiner ou te bannir. Ils complotèrent, mais Allah a fait échouer leur complot, et Allah est le meilleur en stratagèmes. »
Sourate 8, verset 30

Le prophète n’allait certes pas demander à ses compagnons d’émigrer et ne pas le faire lui-même. Le lieu et la date de son émigration restaient la décision de Dieu comme celle de ses compagnons. Comme le prouve un Hadith, quand il était encore à la Mecque le prophète a dit :

« On m’a montré le lieu de notre émigration : j’ai vu une terre marécageuse remplie de palmiers entre deux montagnes. »

C'est à partir de là que commença l’émigration vers Médine et ceux qui avaient été en Abyssinie la quittèrent également pour se rendre à Médine.
Omar quant à lui, annonça haut et fort son départ en disant : « Celui qui veut que sa mère le pleure qu’il me suive dans la vallée »
Le prophète attendait l’ordre de Dieu pour faire la Hijra à son tour.

La Hijra du prophète,

Quand il pu émigrer Dieu lui révéla cette prière :

« Et dis : "Ô mon Seigneur; fais que j'entre par une entrée de vérité et que je sorte par une sortie de vérité; et accorde-moi de Ta part, un pouvoir bénéficiant de Ton secours”. »
Sourate 17, verset 80

Aucun homme ne méritait plus que le prophète l’aide d’Allah, car il avait subi toutes sortes de souffrances pour la cause de Dieu. Le prophète devait tout de même préparer un plan pour son émigration et pour chaque éventualité.

Le croyant ne peut pas laisser de place au hasard aveugle. Il doit prendre toutes les conséquences et les causes possibles en considération comme si elles étaient indispensables au succès. Puis, il doit s’en remettre à Allah, car rien ne peut arriver sauf ce qu’Il a décidé.
Aussi, si un homme fait tous ses efforts et rempli tous ses devoirs, mais échoue après cela, alors Allah ne le blâmera pas de sa défaite, car il n’en avait pas le contrôle. Mais cela arrive rarement.
Il arrive aussi qu’une personne fasse tout son possible et tout le nécessaire pour réussir et que l’aide de Dieu lui double le fruit de ses espérances. L’émigration du prophète de la Mecque vers Médine fut de cette nature. Il demanda à Abu Bakr et Ali de rester avec lui et donna la permission aux autres croyants de faire la Hijra. Quand Abu Bakr lui demanda la permission de partir, le prophète lui répondit :
«  Ne te presses pas peut être qu’Allah te donnera un compagnon (que je viendrai avec toi)  »
Abu Bakr avait déjà acheté deux chameaux pour cela et les nourrissait depuis quatre mois pour l’occasion. Quant à Ali, le prophète lui avait préparé un rôle spécial à jouer.
Quant le jour de mettre en application l’assassinat du prophète arriva, Jibril vint en informer le prophète par la volonté de Dieu. Il l’informa que Dieu lui ordonnait d’émigrer en ces termes :

« Cette nuit, ne dors pas dans ton lit comme d’habitude »

Aïcha rapporte :

« Le messager d’Allah ne manquait jamais de passer une fois par jour chez Abu Bakr le matin ou le soir. Puis vint le jour où Allah lui donna la permission d’émigrer de la Mecque, le Messager vint nous voir à midi un temps où il n’avait jamais l’habitude de venir. Quand Abu Bakr le vit il lui dit : le messager est venu à cette heure seulement parce que quelque chose d’important est arrivé . Personne n’était là sauf moi et ma sœur Asmaa.

Le messager d’Allah dit :
«  Que ceux qui sont chez toi sortent »
Abu Bakr répondit : «  Ce sont mes filles. Qu’y a-t-il ? Je sacrifierai mon père et ma mère pour toi. »
Il dit :
« Allah m’a permis d’émigrer »
Abu Bakr répondit :
« Je t’accompagne ? »
Il répondit :
« Tu m’accompagnes »
Aïcha continua :
«  Par Allah, je n’ai jamais vu quelqu’un pleurer de joie jusqu’à ce que je vois Abu Bakr pleurer de joie ce jour là. »
Puis Abu Bakr dit :
« Ô prophète de Dieu, j’ai préparé ces deux montures pour cela. 

