Au nom d’Allah le Clément, le Miséricordieux, Louanges à Allah.

 

Troisième épisode

 

La première "hijra"ou émigration de l'islam

Faits historiques:

Lorsque le prophète jugea ne plus être en mesure de protéger ses compagnons, des souffrances et des tortures , il leur demanda d'émigrer en terre d'Habacha, car il s'y trouvait un roi équitable, c'était une terre où les gens étaient convenables, il leur demanda d'y rester jusqu'à ce que Dieu les débarrasse de l'épreuve dont ils souffraient.

Les musulmans émigrèrent donc à Habacha par peur de la "fitna" (c à d par peur d'être obligé par Qoraysh de retourner à l'adoration des statues), ils se sont donc enfuis vers Dieu avec leur religion, c'était cela la première "hijra" de l'islam. Parmi les premiers migrants se trouvaient Othman ben 3affan et sa femme, Rouqiya la fille du prophète, Abou Houzayfa et sa femme, Az-zoubayr ben al 3awam, Moussab ben 3omayr, et Abdel Rahman ben 3awf...et d'autres jusqu'à atteindre le nombre de 80 compagnons.

Quand les polythéistes qorayshites constatèrent leur départ, ils envoyèrent  Abdullah ben Abi Rabi3a et 3amr ben al 3ass (avant que ce dernier ne se convertisse) au Najachi avec de nombreux présents pour lui, ses sujets et ses prêtres afin qu'ils refusent d'accepter les musulmans chez eux et les leur livrent.

Le Najachi refusa tout de même de leur livrer les musulmans avant qu'ils ne puissent s'exprimer au sujet de leur nouvelle religion. Les musulmans furent emmenés devant le Najachi en présence des hommes de Qouraysh et leur demanda :

" Quelle est cette religion qui sépare les membres de votre communauté et qui ne fait ni parti de ma religion, ni d'aucune autre religion? " Et ce fut Jaffar ben abi Talib qui répondit :

"O roi, nous étions un peuple de la décadence, nous adorions les statues, nous mangions les cadavres, nous commettions de grands péchés, nous coupions les relations familiales, nous étions mauvais envers nos voisins , le fort dominait le faible, jusqu'à ce que Dieu choisisse d'élir un prophète de parmi nous dont nous connaîssons les origines, la probité, la véracité de parole, ne commettant pas de péchés. Il nous invita à croire et à adorer un seul Dieu, à délaisser ce que nous et nos ancêtres adorions comme pierres et statues , nous ordonnant d'être véridique, probe, de ne pas couper les relations familiales; nous interdisant les grands péchés, alors nous l'avons cru et suivi dans ce qu'il nous a emmené de notre Seigneur. Cela a irrité notre peuple qui nous a torturé et a essayé de nous faire retourner à l'adoration des statues. Ne pouvant plus supporter leurs injustices, nous sommes venu dans ton pays, et on a préféré venir chez toi plutôt qu'ailleurs espérant ne pas y être malmener. Najachi lui demanda de réciter ce que le prophète lui avait enseigné, alors Jaffar lui a récité une parti de la sourate Mariam. Najachi pleura jusqu'à en mouiller sa barbe, et répondit: "çà et ce que Jésus nous a révélé proviennent d'une seule origine" puis s'adressant aux Qourayshites, il dit : "Allez vous en, par Dieu, je ne vous les livrerez pas.'  Les Qorayshites revinrent néanmoins une deuxième fois pour dire au Najachi : "O roi, ils racontent des énormités sur Jésus, demandent leur de revenir pour te réciter ce qu'ils disent, alors Najachi les rappela et Jaffar répondit : "Nous disons à son propos ce que le prophète nous a dit :(à savoir que Jésus est) l'adorateur de Dieu, son âme, et sa parole révélée à la vierge Marie" alors Najachi ramassa un petit bout de bois du sol et dit :" Par Dieu Jésus n'a pas été injurié par ce qu'ils viennent de dire, même pas de la taille (de ce petit bout de bois)". Il rendit les présents aux Qorayshites et mis les musulmans sous sa protection. Les Qorayshites rentrèrent chez eux. Après un certain temps, les musulmans vivant en Habacha entendirent la fausse rumeur que les gens de Makka se seraient convertis à l'islam, alors ils décidèrent de rentrer chez eux, mais à leur arrivé, ils surent que c'était faux, alors ils ne rentrèrent point à la Mecque sauf quelques uns, accompagné, ou en cachette (pour se protéger). Et ils étaient 33 compagnons. Parmi ceux qui entrèrent, on trouvait Othman ben Mazoun qui entra avec l'aide de Al walid ben al Moughira, et Abou Salama accompagné par Abou Talib.

Les premiers mandataires envoyés au prophète

Avec tout ce que le prophète et ses compagnons subissaient de maltraitances, les premiers mandataires arrivèrent de l'extérieur pour en savoir plus sur l'islam, ils étaient un peu plus que trente chrétiens de la terre d'Habacha, venus avec  Jaffar ben Abi Talib qui rentrait à la Mecque. Quand ils ont rencontré le prophète, ont constaté ses qualités et ont entendu un peu de Qur'ân, ils se sont convertis à l'islam. Et quand Abu Jahal a su ce qui c'était passé, il leur a dit:" nous n'avons jamais vu plus idiot que vous, votre peuple vous a envoyé pour leur emmener des nouvelles de cet homme (le prophète) et dès que vous l'avez rencontré, vous avez laissé tomber votre religion et vous l'avez cru. Alors ils répondirent, salam aleykoum ( que la paix soit sur vous) nous ne voulons pas débattre avec vous, à nous ce que nous croyons et à vous ce que vous croyez. Tout ce que nous voulons, c'est le bien pour nous même. Et Dieu révéla du verset 52 au 55 de la sourate 28, al Qasas :

" Et quand on le leur récite, ils disent : “Nous y croyons. Ceci est bien la vérité émanant de notre Seigneur. Déjà avant son arrivée, nous étions Soumis”. .