"Moyennant un prix" affirma le prophète»

Puis ils engagèrent Abdullah ibn Urayqit pour être leur guide jusqu’à Médine. Ils lui confièrent leur monture pour qu'il les garde pendant qu'ils resteraient cachés et il en fut ainsi jusqu’au moment du rendez-vous.

Ibn Ishaq continue :
« Personne ne fut mis au courant du départ du prophète sauf Ali, Abu Bakr et sa famille. Quant à Ali, il devait rester pour rendre les biens qu’il (le prophète) avait gardé à la demande des gens. Il n’y avait pas, en effet, une personne à la Mecque qui ne possédait des biens précieux sans qu’il ne les ait confié au prophète pour qu’ils soient en sureté parce qu’ils connaissaient son honnêteté et sa crédibilité. » 

Leçon de gérance

Le prophète a confié le secret de son départ seulement à ceux dont il avait confiance, mais il ne leur a raconté que ce sur quoi ils allaient prendre part. Il a engagé un guide connaissant le désert afin d’utiliser ses connaissances pour semer leurs poursuivants. C’est pourquoi il a cherché une personne de qualité, même si elle n’était pas musulmane pour utiliser ses compétences.
Il y avait ainsi beaucoup de flexibilité dans ce plan et le prophète insista pour payer sa monture et refusa qu’Abu Bakr la lui offre, car la Hijra était une forme d’adoration.
Le prophète s’accorda ensuite avec Abu Bakr : ils avaient choisi une caverne pour se cacher. Ils avaient averti les personnes avec lesquelles ils avaient besoin de rester en contact pendant qu’ils seraient dans la caverne et donnèrent à chacun sa tâche. Le prophète rentra chez lui. Il demanda à Ali de mettre son manteau et de s’allonger dans son lit. Le prophète sorti de chez lui sans que personne ne puisse le voir, il se rendit chez Abu Bakr, puis ensemble, ils prirent la route en direction du Yémen et se cachèrent trois jours dans une grotte de la montagne de Thawr. Leur départ eut lieu le jeudi 1er Rabbi al Awal, le prophète était alors âgé de cinquante trois ans.

Dans la grotte

Tout se passa comme prévu. Le fils d’Abu Bakr, Abdullah, écoutait ce que les qorayshites disaient sur eux pendant la journée, puis venait pendant la nuit pour le leur raconter comme ils le lui avaient demandé. Quant à Amir ibn Fuhayra, l'affranchi d'Abu Bakr, il devait nourrir ses moutons pendant la journée, puis les amener jusqu’à la grotte pendant la nuit pour qu’Abu Bakr et le prophète s'en nourrissent. Quand Abdullah retournait à la Mecque, Amir effaçait leurs traces avec les moutons.
Les idolâtres promirent cent chamelles à qui les trouverait, ils allèrent sur toutes les routes et cherchèrent dans tous les refuges jusqu’au moment où ils s’approchèrent de la grotte de Thawr. Abu Bakr et le prophète entendirent les bruits de leur pas et Abu Bakr senti de la crainte et chuchota au prophète : « Si l’un d’eux regarde sous ses pieds, il nous verra »
Les idolâtres virent une toile d’araignée à l’entrée de la cave et dirent : « Si quelqu’un était entré ici, il n’y aurait pas cette toile d’araignée. » Certaines narrations ne mentionnent pas des colombes laissant leurs œufs à l’entrée de la cave.

Allah mentionne cela dans le saint Qur'an dans le verset suivant :

« Si vous ne lui portez pas secours... Allah l'a déjà secouru, lorsque ceux qui avaient mécru l'avaient banni, deuxième de deux. Quand ils étaient dans la grotte et qu'il disait à son compagnon : “Ne t'afflige pas, car Allah est avec nous.” Allah fit alors descendre sur lui Sa sérénité “Sa sakina” et le soutint de soldats (Anges) que vous ne voyiez pas, et Il abaissa ainsi la parole des mécréants, tandis que la parole d'Allah eut le dessus. Et Allah est Puissant et Sage . »
Sourate 9, verset 40

La victoire n’a rien à voir avec les armes, ni la taille, un petit virus invisible à l’œil nu peut décimer une armée.