Voilà ceux qui recevront deux fois leur récompense pour leur endurance, pour avoir répondu au mal par le bien, et pour avoir dépensé de ce que Nous leur avons attribué ;

et quand ils entendent des futilités, ils s'en détournent et disent : “A nous nos actions, et à vous les vôtres. Paix sur vous. Nous ne recherchons pas les ignorants”."

L'année de la tristesse

Ce fut le nom de la dixième année de la révélation quand la femme du prophète Khadija et son oncle Abu Talib moururent et ibn Sa3ad a dit à ce propos :" Entre la mort de Khadija et celle d'Abu Talib, il y a eu un mois et cinq jour"

Et khadija comme l'a dit ibn Hicham était le ministre d'honnêteté pour l'islam, car le prophète lui racontait ses problèmes et il trouvait chez elle le réconfort, Abu Talib par contre était son épaule et son protecteur envers son peuple.

Ibn Hicham rapporte que quand Abu Talib est mort, Qoraysh s'est vengé du prophète et lui a fait subir des méchancetés de toutes sortes, ce qu'ils ne pouvaient pas faire durant la vie de Abu Talib. Un voyou l'avait même arrêté dans la rue et avait jeté du sable sur lui. Ce jour là, le prophète était rentré avec du sable sur la tête, une de ses filles lui avait lavé la tête en pleurant et le prophète lui avait dit :"Ne pleure pas ma fille, Dieu me protège". Et c'est le prophète qui a nommé cette année, l'année de la tristesse, à cause de ce qu'il y a subi.

L'immigration du prophète à Taïf

Le prophète parti à Taïf pour chercher refuge chez Thaqif, une tribu de Taïf, espérant qu'ils acceptent d'entrer dans l'islam. Quand le prophète est arrivé à Taïf, après une longue marche dans le désert et sous la chaleur brûlante du soleil, il parti à la rencontre des chefs de la tribu de thaqif et les invita à entrer dans l' islam. Le prophète leur parla de la religion musulmane et de ce qu'il voulait d'eux. Mais, ils refusèrent sa demande et l'insultèrent. Ils ont été si intransigeants qu'ils ont même refusé d'agréer sa demande de cacher sa venue à Taïf aux gens de Qoraysh, puis ils ont envoyé des voyous, des vagabonds et des esclaves qui l'ont suivi dans la rue en l'insultant et en lui jetant des cailloux à un point où les pieds du prophète ont saigné bien que Zaid ben Haritha essayait de le protéger, ce dernier a d'ailleurs eu des blessures au crâne, le prophète est ensuite arrivé dans un jardin qui appartenait à Otba ben Rabi3a, alors les voyous l'ont laissé et sont rentrés chez eux. Le prophète s'est installé, fatigué et blessé, à côté d'un arbre et il a fait cette invocation :

"O Allah, c'est à Toi que je me plaints de ma faiblesse , de mon impuissance et du mépris que j'inspire aux gens, Toi le Miséricordieux, Toi le Dieu des faibles, Toi Mon Seigneur à qui me confies-tu? A un lointain qui me regarde avec haine ou à un ennemi, si Tu n'es pas fâché de moi, tout cela m'importe peu, du moment où je ne m'attire pas Ta colère, car pour moi Ton salut est plus vaste que tout. Je cherche refuge auprès de La lumière de Ta face par laquelle Tu dissipes les ténèbres et redresse qualitativement les affaires de ce monde et celles de l'haut delà contre toute décharge de Ta colère sur moi. Je ne cherche qu'à Te satisfaire et il n'y a ni force, ni puissance si ce n'est qu'en Toi."

Les deux fils de rabi3a, les fils du propriétaires du jardin eurent pitié de lui, et ils appelèrent donc leur servant, un enfant chrétien qui s'appelait Addass et l'envoyèrent au prophète avec du raisin, l'enfant offrit le raisin, en disant "Mange": Le prophète tendit la main en disant "bismillah" et il mangea, alors l'enfant, étonné lui dit :

" Ce n'est pas une parole des gens de ce pays" alors le prophète lui dit :

"Tu es de quel pays et quelle est ta religion" L'enfant lui répondit:

" Je suis chrétien et je suis de Ninawa", à coté du Moussel en Irak, alors le prophète lui dit :

"Ah tu es du village de Younouss ben Matta (Jonas)" alors il lui dit :

"Comment le connais-tu?" "C'est un frère, il était prophète et je le suis." Alors l'enfant a embrassé les mains et la tête du prophète.

Ibn Issac rapporte que : "Le prophète quitta ensuite Taïf pour retourner à la Mecque. Allah lui envoya Gabriel accompagné de l'ange des montagnes. Ce dernier demanda au prophète de lui donner l'ordre de renverser les deux montagnes sur les gens de Taïf. Ce récit est inscrit dans le Sahih d'Al Al-Bukhâri, où Orwa ibn Az Zoubayr déclare avoir dit au prophète: "As-tu connu un jour plus dur pour toi que celui d'Ohod? " Celui ci répondit :" J'ai connu de la part de ta tribu ce que j'ai connu , mais le plus dur de ceci a été le jour passé à Al Akaba, lorsque j'ai exposé mon message à Ibn abd Yalil ibn abd Kalal et que celui-ci ne me fit pas la réponse que je voulais. Alors je m'en allai, très affecté et je ne récupérai qu'à l'entrée de la ville où levant la tête, je vis brusquement un nuage qui m'ombrageait. Scrutant dans le nuage, je vis Gabriel qui m'appelait  en disant :" Allah a entendu ce que ton peuple t'a dit, ce que les gens t'ont répondu. Il t'a envoyé l'ange des montagnes pour que tu lui ordonnes ce que tu veux." L'ange des montagnes m'interpella, me salua et dit :"O Mohammad, je fais ce que tu veux. Si tu veux, je renverse sur eux les deux montagnes de la Mecque : Abou Kays et la montagne lui faisant face Kwaykwan. Le messager d'Allah lui répondit : "O contraire , je prie Allah le Tout Puissant de faire sortir de leur postérité des gens qui l'adoreront, Lui Seul, sans l'associer à rien d'autre." Après cet évènement, le prophète reparti vers la Mecque avec quiétude.

Il séjourna deux jours dans la vallée de Nakhla et sans que le prophète le sache, pendant sa prière de la nuit, des djinns passèrent à coté de lui, l'écoutèrent et quand il eut fini, ils retournèrent vers les autres djinns après s'être converti et Dieu a raconté leur histoire dans la sourate Aqaf 46, au verset 29:

"(Rappelle-toi) lorsque Nous dirigeâmes vers toi une troupe de djinns pour qu'ils écoutent le Qur'âne. Quand ils assistèrent [à sa lecture] ils dirent : “écoutez attentivement”... Puis, quand ce fut terminé, ils retournèrent à leur peuple en avertisseurs .

Ils dirent : "Ô notre peuple ! Nous venons d'entendre un Livre qui a été descendu après Moïse, confirmant ce qui l'a précédé. Il guide vers la vérité et vers un chemin droit.

ô notre peuple ! Répondez au prédicateur d'Allah et croyez en lui. Il [Allah] vous pardonnera une partie de vos péchés et vous protégera contre un châtiment douloureux."

et dans la sourate al djinn verset 1:

"Dis : “Il m'a été révélé qu'un groupe de djinns prêtèrent l'oreille, puis dirent : “Nous avons certes entendu une Lecture [le Qur'âne] merveilleuse,

qui guide vers la droiture. Nous y avons cru, et nous n'associerons jamais personne à notre Seigneur."

Le prophète accompagné de Zayd ben Haritha a continué son chemin vers la Mecque et quand ils y sont arrivés alors Zayd lui dit :"O prophète comment entreras-tu quand ils t'ont chassé" alors il lui répondit :" O Zayd Dieu donnera des solutions aux problèmes et Dieu protègera sa religion et prouvera que je suis son prophète", arrivé à Hira, il a envoyé un homme de Khouza"a à un autre homme Mutta ben Adi ben "Oudam pour lui demander d'accompagner le prophète pour rentrer à la Mecque ce que Moutam a accepté et il a rassemblé ses fils et sa tribu pour protéger le prophète.

Al isra wal miraj

"Gloire et Pureté à Celui qui de nuit, fit voyager Son serviteur [Mohammad], de la Mosquée Al-Haram à la Mosquée Al-Aqsa dont Nous avons béni l'alentours, afin de lui faire voir certaines de Nos merveilles. C'est Lui, vraiment, qui est l'Audient, le Clairvoyant ."Al isra, verset 1.

Il s'agit du voyage corps et âme du prophète, en une nuit  : Al isra, c'est la partie du voyage de nuit du prophète de la Mecque à al Aqsa à Jérusalem, puis Al mihraj c'est le voyage du prophète de al Aqsa jusqu'en haut des cieux. Il faut savoir qu'il y a énormément de divergences dans les commentaires et explications qui ont été faits sur ce récit, certains affirment par exemple que le prophète est d'abord monté aux cieux, puis qu'il a prié en Imâm, à al Aqsa avec tous les prophètes d'autres affirment le contraire. Je me contente de vous proposer deux récits sur l'Isra et le Mihraj extraits des Ahâdith Sahih de al Al-Bukhâri.

        1.Malek ben Sa'sa'a a rapporté que le prophète leur avait parlé une fois de la nuit de son isra (son voyage nocturne vers Jérusalem) en disant :

"Au moment où j'étais allongé à al Hatim ou al hijr, on vint à moi et on fendit ma poitrine pour sortir mon coeur. On apporta ensuite un récipient en or rempli de foi où on le lava et on en remplit mon coeur avant de le remettre à sa place.

Après quoi, on apporta un bête blanche plus grande que l'âne, mais moins que le mulet. Ici, le rapporteur intervient pour dire qu'il s'agit du bouraq et dont le pas pouvait atteindre l'extrémité de sa vue.

"On me mit sur cette animal, et l'archange Gabriel m'emmena alors jusqu'au ciel de cette vie d'ici bas. Il demanda qu'on lui ouvre, mais on lui dit : " Qui est là ?

- Gabriel, répondit-il.

- Et qui est avec toi?

- Mohammad.

- Lui a t-on révélé le Message?

- Oui.

- Qu'il soit le bienvenu! répliqua (l'ange) et il ouvrit (les portes du ciel) dans lequel on trouva Adam. Et Gabriel de me dire: "C'est ton père, Adam. Salue le! " Je le saluai et il me fit de même en disant : "Bienvenu à l'enfant et au prophète vertueux."

"Après cela, (Gabriel) me fit monter au deuxième ciel où il demanda aussi qu'on lui ouvre avant qu'on lui dise:"Qui est ce?"

-Gabriel, répondit-il.

-Et qui est avec toi?

-Mohammad.

-Lui a t-on révélé le message?

-Oui, répliqua Gabriel.

-qu'il soit le bienvenu! termina t-on pour enfin ouvrir les portes du deuxième ciel où il y avait Jean et Jésus . Salue-les !Je les saluais et ils firent de même, puis ils me dirent :"Bienvenu au frère et au prophète vertueux!.."

(La même chose se passa avec le prophète au 3, 4, 5 et 6 ciel où il trouva successivement : Joseph, Idris, Harun et Moïse.)

En le quittant, poursuit le prophète, Moïse commença à pleurer. Mais pourquoi pleures-tu, lui demanda t-on.

- Je pleure, répondit-il, parce qu'un jeune a été envoyé après moi, mais le nombre de ceux qui appartiennent à sa communauté et qui entreront au paradis est supérieur à celui de la mienne!

Gabriel me fit ensuite monter au septième ciel où il demanda de nouveau qu'on lui ouvre : "Qui est-ce ? lui dit-on.

-Gabriel, répondit-on

- Et qui est avec toi?

-C'est Mohammad.

-Lui a t-on révélé le message?

-Oui.

-Qu'il soit le bienvenu!

J'entrai et je trouvais Abraham. Et Gabriel de me dire toujours : "C'est ton père Abraham, salue le!"

Je le saluai et il me rendit le salue, puis me dit : "Bienvenu au fils et au prophète vertueux!"