« Nul ne connaît les armées de ton Seigneur, à part Lui.»
Sourate 74, verset 31

Ce fut la volonté de Dieu que de rendre aveugles les yeux de leurs ennemis alors qu’ils se trouvaient tout près d’eux. La réussite n’est pas un acte de favoritisme pour celui qui aurait négligé son départ, mais une récompense pour celui qui aura pris toutes ses précautions. Combien de plans pourtant ont été élaborées par les plus ingénieux stratèges, mais passèrent par des périodes d’essais infructueux pour des raisons dépassant leur volonté et finalement pour que tout se passe selon la sagesse du décret divin et selon les limites établies par Allah :

« Et Allah est souverain en Son Commandement : mais la plupart des gens ne savent pas. »
Sourate 12, verset 21

Sur la route de Médine

Trois nuits passèrent depuis qu’ils s’étaient refugiés dans la caverne et les idolâtres avaient perdu leur zèle à les chercher, les deux émigrants décidèrent donc de poursuivre leur chemin. Abdullah ibn Urayqit, leur guide, vint au lieu de rendez-vous avec les montures qu’on lui avait confié pour cette longue traversée. Ils prirent leur provision et invoquèrent le nom d’Allah. Asma leur apporta de la nourriture et elle déchira sa ceinture (niTaq) pour l’attacher, pour cela elle fut surnommée : « Dhat an-niTaqayne » - la fille aux deux ceintures. Mais les qorayshites étaient très fâchés de ne pas avoir réussi à les retrouver, ils promirent une récompense pour celui qui les ramènerait morts ou vifs.
Le prophète estima que leurs poursuivants ne négligeraient aucun effort pour les attraper aussi continua t-il son voyage sans prendre de risques. Il fut aidé en cela par les compétences de son guide qui les prenait sur des routes que les caravanes n’empruntaient pas. Puis ils laissaient leur monture galoper à toute vitesse.
Quand ils passèrent prés d’un lieu nommé Madhlaj un homme les vit et dit : « Je viens de voir des silhouettes sur la côte et je pense qu’il ne s’agit que de Mohammed et de ses compagnons. » Sur ce, l’idée de gagner la prime pour lui tout seul traversa l’esprit de Suraqa ben Malik et il dit : « Non il ne s’agit que de tel et tel qui sont partis devant nous. »
Il raconte :
« Je pris ma lance en la cachant et je partais par l'arrière de ma maison, et je marchais jusqu’à la jument que j’enfourchais. Elle m’emmena rapidement jusqu'à ce que je sois très prés d’eux, mais soudain ma jument trébucha et je tombai. Je me relevai… » Il remonta jusqu'à ce qu’il arrive prés du prophète et de ses compagnons. Abu Bakr qui se retournait l’aperçu et le reconnu. La jument de Suraqa s’enlisa dans le sable et il tomba à nouveau. Il se releva, mais il lui apparu qu’une force l’empêchait d’atteindre le prophète et que cela ne pouvait être que parce qu’il était véridique. Les narrations ne sont pas claires sur leur conversation, j’ai trouvé différentes traductions en français, le prophète aurait demandé à Suraqa de cacher leurs traces, ce qu’il fit. Une version raconte que Suraqa réalisant que Mohammed était un prophète, un protégé d'Allah, aurait accepté de perdre la récompense offerte par les qorayshites pour la vie du prophète, et il lui aurait demandé de lui promettre un cadeau s’il se ralliait à lui. Et le prophète lui aurait promis les bracelets de Kisra, qu’il obtint effectivement par la suite.

Invocation

La traversée du désert est épuisante même pour le plus fervent des hommes qui ne craindrait pas pour sa vie, alors que dire de celui qui serait poursuivit et dont la vie serait menacée ? Seul celui qui l’a déjà vécu peut comprendre leur situation. Le prophète avait déjà voyagé dans le désert avec sa mère pour aller visiter la tombe de son père. Aujourd’hui, il reprenait la route, mais pour la préservation de son message dont les racines avaient pris fermement dans le sol de Yathrib après avoir été rejetées à la Mecque. Il était convaincu qu’Allah allait l’aider et que la foi allait triompher. Il était aussi triste par rapport au refus de son peuple et à l’annonce de la mise à prix de sa vie.
En quittant la Mecque pour Médine le prophète aurait dit :