Après tout cela, on me fit montrer au Sidratu al mountaha (le lotus de la limite) et je vis que ses fruits étaient grands comme des cruches et ses feuilles comme les oreilles des éléphants.

Et lui ( Gabriel de me dire) : C'est la sidrat al mountaha, je vis ensuite quatre fleuves. Deux visibles et deux autres cachés. Je dis : "O Gabriel c'est quoi?"

-Les deux qui sont cachés, répondit Gabriel sont deux fleuves du paradis, tandis que les deux visibles sont le Nil et l'Euphrate et on me fit montrer ensuite al beit al mamur (la demeure fréquentée par les anges où entrent 70 000 anges par jour.)

Puis, on m'apporta trois vases. Le premier contenait du vin, le deuxième du lait et le troisième du miel. Je choisis celui de lait et on me dit : "Tu as ainsi choisi la fitra suivi par toi et par ta communauté."

On me prescrit après 50 prières par jour , mais en retournant, je passais devant Moïse. Celui ci me dit :"Qu'est ce qu'on t'as ordonné?"

-On m'a ordonné d'accomplir 50 prières par jour, répondis-je.

-Ta communauté ne pourra pas accomplir ce nombre. Par dieu, j'ai fait l'expérience avant toi: j'ai essayé avec les israélites les remèdes les plus durs, (mais sans aucun résultats)! Retournes à ton seigneur et demandes lui d'alléger la chose pour ta communauté!"

En effet, je retournai et on enleva dix prières. Et de retour à Moise, il me dit la même chose que précédemment. Je retournai et on m'enleva dix autres.

Et Moïse de me faire la même remarque une fois de passage devant lui. Je retournais et on m'enleva aussi dix prières. Et lui d'insister et moi de retourner et le seigneur de m'enlever encore dix autres et ainsi leur nombre devint de dix prières pour chaque jour .

Mais, en retournant, Moïse me dit de nouveau la même chose. Je retournai et on m'ordonna d'accomplir 5 prières par jour. Enfin de retour à Moïse, celui ci m'interrogea : "Qu'est ce qu'on t'as ordonné ?"

- on m'a ordonné d'accomplir 5 prières par jour, répondis-je.

-Ta communauté ne pourra pas les accomplir, car j'ai fait l'expérience avant toi et j'ai utilisé avec les israélites les remèdes les plus durs, mais sans vaine! Retournes-en à ton seigneur et demandes Lui d'alléger la chose pour ta communauté!

-J'ai beaucoup insisté en demandant mon seigneur! Et j'ai honte, je dois me soumettre et être satisfait.

Enfin, en quittant une voix m'appela:" J'ai mené à terme l'obligation et j'ai allégé pour mes créatures."

        2.Ce récit est également cité dans le livre de la prière dans un Hadith de Anas ben Malek :

Abu Dhar rapportait souvent que le prophète avait dit :

"Lorsque j'étais à la Mecque, on fendit le plafond de ma maison et l'ange Gabriel descendit alors et me fendit la poitrine pour la laver avec de l'eau de zamzam . Il apporta ensuite un vase en or rempli de sagesse et de foi, le versa dans ma poitrine et le posa alors à coté. Après quoi, il me prit la main et me fit monter vers le ciel de ce bas monde. Arrivés, Gabriel dit à l'ange gardien du ciel :"Ouvre!

-Qui est la? répondit l'ange.

-C'est Gabriel.

-Y a t il quelqu'un avec toi?

-Oui, il y a Mohammad.

-Lui a t-on donné la révélation?

-Oui

Et en ouvrant les issues du ciel de la vie mondaine, nous nous élevâmes alors en son sein et nous vîmes un homme assis. Il y avait à sa droite et à sa gauche deux masses noires. Et en regardant à sa droite, il souriait tandis qu'il pleurait en retournant à gauche. "Bienvenu au prophète et au fils pieux", dit Gabriel en s'adressant à l'homme.

-qui est-ce ? Dis-je à Gabriel.

-c'est Adam. Et ces deux masses noires qui sont à sa droite et à sa gauche sont les âmes de sa descendance. Ceux qui sont à droite sont les habitants du paradis tandis que ceux qui forment la masse de gauche sont ceux du feu. Et c'est pourquoi, il sourit une fois qu'il regarde à sa droite, mais pleure lorsqu'il se retourne à sa gauche."

Étant montés au deuxième ciel, Gabriel dit a son gardien :"Ouvre!"

Et ce dernier lui répondit de la même manière que le premier, puis ouvrit la porte. Arrivé à ce passage Anas rapporta que le prophète avait trouvé dans les différents cieux Adam, Idris, Moïse, Jésus et Abraham que les salues de Dieu soient sur eux tous, et sans désigner le ciel et degré de chacun d'eux , mais il mentionna qu'il avait trouvé Adam dans le ciel de la vie mondaine et Abraham au sixième ciel. Puis Anas reprit le récit du prophète qui dit :" et de passage devant le prophète, Idris dit: "Bienvenu au prophète et au frère pieux!"

-Mais qui est-ce ?dis-je.

-C'est Idris.

"Après cela je fus devant Moïse. Et Gabriel de dire :" Bienvenu au prophète et au frère pieux!

-Mais qui est-ce ?dis-je.

-C'est Moïse, répondit Gabriel. Et de passage devant Jésus Gabriel dit: "Bienvenu au prophète et au frère vertueux !"

-Qui est-ce ? dis-je.

-c'est Jésus, répondit Gabriel.`Enfin et de passage devant Abraham, Gabriel lui dit : " Bienvenue au prophète et à l'enfant vertueux!

-Qui est-ce ?dis-je alors.

-Celui la, c'est Abraham.

Signalons qu'ibn Abbas et Abu Habba al Ansari rapportaient souvent, en arrivant à ce passage, que le prophète avait dit: "Puis il me fit monter à un degré à partir duquel je pouvais entendre le grincement des calames."

Et Anas de reprendre le récit du prophète :" Et Dieu , prescrivit ensuite à ma umma cinquante prières rituelles. A mon retour, je passai devant Moïse  qui me dit :"Qu'est ce que Dieu a prescrit pour ta umma?"

-Cinquante prières , répondis-je.

-Retourne voir ton Seigneur! Car ta umma ne peut pas respecter cela! En effet et à mon retour chez le Seigneur, il me déchargea de la moitié .

Mais à nouveau de passage devant Moise , ce dernier me dit , après l'avoir informé :"Retourne une autre fois chez ton seigneur! Ta umma ne peut respecter cela. Et de même, après mon retour, le seigneur me déchargea d'une nouvelle moitié. Mais et après la demande de Moïse, je retournai et le Seigneur me dit :"Elles sont cinq et elles sont (égales à)cinquante. Je ne change guère ma parole! Mais cette fois et après que Moise m'avait dit :"Retourne voir ton seigneur!"Je luis dit : "J'ai honte devant mon seigneur!"

"Enfin , Gabriel m'emmena ensuite à Sidrat al mountaha où je vis des couleurs que je ne connaissais pas  puis on me fit rentrer au paradis où je trouvai des cordes en perles et en sol et en musc!" Fin du Hadith.

         Lorsque le prophète rentra à la Mecque , Abu Jahl le trouva assis seul devant la mosquée. Voulant se moquer de lui, il lui demanda :

-N'as-tu pas reçu cette nuit une quelconque révélation? Il leva la tête et lui répondit:

-Si, cette nuit j'ai fait un voyage à Jérusalem.

-Et tu es retourné le matin à la Mecque? répliqua Abu Jahl avec ironie.

-Oui.

Alors Abu Jahl appela les qorayshites pour venir entendre ce que Mouhammad venait de lui raconter. Ils l'entourèrent et l'écoutèrent leur raconter son isra à Jérusalem et son voyage aux cieux. Les idolâtres éprouvèrent une grande joie croyant que cette histoire inouïe annonçait la fin du prophète. Des musulmans devinrent sceptiques. Certains partirent chez Abû Bakr pour lui raconter ce qui venait d'arriver et Abû Bakr répondit entre autre, ce qui lui valu son surnom d'As-Siddik :"S'il l'a dit, certes, il est sincère!" L'un des idolâtres allait souvent à Jérusalem et connaissait sa forme, croyant piéger le prophète, il lui demanda de lui décrire le lieu de prière, et dans le recueil de Al-Bukhâri, Jâbir Ibn `Abdillâh a rapporté qu'il avait entendu le messager de Dieu dire : "Lorsque les Qorayshites avaient refusé de me croire en m'accusant de mensonges, je me suis mis debout au milieu du Hijr de la Kaaba où Dieu me montra d'une manière assez claire le Temple de Jérusalem. Et je commençais alors à les informer de ses détails (à décrire en détail la mosquée d'al Aqsa aux qorayshites) tout en la regardant. " Mais ce n'est pas tout, le prophète en descendant des cieux vit une caravane qui approchait de la Mecque et il leur décrivit cette caravane avec précision, ainsi que le chameau qui boitait à son avant et leur indiqua le moment où elle devrait arriver. Mais, tout cela ne fit qu'augmenter la haine des idolâtres qui de toute manière n'était près qu'à renier le prophète.

La présentation de l'islam aux tribus et le Baya d'al Akaba

       Au mois de Dhul al Qada de l'an dix, le prophète présenta l'islam aux tribus pendant la période du pèlerinage. Il le faisait chaque année depuis la quatrième année, mais lors de cette dixième année, il leur demanda abris et secours pour pouvoir continuer à délivrer son message.

Banou Kalb, Banou Hanifa et Banou Amir rejetèrent, violemment pour certains d'entre eux , l'appel à l'islam du prophète.

Par contre, un poète de Yathrib (ancien nom de Médine) se converti à l'islam.

De même que Toufail ibn Amr ad Dousi. C'était quelqu'un de noble, un poète intelligent et sagace, chef de la tribu Dous. Sa tribu avait une principauté au Yémen. Toufail vint à la Mecque la onzième année. Les mecquois l'attendait et dirent : "O Toufail! Tu es chez toi! Cet homme parmi nous (le prophète), nous a défié, rompu notre cohésion, dispersé nos efforts. Toutefois, sa parole est comme de la magie. Il sépare l'homme de son père, de son frère et de sa femme. Nous craignons qu'il ne vous influence toi et ton peuple. Ne lui parle pas et surtout n'écoute rien de lui." Toufail dit : " Par Allah, Ils me conditionnèrent à tel point que je pris la décision de ne rien écouter de lui, ni de lui parler et de boucher mes oreilles à l'aide de rameaux de palmier le matin lorsque je me rendrai à la mosquée, de peur qu'il ne me transmette de sa parole. Donc, je me rendis à la mosquée où je le trouvai debout, priant à la Kabaa. Je me rapprochai de lui et Allah me fit entendre ce qu'il disait.  J'entendis une belle parole, tout en me disant en moi même :" Par Allah! Je suis un homme intelligent et un poète. Rien du beau et du laid ne m'échappe. Alors qu'est ce qui m'empêche d'écouter ce que dit cet homme? Si ce qu'il dit est beau, je l' accepte si c'est laid je le rejette. Je restai jusqu'au moment où il rentrait chez lui, pour le suivre. Une fois chez lui, je lui exposai les raisons de ma venue, la crainte des gens à mon sujet. Le bouchage de mes oreilles à l'aide de rameaux de palmier et le fait d'écouter une partie de ses paroles. Je lui dis de me présenter son message. Alors, il me présenta l'islam, me récita le Qur'âne. Par Allah, je n'avais jamais entendu une parole aussi belle, ni rien d'aussi juste. En conséquence, je me convertis à l'islam en attestant de la vérité. Je lui dis :" Je suis obéi par mon peuple. Aussi vais-je retourner auprès de lui l'appeler à l'islam. Invoque Allah en ma faveur pour qu'il me consacre un signe. Il le fit aussitôt. Le signe que Toufail reçut du seigneur était une lumière pareille à une lampe qui lui marqua le visage dès qu'il se fut approché de son peuple. Il dit :"Seigneur! Mets la ailleurs que sur mon visage, car je crains qu'ils ne disent que ce n'est pas réel". La lumière se déplaça au point d'envahir sa cravache. Après quoi, il appela son père et sa femme à l'islam et ceux ci se convertirent. Quant au peuple, sa conversion à l'islam fut très lente, mais elle se poursuivit quand même jusqu'au moment où Toufail émigra, après la bataille d'Al Khandak, en compagnie de 70 ou de 80 ménages. Celui-ci connut dans l'islam une épreuve positive, puisqu'il fut tué en martyr dans la bataille d'Al Yamama.