« Bon Dieu, vous savez qu’ils m’ont fait quitter le pays que j’aime le plus, faites moi habiter le pays que vous aimez le plus. »

Il est important de rappeler que la nouvelle du départ du prophète de la Mecque se répandit aux quatre coins du désert.
En général, les hommes aiment les histoires d’héroïsme et sont excités par toutes sortes de challenge. Leur aventure devint donc le sujet important du moment et des poèmes dont on ne connaît pas les auteurs furent inventés. C’est ce que décrit Asma, la fille d’Abu Bakr, quand elle entendit à la Mecque un homme chanter une poésie concernant le prophète. Les vers se rapportaient au moment où le prophète était passé par la maison de Umm Maabad à Khuzama et où il se serait reposé quelques instants et aurait bu du lait. D'autres narrations disent que c'est un djinn qui récita ce poème aux habitants de la Mecque.

Sur la route, ils rencontrèrent aussi Az Zoubayr revenant d'un voyage de commerce en Syrie et qui leur donna des vêtements blancs.

Le prophète arriva le 8 rabi al Awwal à Qiba où il bâti une mosquée fondée sur la piété, la première mosquée dans l’histoire de l’islam. Il resta quatre jours à Qiba.

« Car une Mosquée fondée dès le premier jour, sur la piété, est plus digne que tu t'y tiennes debout. [pour y prier] On y trouve des gens qui aiment bien se purifier, et Allah aime ceux qui se purifient. »
Sourate 9, verset 108

Le prophètea dit :

"Une prière dans la mosquée de Qiba est comme un petit pèlerinage"

La prière du vendredi surpris le prophète quand il était chez Banu Salem Ben Awf, juste avant son arrivée à Médine, il dirigea la prière au fond de la vallée, il y avait cent hommes.

Pour son premier sermon du vendredi fait le jour de son arrivée à Médine, le prophète n’a pas parlé des gens de la Mecque, ni de leur entêtement, ni de leur persévérance dans l’athéisme, ni de leurs attentats contre les musulmans, ni des complots qu’ils ont tissé pour le tuer, mais il s’est restreint, dans son discours, à inciter les musulmans à pratiquer la piété, à invoquer le Seigneur, à le prier et cela est l’expression de sa haute amabilité et de son haut degré de patience et de sagesse. Un autre aurait incité à la colère, cité leurs défauts…Mais il ne l’a pas fait, car il est d’un très bon caractère et d’une civilité généreuse comme le dit Allah :

« Et tu es certes, d'une moralité imminente»
Al Qalam, 68, verset 4

L'arrivée à Médine

La nouvelle de l'émigration du prophète avait aussi atteint Médine. Ses habitants sortaient tous les matins pour parcourir du regard l’horizon, pour voir si le prophète et ses compagnons arrivaient. Et quand le soleil devenait trop chaud, ils rentraient chez eux avec à la fois de l’espoir et de la crainte.

Le 12 Rabi al awal de la treizième année de l’Hijra, les Ansars attendaient le prophète comme d’habitude et vers midi, ils étaient sur le point de rentrer chez eux quand un juif qui se trouvait sur l'une des citadelles les vit arriver, ce fut une grande joie comme un festival, on accueillait l’arrivée du prophète en criant « Allahou akbar ». Les filles de Médine chantaient le poème bien connu : « La pleine lune luit et nous éclaire à Médine. Il nous faut donc être reconnaissant, tant qu’on nous appelle à Allah… »

Chez les arabes, la lune c’est la beauté (un compliment). Depuis ce jour Yathrib, illuminée par l’arrivée du prophète, devint Medinatou rassoul (la ville du prophète) et en abrégé Médine.

Les premiers compagnons à arriver à Médine furent Musab ibn Umayr et le fils de Umm Maktum qui commencèrent par enseigner le Qur'an aux médinois. Puis arrivèrent Ammar, Bilal et Sad, puis Umar ibn Al Khattab. Enfin arriva le prophète et ce fut une très grande joie.

On remarque ici le contraste entre l’ambiance mecquoise et l’accueil à Médine.

A Médine, le prophète choisit le lieu où son chameau s’installa pour construire une mosquée. Le terrain appartenait à deux orphelins des Ansars qui voulurent le lui offrir, ce que le prophète refusa, il leur paya 10 dinars en or pour le terrain. Puis il demanda aux musulmans de construire la mosquée et le prophète les aida jusqu’à ce qu’ils terminèrent.