La conversion à l'islam fut le choix d'un autre compagnon, Abu Dharr, connu pour son franc parler, qui a dit d'après Ibn Abbas: "Je vivais parmi les miens dans la tribu de Ghifar lorsque nous entendîmes parler d'un homme qui fit son apparition à la Mecque et qui prétendait qu'il était le prophète. Je dis à mon frère d'aller trouver cet homme de lui parler et de m'apporter des nouvelles sur son affaire. Mon frère parti et à son retour il me dit : "Par Dieu j'ai vu un homme qui ordonne le bien et interdit le mal." Je lui dis :"Les nouvelles que tu m'apportes ne sont pas suffisantes" Puis je pris un sac et un bâton et je pris le chemin de la Mecque. En arrivant, je ne puis rencontrer l'homme ni interroger quelqu'un à son sujet. Je buvais donc de l'eau de zamzam et j'attendais à la mosquée. Ali passa auprès de moi et me dit : "tu sembles étrangers" et il m'invita chez lui sans toutefois me demander ce que je cherchais et sans que je lui fasse part de l'objectif de mon voyage. En me réveillant le lendemain matin, je me rendis à la mosquée pour chercher l'homme et Ali passa à nouveau près de moi  et me dit : "N'est-il pas temps que tu trouves ta demeure? Je répondis que non et il m'invita. Il me dit : "Que cherches-tu et qu'est-ce qui t'as fait venir dans ce pays? Je répondis : "Si tu me promets d'être discret, je te mets au courant de mon affaire. " Il me le promit et je lui dis donc comment nous avions entendu parler de l'apparition , ici, d'un homme qui prétendait être prophète, comment j'ai envoyé mon frère chercher de ses nouvelles et comment n'étant pas satisfait, j'étais venu moi-même pour le rencontrer. Ali me dit : "Tu as certainement trouvé la bonne direction. Je suis maintenant  sur le point d'aller chez lui. Tu peux donc me suivre et entrer là où tu me vois entrer. Si je verrais quelqu'un que je redoute pour toi , je me mettrai auprès du mur et je ferai semblant que je suis entrain de réparer mes chaussures. Quant à toi tu n'auras qu'à continuer ton chemin. Ali partit donc et je le suivi jusqu'au moment où il entra chez le prophète. Je lui demandais de me présenter l'islam, ce qu'il fit et j'embrassai la nouvelle religion sur le champs. Il me dit :" O Abu Dharr ! Sois discret et retourne dans ton pays pour revenir nous retrouver lorsqu'il te parviendra que nous sommes devenus plus en force." Je répondis par celui qui t'as envoyé avec la vérité, je lancerai l'appel de la vérité au milieu de leur rassemblement. Puis je me rendais à la mosquée alors que les Qorayshites s'y trouvaient et je dis: " O Qorayshites je témoigne qu'il n'y a pas d'autre dieu que Dieu et que Mouhammad est son serviteur et messager. Ils se dirent les uns les autres  :" Levez vous et chargez vous les uns les autres de cet apostat.  Ils se levèrent donc et me frappèrent dans l'intention de me tuer, mais Al Abbas intervint et se pencha sur moi en me couvrant de ses bras puis s'adressant aux Qorayshites , il dit :"Malheur à vous, tuerez vous un homme de Ghaifar, alors que votre commerce et votre chemin passent par Ghaifar ? " Alors ils me quittèrent. Le lendemain, je me rendis encore à la mosquée et je prononçais les mêmes paroles qu'hier. Ils firent comme hier et me frappèrent et Abbas me protégea comme il l'avait fait hier." C'est ainsi que débuta l'adhésion d'Abu Dharr à l'islam."

Pendant la onzième année, toujours pendant la période du pèlerinage, le prophète sortait de nuit pour ne pas être vu par les polythéistes parmi les qorayshites, pour aller présenter l'islam aux tribus. Le prophète rencontra six jeunes de Médine de la tribu d'Al khazraj. Il y avait plusieurs tribus à Médine dont les Aws et les Khazrajs qui étaient des polythéistes.

La guerre civile régnait entre ces tribus de Médine (les aws et les khazrajs), et les Aws cherchaient l'appui des tribus arabes, car les khazrajs avaient trouvé, de leur coté, le soutien de tribus juives, il y avait à cette époque, des tribus juives à Médine même, les Banou Kaynouka et les Banou Awf et d'autres vivant dans la banlieue de Médine comme les Bani Nadir.

Les juifs de Médine disaient souvent que bientôt Dieu allait envoyer un prophète et que ces derniers le suivraient et qu'ils les détruiraient comme les Aad et les Thamud l'avaient été. C'est pourquoi les Khazrajs se sont tout de suite rappelés de leur propos et ont décidé d'être les premiers à se convertir. Ils espéraient ramener ainsi la paix à Médine. Et les jeunes gens exposèrent l'islam à leur retour à Médine et d'autres Médinois se convertirent et ils revinrent douze convertis au pèlerinage de l'an douze. Ce fut le moment du premier pacte d'al Akaba (à Mina), raconté en ces mots par Al Boukhari qui a rapporté de Obada ben As-Samit que le prophète dit :" Venez, reconnaissez moi, en vous engageant à ne rien associer à Allah, à ne pas voler, ni forniquer, ni tuer vos enfants, ni à vous calomnier, ni à me désobéir. Quiconque de vous est fidèle sera bien rétribué par Allah. Quiconque désobéit en quoi que ce soit sera punit ici bas et il lui faudra se racheter. Quiconque désobéit en quoi que ce soit, mais qu'Allah protège de son voile de discrétion a affaire avec celui-ci qui selon sa volonté, soit le puni, soit le pardonne."

L'année suivante, treizième année de la prophétie, ce fut soixante dix gens de Médine qui vinrent faire le pèlerinage. Ces derniers s'accordèrent pour rencontrer le prophète, en secret, pendant la nuit, à al Akaba (à Mina) où ils souscrirent à l'acte de reconnaissance, ou Baya, une promesse de soutien faite alors avec la main, et le prophète leur demanda ensuite de choisir douze dirigeants parmi eux. Le pacte fut découvert par un satan, qui averti les polythéistes de qoraish, mais ces derniers ne purent rien y faire et tous les musulmans arrivèrent à Médine. C'était le récit de ce qu'on a appelé la grande (ou la deuxième) Baya.

 

Leçon

De ce qui a été dit dans le 3 em épisode, on peut tirer les leçons suivantes:

On remarque que le prophète était protégé par un membre de sa famille et que ce dernier n'était pas musulman et ce afin que le prophète puisse délivrer le message, il est donc possible au croyant à l'instar du prophète de faire appel à l'aide de sa famille ou d'autres personnes non musulmanes pour le bien de la cause. En effet, comme vu dans cet épisode, après la mort d'Abu Talib, lorsque le prophète est rentré de Taïf,  il avait demandé  une protection auprès de personnes non musulmanes. Abû Bakr a lui aussi accepté la protection d'un non musulman comme nous l'avons vu.

La femme est le coéquipier de son époux, elle réconforte, encourage et soutient son mari dans les moments difficiles, c'est pour cela que le prophète a été très triste de perdre Khadija qui est probablement morte, mais Dieu sait mieux, du fait de l'embargo imposé par les qorayshites.

Profitons en pour dire quelques mots sur le mariage, beaucoup de gens ont une mauvaise conception du mariage, et des rapports entre les hommes et les femmes, qu'ils soient musulmans ou pas, mais si ils étudiaient la vie du prophète, ils constateraient que ce dernier ne se mettaient jamais en colère contre ses épouses, il était un homme généreux, bienveillant et tolérant, il ne s'emportait point comme certains hommes le font quand leur femme font une nourriture qui ne leur plait pas, d'ailleurs le prophète ne critiquait jamais la nourriture si il ne l'aimait pas, il se contentait de ne pas la manger. Il aidait pour cuisiner ou autre, et il cousait lui-même ses habits. Et plus, un jour que le prophète rentrait chez lui, il demanda à Aïsha de lui apporter quelque nourriture, mais elle lui répondit qu'elle n'avait rien que du vinaigre et du pain et le prophète répéta :" Que c'est bon qu'une nourriture simple soit du vinaigre."

On a souvent une compréhension erronée de l'expression "qawwamun" (contrôle ou authorité) dans le verset qui signifie les hommes ont le contrôle sur les femmes. En effet, le fait d'être le responsable de la famille ne donne pas à l'homme le droit de devenir un tyran, comme le fait de devenir professeur d'élèves, directeur d'entreprise ou président de la république ne donne pas le droit à l'injustice, au contraire, toute autorité est une responsabilité et le responsable doit répondre de ses actes et de ceux dont il a la charge. Cette authorité est surtout faite de patience et de pardon que l'homme doit avoir envers sa femme. Par exemple, lorsque l'homme sort de chez lui pour travailler, il doit être patient, poli, accueillant, en gros faire bonne figure pour le bien de son commerce ou de sa position, serait- il normal qu'il laisse tomber son masque dès qu'il franchit la porte de la maison, avec ses proches, auquels il est sensé, plus qu'aux autres, offrir attention et amour, et à la plus proche de lui, sa femme. Donc, si l'islam a donné l'autorité à l'homme sur la femme, il en a aussi fixé les conditions et les limites. C'est ainsi que dans un Hadith il est dit que: "Quelques femmes vinrent à la famille du prophète se plaignant de leur mari. Alors le prophète s'était adressé aux hommes : "Plusieurs femmes ont rendu visite à la famille de Mouhammad, se plaignant de leurs maris, certes, ceux là ne sont pas les meilleurs parmi vous". Chacun a, de toute manière, une responsabilité dans le couple, ainsi la femme est-elle la responsable de la maison et de ses enfants en l'absence de son mari. La sharia a dans tous les cas développé et expliqué la manière et donné les moyens pour que les hommes et les femmes accomplissent leurs rôles, chacun étant le partenaire de l'autre, et non pas l'adversaire ou le concurrent.

Le prophète a dit : " Dieu est doux et aime la douceur, il donne à travers la douceur ce qu'il ne donne pas à travers la brutalité" ou encore " A chaque fois que la douceur entre dans une chose, elle l'embellit, et à chaque fois qu'elle est enlevée, elle l'enlaidit "

Khadija est donc l'exemple à suivre pour être une bonne musulmane, quelle femme aurait des enfants en bas ages et laisserait son mari s'en aller dans une grotte s'absenter du foyer pour aller méditer sans lui poser des tonnes de questions, et sans demander son aide, mais plus, elle l'encourageait puisque quand le prophète est revenu de la grotte tremblant, elle lui a dit :" Dieu ne te laissera pas tomber", d'ailleurs Khadija était tellement bien que Dieu l'a salué, Dieu a envoyé Gibril pour dire au prophète que Dieu salue Khadija et lui promis une maison au paradis, parfois mal compris, cette maison dont les murs sont en fait en perle. Khadija nous donne aussi l'exemple de comment une femme, peut jouer un grand rôle, pour faire réussir son mari et d'ailleurs, il y a un adage qui dit à peu près ces termes: Derrière chaque grand homme, il y a une grande femme. Ainsi, en fut-il de la grande Khadija, qu'Allah l'agrée. Et Aïsha dit : " Je n'ai jamais été si jalouse avec les femmes du prophète comme avec Khadija (qui était morte), tellement il parlait d'elle. Et quand il égorgeait un mouton, il envoyait une partie aux amies de Khadija, c'est comme si il n'y avait que Khadija dans le monde, et le prophète disait, elle était telle, et j'ai eu un enfant d'elle."