Les murs étaient faits avec du sable et de l’eau, le plafond avec des feuilles de dattiers et les poteaux avec des troncs d’arbres.

Mais les croyants tombèrent malades, et un sentiment de nostalgie les envahit. Le prophète encouragea ses compagnons à être endurant. Aicha rapporte que lorsque le prophète arriva à Médine Abu Bakr et Bilal eurent la fièvre. Elle leur rendit visite et leur demanda comment ils allaient. Quand Abu Bakr était atteint par la fièvre, il disait : « On souhaite à l’homme le bonjour dans sa famille alors que la mort lui est plus proche que ses chaussures » Elle en informa le prophète qui dit :

« Ô Allah fais que nous aimions Médine comme la Mecque, et même plus. Restaure sa santé, bénie son accueil, chasse en la fièvre et protège la.»

Le prophète encouragea ses compagnons à se diriger vers le futur, l'édification et l'amour de Médine et de l'islam et à oublier le passé.

Une pure Hijra ne reprend pas ses cadeaux, ne se rappelle pas de ses sacrifices, ni ne pleure sur ce qui a déjà été fait.

 

Leçons

Beaucoup de leçons sont déjà développées dans le texte, on peut noter:

L'atttitude d'Aïcha et d'Asma pendant l'exode, est la preuve du besoin des femmes pour le bien être de la société, car elles y apportent leur sentimentalité et leur tendresse.

Il faut signaler qu'Asma était enceinte lorsqu'elle allait voir le prophète et son père dans la grotte. Elle a également reçu une gifle d'Abu Jahl quand il vint chez elle pour savoir où était Abu Bakr.

La société musulmane restera également peu fructueuse tant que la femme sera marginalisée. Les femmes ont un grand rôle dans l'éducation des enfants et pour rétablir l'islam, il faut encourager les femmes à apprendre la Sharia afin d'avoir une génération d'hommes pieux. Les femmes sont la moitié de la société.

L'émigration du prophète a été pavée de miracles que ce soit l'aveuglement des quorayshites par Dieu quand le prophète est sorti de chez lui alors qu'ils voulaient le tuer, ou dans la caverne quand les poursuivants ne virent point le prophète et son compagnon alors qu'ils étaient tout près d'eux et qu'ils avaient cherché partout, puis quand Suraqa ne pu approcher le prophèteet que sa monture s'enlisait et le faisait tomber, et quand le prophète traya deux grands bols de lait d'une chèvre amaigrie ...

Il y a aussi dans ces miracles la preuve de la confiance du prophète en Son Seigneur que ce soit dans la grotte quand il dit :

"Que penses-tu Abu Bakr de deux dont Allah est le troisième.",

ou quand Suraqa est arrivé près d'eux et que le prophète a dit à Abu Bakr :

"Ne t'afflige pas car Allah est avec nous" .

De plus, en promettant à Suraqa les bracelets de Kisra, il prétendait la conquête de la Perse, hors un homme en fuite ne pourrait promettre cela à moins d'être un prophète.

La construction d'une mosquée était la première chose que le prophète faisait en arrivant dans un lieu. Cela montre que la mosquée occupe une place importante dans l'islam. Un lieu de culte, de fraternité, de rassemblement, de décision...l'école des hommes et des héros. (voir l'importance des mosquées en islam)

A suivre, in sha' Allah...

Que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur le prophète Mohammad, celui qui a tenu sa promesse, le confident. Ô Allah nous ne savons que ce que Tu nous as appris, c’est Toi qui détiens la science. Ô Allah apprend nous ce qui nous apportera du bien et fais nous profiter du bien de ce que Tu nous as appris et augmente nos connaissances. Et embelli le bien à nos yeux et aide nous à le suivre. Et enlaidi le mal à nos yeux et aide nous à nous en détourner. Et mets nous parmi ceux qui écoutent la parole et suivent les meilleures d’entre elles. Et fais de nous tes bons adorateurs par Ta miséricorde.

Gloire à Toi Seigneur, que Tes louanges soient célébrées, j'atteste qu'il n'y a de divinité que Toi, j'implore Ton pardon et je reviens vers Toi repentante.

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