Quant aux anti musulmans, il faut leur rappeler que le prophète est resté marié à Khadija pendant quinze ans, qu'il a eu beaucoup d'enfants avec elle et que bienqu'il n'y avait pas de limite pour le nombre d'épouses avant l'islam, puisque c'est l'islam qui l'a descendu à quatre femmes, le prophète ne s'est pas marié avec une autre femme qu'elle et elle avait quinze ans de plus que lui.

Le départ du prophète à Taïf est une preuve de la détermination du prophète à transmettre le message et à ne pas désespérer. Son invocation nous montre à quel point il cherchait à satisfaire le Seigneur, il avait peur que Dieu soit fâché. Et si on réfléchit sur la lecture de toute cette période où le prophète ne réussissait pas avec qoraysh, ni avec les gens de Taïf qui lui avaient lancé des cailloux qui lui avaient ensanglanté les pieds et à la perte de ses deux êtres les plus chers, on trouve d'autant plus que l'invocation du prophète faite dans le jardin est une preuve de son immense amour pour Dieu et de la sincérité de ses intentions.

A propos du miracle de l'isra wal miraj. Il y a beaucoup de secrets et de leçons à connaître de ce voyage en voilà rapidement quelques unes qui ne sont pas exhaustives, car des livres entiers sont consacré à ce sujet:

-On peut y voir la liaison entre la Palestine et l'Arabie, la Mecque et l'Aqsa. Même si la Mecque est la nouvelle direction pour la prière, choisi à la place de Jérusalem, ce dernier endroit reste un lieu saint islamique, et d'après un Hadith il est l'un des lieux où le musulman à le droit de partir en voyage religieux avec Médine et la Mecque.

-Il est dit que la porte appelée "l'ascenseur des anges" se trouve à Jérusalem?

-C'est pour faire une liaison entre tous les prophètes liés à Jérusalem et le prophète de la Mecque.

-Mais aussi pour montrer le changement de commandement pour le message divin des juifs vers les musulmans.

-Les versets de cette période se rapportaient aux fondements d'une société islamique alors que le prophète était chassé par les qorayshites ce qui était une bonne annonce pour le prophète, celle que la victoire et le secours d'Allah étaient proches et que sa situation allait changer prochainement.

-On constate que seul Moïse intervient avec le prophète, il a et veut donc jouer un rôle, mais plus, Moïse veut faciliter à la communauté de Mouhammad et al Souhayli dans son oeuvre al rawd al anef a dit que dans les tablettes de Moïse, il était inscrit les qualités de la communauté de Mouhammad, alors ce dernier a dit : "Mon Seigneur, Fais de moi l'un de la communauté de Mouhammad." C'est donc peut être, et Dieu sait mieux, une réponse de Dieu à l'invocation de Moïse.

-Ce voyage est aussi un symbole que l'homme doit être plus haut que cette vie et ces tentations.

-La prière a une grande importance puisque c'est Dieu qui l'a prescrit au prophète pendant ce voyage.

-Le plus fidèle compagnon du prophète est Abu Bakr qui n'a jamais douté de la sincérité du prophète.

La conversion d'abu Dhar à l'islam (et les autres conversions cités dans cet épisode) comporte une leçon que comprennent tous les convertis à l'islam, et qui devrait éclairer et  réveiller les esprits conditionnés à entendre toutes sortes de mensonges sur l'islam, diffamations qui sont destinés à développer le rejet, à augmenter le racisme et les phobies à l'égard de l'islam. C'est une leçon, car elle leur montre que l'islam a toujours été discrédité par des propos mensongers alors que c'est une belle religion de justice et de raison dont les versets touchent les coeurs par leur grandeur et leur beauté. Certains entendent l'appel à la prière en arabe et même si ils ne le comprennent pas leur coeur est touché par cet invitation à la félicité. La vue du prophète, de son intégrité et sa sagesse, l'écoute des versets du Qur'ân, l'explication sur l'islam et sur sa vérité par la bonne parole, la droiture et la raison ont toujours été les moyens utilisés par les musulmans pour transmettre le message, ce qui prouve la fausseté des arguments tenus par des anti musulmans à son égard, qui prétendent que l'islam est une religion qui s'est répandue par la force et qui prône l'injustice, tandis que ceux qui ne veulent pas de cette religion sont ceux qui ont, en fait, utilisé le mal, les insultes contre ses adeptes et qui les ont même boycotté de leurs biens, allant jusqu'à les torturer et les tuer et ceci n'a malheureusement pas changé depuis le début de la prophétie jusqu'à nos jours. Et quand les musulmans sont partis émigrés vers Médine, il faut rappeler qu'ils y ont perdu leur maison et leur commerce, c'est pourquoi on peut rappeler qu' ils émigraient pour Dieu avec courage, confiance en Lui et détermination, mais aussi il faut le rappeler, sur fond d'injustice et dénués de leurs biens par les polythéistes.

Le fait que le messager abordait les pèlerins montre que le musulman doit être mobile pour transmettre le message et qu'il doit aller partout où il peut rencontrer des gens. Cet épisode montre que le musulman doit avoir l'esprit de sacrifice car il peut souffrir de beaucoup de revers et qu'il doit être patient avant de devenir gagnant, si Dieu le veut.

Que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur le prophète Mohammad, celui qui a tenu sa promesse, le confident. Ô Allah nous ne savons que ce que Tu nous as appris, c’est Toi qui détiens la science. Ô Allah apprend nous ce qui nous apportera du bien et fais nous profiter du bien de ce que Tu nous as appris et augmente nos connaissances. Et embelli le bien à nos yeux et aide nous à le suivre. Et enlaidi le mal à nos yeux et aide nous à nous en détourner. Et mets nous parmi ceux qui écoutent la parole et suivent les meilleures d’entre elles. Et fais de nous tes bons adorateurs par Ta miséricorde.

Gloire à Toi Seigneur, que Tes louanges soient célébrées, j'atteste qu'il n'y a de divinité que Toi, j'implore Ton pardon et je reviens vers Toi repentante.